05/05/2008
Benoît Hamon sur RMC Info
Posted by Benoit Hamon on mai 5, 2008 at 05:27 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
26/04/2008
Sur Public Sénat jeudi 24 avril
Benoît Hamon était hier invité de "Bouge la France" sur Public Sénat pour réagir à l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy.
Retrouvez ses interventions dans la deuxième partie des débats à partir de la 41ème minute.
Posted by Benoit Hamon on avril 26, 2008 at 09:19 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
21/04/2008
France Info : invité le 19 Avril
Posted by Philippe Hubert on avril 21, 2008 at 03:34 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Débat : l'avenir de la gauche
J’ai participé à un débat pour le journal l’Humanité sur la question de l’avenir de la gauche, avec Marie-Pierre Vieu, membre du Comité exécutif national du PCF, vice-présidente de la région Midi-Pyrénées.
Vous trouverez ci-dessous son intégralité.
L'expérience italienne
Benoît Hamon. Les résultats des élections italiennes sont une mauvaise nouvelle pour les Italiens et pas une bonne nouvelle pour la gauche européenne. Berlusconi après Sarkozy, ça fleure bon le retour d'une droite dure sur les questions sociales et d'immigration. D'une droite très idéologique. C'est la onzième défaite des sociaux-démocrates à une élection nationale depuis novembre 2006 : l'Estonie, Malte, l'Irlande, le Danemark, la Suède, la France, l'Italie, les Pays-Bas et j'en oublie... On peut toujours se cacher derrière le grand « Z » de Zapatero pour penser que la social-démocratie se porte bien en Europe. En vérité elle se porte très mal. Elle est en crise et l'origine de cette crise est assez simple : c'est la crise des modèles sociaux nationaux. Il n'y a pas d'Europe sociale, mais il y a des phénomènes économiques mondiaux, la mondialisation qui percute les modèles sociaux et encourage les politiques de modération salariale. Aujourd'hui, aucun modèle social d'un pays européen n'est en capacité de résister seul à cette remise en cause systématique des protections des salariés. Et, comme la gauche dans son ensemble est associée à la construction de ces modèles sociaux et que tout le monde constate que les droits des salariés et les droits sociaux s'amenuisent, qu'on fait de la croissance mais qu'on ne redistribue pas sous forme de salaire, que le pouvoir d'achat se dégrade, on a aujourd'hui une vraie crise de la vocation ou de l'utilité de la gauche. Ça produit les résultats électoraux qu'on connaît. Pour ce qui concerne ma famille politique, c'est une question lourde : faut-il poursuivre avec une offre politique de centre gauche ? J'observe que ça fait trois fois successivement en France depuis 1995 qu'on perd avec une telle offre. Est-ce que la social-démocratie européenne doit continuer d'être la compagne du camp libéral et conservateur, et de ne faire que gagner du temps pour conserver la Sécu, les services publics, sans conquérir aucun droit supplémentaire, alors que le contexte plaide plutôt pour la régulation avec la crise des subprimes et la crise alimentaire ?
Marie-Pierre Vieu. La victoire de Berlusconi c'est d'abord l'échec du gouvernement Prodi. Il faut revenir aux sources de ce qui est en débat dans toute la gauche - et j'insiste sur cette notion : « toute la gauche ». On a une droite dure qui s'installe sur toute l'Europe, il y a des similitudes grandes entre Sarkozy et Berlusconi. Je prends pour preuves ses premières déclarations en matière de privatisation, de réforme judiciaire, de discriminations et d'immigration. L'échec de Veltroni m'interpelle, mais plus généralement l'échec de la gauche. Il n'y a plus aucune représentation des communistes ni de la gauche de transformation. Je constate que quand la social-démocratie a tendance à aller vers le centre, vers la droite, à « se social-libéraliser », ça n'ouvre pas un espace pour une gauche alternative, antilibérale ou plus musclée. Ignorer la question de la gauche tout entière, d'une politique de gauche à vocation majoritaire, ne conduit qu'à une crise plus aiguë de la gauche dans toutes ses composantes. Plus généralement, tu viens de poser des questions lourdes. Il y a la question de la crise de la social-démocratie. Nous, communistes, ressentons qu'il y a une dérive libérale, une social-libéralisation de la gauche. Il y a aussi la crise existentielle du communisme, qu'on n'a pas réglée depuis plusieurs congrès, qui porte à la fois sur ce qu'est le communisme et son parti. Il y a donc une crise plus générale de la gauche. Qu'est-ce qu'elle est au XXIe siècle ?
