* Sur plus de 50 mesures d'intentions de vote 2nd tour réalisées par Ipsos depuis février, le rapport de force a toujours été favorable à N. Sarkozy, dans une fourchette de 52 à 54,5%. L'avance du candidat de droite avait diminué la semaine dernière, mais grandit à nouveau à l'approche du scrutin. N. Sarkozy est aujourd'hui à 53,5%, contre 46,5% pour S. Royal : l'écart est significatif.
* Les socles électoraux de chacun des deux finalistes sont solides : 86% des électeurs déclarent leur choix définitif.
* Dans les grandes masses, les reports de voix "gauche non socialiste" vers S. Royal (64%, 28% de non exprimés et 8% vers N. Sarkozy) s'équilibrent à peu près avec le report du vote extrême droite vers N. Sarkozy (57%, 35% de non exprimés, 8% vers S. Royal).
* L'issu du scrutin se joue donc sur le comportement des électeurs de F. Bayrou. Après avoir penché assez nettement en faveur de S. Royal, ces derniers sont à nouveau plus partagés : 34% d'intention de vote pour elle contre 34% pour Nicolas Sarkozy, 32% se réfugient pour le moment dans l'abstention. Rappelons que pour être en mesure de l'emporter, la candidate socialiste devrait recueillir dans cet électorat deux fois plus de voix que son adversaire ; avec des "proches de l'UDF" toujours largement favorable à N. Sarkozy (65%), cela semble difficile.
Lire la suite "Présidentielle : 53,5/46,5 pour N. Sarkozy (Ipsos-Dell 03/05)" »
A la lumière des élections présidentielles passées, commentateurs, observateurs, politologues se sont longuement interrogés sur les surprises possibles que pouvait réserver le scrutin de 2007. A cinq jours du scrutin, les enquêtes d’opinion montrent qu’il n’y en aura pas : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devraient bien être au rendez-vous du second tour, comme prévu depuis de longs mois.
Lire la suite "La surprise, c’est qu’il n’y en aura pas" »
A l'entrée de la dernière ligne droite, les électeurs ne
sont pas toujours là où on les attendait. Le cumul des interviews réalisées
pour le sondage quotidien
Ipsos/Dell du 26 au 31 mars, semaine relativement stable du pont de vue de
l'évolution du rapport de force, permet de disposer d'un matériel d'analyse
plus fourni pour cerner le vote par famille socio-démographique. Et de démentir
un certain nombre d'idées reçues : les jeunes ne sont pas
"anti-sarko", les femmes n'accordent pas de prime à Ségolène Royal...
Surtout, autour de 30%, Nicolas Sarkozy n'est sans doute pas surévalué, comme
on l'entend parfois.
Lire la suite "Les électeurs ne sont pas là où on les attendait" »
Le vote utile sera un des déterminants des comportements électoraux de
l’électorat de gauche le 22 avril. Dans ce domaine, deux logiques
s’affrontent : celle du vote utile « identitaire » et celle du vote
utile « stratégique ». La clé du premier tour tient de cet arbitrage.
Lire la suite "Vote utile… identitaire ou stratégique ?" »
En 1995, le tournant a eu lieu fin février quand Jacques Chirac
rattrapait puis dépassait Edouard Balladur dans les intentions de vote.
En 2002, ce furent les trois dernières semaines de campagne qui furent
décisives avec l'ascension de Jean-Marie Le Pen et l’effondrement de
Lionel Jospin. En ce qui concerne 2007, rien n’est figé et tous les
scénarios restent possibles : on croit connaître le tiercé, mais en
aucun cas l’ordre. Après une longue phase de précampagne où Ségolène
Royal et Nicolas Sarkozy semblaient hors de portée de leurs
poursuivants, le «trou d'air» de la candidate socialiste, puis la
poussée spectaculaire de François Bayrou, et plus récemment la baisse
de Sarkozy ont remis les compteurs à zéro. Le point sur la semaine
écoulée.
Lire la suite "Sarkozy, Royal, Bayrou : tiercé dans l'ordre ou dans le désordre ?" »
Après les révélations du Canard Enchaîné sur les ristournes dont aurait bénéficié Nicolas Sarkozy de la part d’un promoteur immobilier, et celles sur la sous-évaluation du patrimoine immobilier du couple Hollande-Royal se pose une nouvelle fois la question de l’impact des "affaires" sur l’opinion. Disons le tout net : nous pensons qu’il n’y a plus d’effets de ce genre de révélations sur le rapport de force électoral. Les commentateurs qui en scrutent les conséquences, les acteurs politiques qui les espèrent sans le dire, nous semblent fonder leur jugement sur une croyance dépassée.
Lire la suite "Tiré d'affaires" »
Dans son fameux article « l’opinion publique n’existe pas », Pierre
Bourdieu, outre un questionnement critique sur l’outil des sondages,
dénonçait les « coups de forme et de force » auxquels leur exploitation
médiatique pouvait donner lieu. L’actualité récente nous fournit deux
belles illustrations de ces « coups », c’est-à-dire d’utilisation
partiale des enquêtes d’opinion.
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Si Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal font la course en tête pendant que François Bayrou et Jean-Marie Le Pen se disputent la troisième place, derrière, ça rame. Sous-exposition médiatique ou effet "vote utile", toujours est-il qu'aucun des autres candidats testés depuis octobre 2006 par les six principaux instituts de sondages n'a jamais dépassé la barre des 5%. Selon la dernière mesure réalisée par BVA les 19 et 20 février, Marie-Georges Buffet mène le gruppetto à 4% d'intentions de vote, juste devant Olivier Besancenot, Arlette Laguiller et Philippe de Villiers à 3% ; José Bové est à 2%, Dominique Voynet à 1%, et Corine Lepage est crédité d'un astérisque, renvoyant vers un diplomatique "résultat non significatif"... Au-delà de la variation des scores d'un institut à l'autre, consécutifs à une offre électorale plus ou moins large (Ipsos propose l'offre la plus complète en testant également Nicolas Dupont-Aignan, Frédéric Nihous et Gérard Schivardi), le fait est qu'aucun des petits candidats n'arrive à percer.
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"François Bayrou jusqu'où ?" se demande l'Express de cette semaine, accréditant la thèse de l'ascension sans limite du président de l'UDF. L'histoire électorale et l'analyse des sondages nous semblent pourtant appeler des jugements plus nuancés.
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