Les communistes veulent toujours transformer la société et pensent que la lutte des classes est toujours d'actualité. Mais tout cela est à retravailler, et il faut également se rénover. C'est aujourd'hui ce débat qui m'intéresse parce qu'il peut ouvrir un espace qui soit autre chose qu'une recomposition politique, et qui permette de battre durablement la droite. Dernière chose, à propos de l'Italie : il ne faut pas se livrer à des conclusions hâtives. Mais additionner simplement les forces à la gauche du PS ne permettra pas d'ouvrir une perspective politique ni de résoudre les problèmes. La perspective politique ne naîtra pas de la dérive à droite du PS, ni de son exclusion, mais d'une rénovation idéologique et politique, de débats de fond.
Archaïsme et modernité
Benoît Hamon. Il faut se convaincre que nous incarnons la modernité de la gauche. La modernité, c'est la rupture avec le cadre de pensée traditionnel. L'offre politique de la social-démocratie est une offre de centre-gauche : extrêmement modérée sur les questions économiques, relativement raisonnable sur les questions sociales, assez offensive sur les questions sociétales. On s'est présentés avec cette offre politique à trois présidentielles successives. On a perdu trois fois. Sur quoi sommes-nous attendus ? La crise des subprimes pose avec urgence la question des régulations dans des secteurs qui s'opposent à toute forme de réglementation. Aux États-Unis, quand il s'agit de savoir s'il faut protéger tel ou tel secteur stratégique parce qu'il y a des emplois à conserver, de la croissance ou du business à faire, les Américains posent des barrières au libre-échange. On fait de même en Amérique du Sud. Aujourd'hui, en Europe, on est dans un carcan. Dès lors qu'on pose les questions de la restriction au libre-échange, on est caractérisé comme protectionniste ou dangereux gauchiste. Je pense qu'on est capable de démontrer que les réponses de gauche en matière économique, celle de la relance de la demande et de l'investissement, celle d'un équilibre entre ouverture des marchés et protection des secteurs industriels, celle de la nécessité de fixer d'autres objectifs à la banque centrale que la stabilité des prix qui conduit à la modération salariale, sont plus efficaces économiquement. Oui, il y a de l'espérance dans les solutions de gauche parce que ce qui nous intéresse, ce n'est pas seulement l'efficacité économique mais sa destination. Nos solutions sont plus efficaces économiquement et plus justes socialement. Et en s'emparant des questions d'environnement, on peut justifier de l'urgence à remettre de la règle, de l'intervention publique, de la planification pour maîtriser la croissance de l'économie mondiale. La modernité est là, et les archaïques sont ceux qui nous proposent de réexpérimenter les solutions qui ont échoué depuis maintenant dix ans. C'est pourquoi il y a la place pour un dialogue nouveau à gauche et il va falloir ouvrir grand les portes et les fenêtres.
Marie-Pierre Vieu. Je partage ce que tu as dit. Mais sur la question de la modernité, le débat n'appartient pas uniquement à la gauche. La victoire de Sarkozy sur le mot d'ordre de « travailler plus pour gagner plus » et la politique qu'il mène montrent qu'on est sous le coup d'une bataille politique et idéologique. Les combats dont tu as parlé sont évidemment ceux qu'il faut mener. Tant qu'on n'aura pas changé le rapport des forces à ce niveau idéologique, on sera confronté à des questions lourdes. Une partie de la gauche a renoncé à transformer la société comme tu l'as dit, et elle dérive vers une gauche « morale » mais qui est sur le fond en difficulté. La modernité c'est nous, je suis d'accord, mais nous ne sommes pas perçus comme tels. La question est posée au Parti communiste aussi. Il y a des choses qui avancent. Pour autant, on reste en difficulté sur l'ensemble de nos réponses. Et un parti comme le nôtre ne pourra pas être perçu comme un parti d'avenir, utile pour l'alternative, sans la solution de ces problèmes. Il y a, oui, cette campagne sur les archaïques et la modernité que tu dénonçais, mais il y a aussi un gros effort à faire sur nous-mêmes. La droite a fait ces dernières années un travail immense. Sarkozy a su remettre au goût du jour un projet de société très libéral, il mène une vraie politique de classe. Et il a su traduire ce projet en mesures concrètes et se doter d'un instrument politique avec l'UMP. Même si la dernière séquence électorale met Sarkozy à mal, la gauche n'a pas gagné le débat de l'alternative. Il faut donc refonder notre offre politique, en termes de stratégie, mais aussi en termes d'offre structurelle qui corresponde à la période d'aujourd'hui.
La gauche face aux défis
Benoît Hamon. Il y a une chose à laquelle nous devons travailler, vous comme nous. Si nous nous fixons l'objectif de revenir au pouvoir, il faut préparer dès maintenant « la France d'après », anticiper sur la situation qu'on aura dans 4 ans et penser les solutions, les instruments de transformation sociale qu'on mettra en oeuvre à ce moment, au niveau européen comme au niveau national. D'ici 4 ans, la situation sociale se sera considérablement dégradée, les violences dans la société seront encore plus vives qu'aujourd'hui et, simultanément, l'ensemble des instruments auxquels on peut faire appel pour éduquer, préparer l'avenir, redistribuer la richesse, se seront dégradés parce que la politique de rigueur réduit le périmètre de l'intervention de l'État. Il y aura donc un paysage plus dur et des instruments plus faibles. Et cela dans un environnement européen - il peut changer d'ici là -, avec un pacte de stabilité et de croissance qui contraindra nos marges de manoeuvre. Il faut dire maintenant que si on ne change pas d'instruments, ça ne marchera pas.
Quel est le problème de la gauche ? On est les meilleurs de la classe pour gouverner. Mais sur le coeur du projet de la gauche - la transformation de la société pour la rendre plus juste, plus égale -, nos instruments sont appauvris et dégradés. Il faudra poser les coordinations des politiques européennes, la question de l'harmonisation fiscale, la question de l'harmonisation sociale, et surtout la question du pacte de stabilité et de croissance qu'il faut remettre en cause parce qu'on a besoin aujourd'hui d'investir. On n'est pas des gauchistes en disant cela, même le patron de la Banque fédérale américaine, même Romano Prodi disent que le pacte de stabilité est une stupidité. Il faudra ensuite d'avantage de progressivité dans l'impôt : je suis pour la fusion de la CSG dans l'impôt sur le revenu, ça fera des débats entre nous, mais il faudra réhabiliter l'impôt et sa progressivité ! Prenons les retraites. Il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins d'actifs. Tout plaide pour dire que si on veut garder un système de retraites, il faut transférer une part du financement sur les individus et non plus sur la solidarité. Et malheureusement beaucoup de salariés en sont convaincus. Je pense qu'il faut être imaginatif et revenir à des solutions simples. Les exonérations de cotisation sociale au patronat, c'est 28 milliards d'euros. Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, dit qu'on pourrait mettre à contribution les revenus tels que les stock-options : il y a là 4 milliards de cotisations supplémentaires à dégager. Faut-il continuer à transférer 7 milliards du régime général vers les régimes des commerçants et artisans ou agriculteurs ? Enfin, nous sommes le pays où il y a le plus fort taux d'épargne : 16 % du PIB. Il y a 1 000 milliards d'euros dans l'assurance vie ! Est-ce que 1 % de ces revenus pourraient être mis à contribution pour la solidarité ? Voilà, j'ai évoqué 4 solutions. Aucune n'est une aberration économique ni ne provoquera de fuite de capitaux... Mettons en débat les solutions de la gauche au lieu d'être défensifs sur celles de la droite. Le problème est que cela fait vingt ans qu'on cultive la trouille, dans la gauche.
Marie-Pierre Vieu. Depuis sa première expérience gouvernementale, la gauche, en arrivant aux affaires, est restée scotchée dans un creuset. Cela l'empêche de prendre en compte les changements de la société et donc les changements à opérer. Je partage la description de la société telle qu'elle sera dans quatre ans, sur le social, la violence... Être aussi très attentif à ce que vont être la politique internationale de la France et sa place dans le monde. Je pense aussi, tu l'as évoqué, au démantèlement de tout ce qui est lpublic, y compris à ce qui est de la compétence des collectivités territoriales avec la décentralisation, et la politique de la droite en matière de destruction d'emplois publics. On n'est pas seulement face à des reculs sociaux. Il s'agit de reculs culturels. Je suis aussi très inquiète pour l'état de la société avec la politique communautariste du gouvernement et les politiques locales menées par la droite. Or, la gauche a perdu sa capacité de ne pas banaliser l'urgence sociale, la pauvreté, l. C'est pourtant cette capacité qui l'aidait aussi à trouver des solutions au diapason des attaques qui étaient portées. La gauche est aujourd'hui inaudible. Elle n'est pas à la hauteur des attentes, des exigences. Mais nous n'avons pas relevé le défi d'ouvrir en grand tous les débats. Par exemple sur la question de la répartition des richesses. Quand on explique que l'on peut utiliser autrement les profits, ou quand on développe l'idée simple selon laquelle une entreprise qui fait des bénéfices ne doit pas licencier, on n'est pas pris au sérieux. Il faut ouvrir des débats publics, par exemple encore sur la question du marché, de sa régulation, de son encadrement. Débats à avoir aussi sur le service public, le climat, l'énergie, les rapports des forces internationaux, la France et l'Europe... L'échéance à quatre ans est importante. Raison de plus pour commencer sans attendre, tout en menant des débats au sein de chaque formation de gauche. La perspective devrait être la création des conditions pour que nos partis respectifs confrontent leurs idées. Un projet commun ? Du moins des objectifs communs qui permettraient éventuellement de gouverner ensemble. Mais ne cachons pas que les communistes sont très interrogatifs sur ce que va devenir le Parti socialiste. En ce qui me concerne, je ne me réjouirais pas d'une droitisation du PS. Pas plus que je me réjouirais d'un pôle de radicalité : on ne peut pas faire une politique à vocation majoritaire à partir de la seule somme des contestations. Je ne fais pas non plus partie de ceux qui pensent que la crise que traverse le PS et les éventuelles recherches de solutions dans des alliances au centre seraient de nature à régler la propre crise du PCF. Les problèmes du PCF, sa difficulté à construire une offre alternative, ne sont pas imputables au PS mais à son propre rapport aux Français. Ce qui s'est passé en Allemagne avec la création de Die Linke par des communistes et des sociodémocrates de l'Est et de l'Ouest m'intéresse. Tout en étant convaincue que ce n'est pas une solution pour la France. J'avoue qu'il y a quelque chose de très décevant chez nous depuis une dizaine d'années. Je me suis très investie dans le mouvement social de 1995. J'ai vu une réponse politique à cela dans l'avènement de la gauche plurielle. Mais force est de constater que la dialectique politique/mouvement social n'a pas pris. Je ne me satisfais pas du débat politique à gauche des dernières années. J'ai trouvé intéressante l'expérience des collectifs antilibéraux après le référendum sur le traité européen, dans la mesure où on n'en faisait pas une gauche de la gauche... Bref : tout cela doit nous conduire à une obligation de faire du neuf à gauche. Y compris au sein du PCF dont, si rien ne change, l'horizon est compté en termes d'années. S'il n'évolue pas, ne se transforme pas en autre chose que ce qu'il est aujourd'hui, le mauvais score de la présidentielle ne sera pas le dernier. C'est ma famille politique, j'y tiens. Mais, au-delà, c'est le courant que l'on incarne dans la société, pour sa transformation réelle, qui en pâtirait. Ce débat est pertinent. Encore faut-il décider de l'avoir. Cela ne réduit en rien mon inquiétude sur l'évolution du PS. Avec, par exemple, la place qui est donnée médiatiquement aux idées défendues par Ségolène Royal. Et l'écho qu'elles trouvent chez une partie des militants socialistes. Je pense notamment à tout le débat autour du Modem. Au chapitre de mes inquiétudes, si je suis pour une bipolarisation droite-gauche de la vie politique je pense qu'il faut faire échec au bipartisme.
Un nouveau rassemblement à inventer
Benoît Hamon. Il m'arrive aussi parfois d'être inquiet sur l'évolution du PCF, car le PS ne s'en sortira pas seul et il n'y a pas de reconquête du pouvoir possible sans rassemblement de la gauche. Notre responsabilité est de donner à ce rassemblement un contenu différent de ce qu'il a été. Nous avons à imaginer la France que l'on va trouver, préparer les solutions que l'on mettra en oeuvre et commencer à reconstruire la stratégie de reconquête. Celle-ci, à mes yeux, passe par la création de formes nouvelles et originales de dialogue, de travail, et par la préparation du nouveau programme commun de la gauche. Mais je veux revenir aux questions européennes. Il n'est jamais facile, quand on est de gauche, de dire qu'il faut une nouvelle répartition des richesses : on ne fait pas que de la politique hexagonale. Essayer de produire des démonstrations sur l'absurdité d'un système est intéressant, car cela rend plus facile ensuite de convaincre sur les solutions. Quelques exemples. Les politiques européennes sont particulièrement dangereuses : le choix actuel est de dire que pour améliorer la compétitivité européenne par rapport à ses rivaux, il faut à la fois augmenter la productivité, comme l'envisage la stratégie de Lisbonne, et jouer sur la baisse des prix en améliorant la concurrence dans le marché intérieur. Mais si l'on ne fait que cela, on transforme le consommateur - dont le salaire n'augmente pas - en instrument de la remise en cause de ses propres droits, du modèle social et des protections. Plus il est poussé à acheter moins cher, en recourant au hard discount, plus on pousse l'entreprise à réduire ses coûts de production, et tout particulièrement les coûts du travail. C'est-à-dire le salaire et les cotisations sociales. La folie du système est là. À partir de là, on peut être audible sur des solutions. En Europe, ne peut-on pas bloquer et interdire les flux de la totalité des transactions financières dont l'origine est un paradis fiscal ? On bloque ainsi 70 % des fonds alternatifs et on les pousse à être hébergés dans des lieux où existe une réglementation. On peut le faire au niveau français. Autre démonstration : dans les années 1970, 25 % des profits réalisés par les entreprises allaient à la redistribution sous forme de capital. Aujourd'hui, 65 % vont à la rémunération du capital. Cela explique pourquoi il n'y a plus d'investissements, plus de créations d'emplois, et encore moins de redistribution sous forme de salaires. C'est dans le malheur de masse des gens - je pense aussi à la crise alimentaire - que l'on va construire des réponses.
À propos du rassemblement de la gauche, je suis favorable à une fédération mais je ne suis pas fermé sur les formes : il faut que le PS se dépasse sans tabou. Parti de toute la gauche ? fédération ? coalition ?.... Je suis prêt à tous les débats, à condition qu'ils soient efficaces, même si j'aime bien celui sur la pureté idéologique. Mais je peux faire la démonstration qu'avec les Verts ou le PCF on peut gagner les élections, et qu'avec le Modem on les perd. Une certitude : pour bâtir un contrat de gouvernement, il faut travailler. Il va y avoir une coïncidence de dates entre le congrès du PS et celui du PCF : cela mériterait des adresses respectives. Cela suppose bien sûr que, dans l'intervalle, le PS ne vire pas vers un parti démocrate à l'italienne. Je n'y crois pas une seconde. D'abord parce que le PS est sensible à l'opinion. Ensuite parce que la séquence historique est, au retour des réponses politiques, moins en phase avec une orientation sociale-libérale. Soyons concrets : le vieillissement de la population française génère automatiquement un vote plus conservateur. L'utilité de la gauche est-elle dans la construction de réponses politiques de gauche ou bien dans le fait de prendre acte qu'en l'absence de ces réponses, des hommes et des femmes se tournent vers des solutions individuelles ? Je reviens à l'alternative politique. Je n'ai jamais cru aux effets générationnels. Mais si je ne crois pas qu'à quarante ans on serait forcément meilleur qu'à cinquante ans, je ne crois pas non plus qu'il soit juste que ceux qui avaient quarante ans il y a quarante ans continuent à faire le débat politique. J'avoue que parfois je me crispe un peu sur ce que j'appelle la prime aux redoublants...
Marie-Pierre Vieu. La question européenne doit faire partie intégrante de la réflexion sur l'alternative à gauche. La gauche française a une partition à jouer qui est unique avec le « non » qui a été majoritaire. Lors des élections européennes l'an prochain, nous aurons sans doute des stratégies et des choix de liste différents entre nous. Mais cela ne nous empêche pas de travailler ensemble la question. Quoi qu'il advienne, les partis de gauche - de toute la gauche - sont appelés à travailler ensemble. Depuis deux ans, c'est un peu le vide. Pouvoir d'achat, autre utilisation de l'argent, services publics... : on n'a pas été à la hauteur. Les partis vont devoir évoluer. Changer de matrice, de nature, voire d'enveloppe. Pour ma part, je ne renonce pas au communisme. C'est d'ailleurs ce qui m'amène à m'interroger sur le Parti communiste actuel. Au-delà, je me pose une question : comment associer l'ensemble des forces sociales au débat sur l'avenir de la gauche ? On ne pourra pas résoudre le problème par le seul débat entre les seuls partis de gauche. Je constate que notre réflexion par le bout politique, d'autres l'ont par le bout syndical. Je pense aux luttes dans les supermarchés, ou celles des sans-papiers portées pour la première fois par la CGT. C'est-à-dire par un syndicat de classe qui converge avec des luttes dites sociétales pour des remises en cause de politiques de droite. Comment va-t-on faire vivre une dynamique globale de la gauche qui, à terme, sera fondatrice d'autre chose ? Personnellement, je suis une fan de l'union de la gauche. Il faut s'y employer à nouveau. Cela ne règle pas les problèmes respectifs du PCF et du PS. Mais je suis convaincue d'une chose : la gauche a un avenir.
20080419-41
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Posted by Philippe Hubert on avril 21, 2008 at 02:51 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack
16/04/2008
Débat avec Frédéric Lefebvre sur BFMTV sur les jeux olympiques et le mouvement lycéen
Posted by Benoit Hamon on avril 16, 2008 at 03:03 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
04/04/2008
Révision générale des politiques publiques
Plan de rigueur : volet numéro un
La méthode est connue, depuis son élection, à chaque fois que le président de la République rencontre une difficulté face à l'opinion, il se réfugie dans un discours en forme de programme et franchit une étape supplémentaire dans le démantèlement de notre modèle social..
La présentation ce matin des 166 mesures d'économie dans les dépenses publiques est le premier volet du plan de rigueur préparé par le gouvernement Fillon. Le second volet viendra avec l'augmentation de la TVA à laquelle le gouvernement sera contraint, en raison des prévisions extravagantes de croissance sur lesquelles il a fondé son budget 2008 et en raison des pressions de plus en plus fortes de la Commission Européenne pour que la France respecte ses engagements en matière de déficit public au moment où elle va présider l'Union Européenne.
En attendant Nicolas Sarkozy et François Fillon nous présentent l'équation absurde : moins d'Etat c'est mieux d'Etat. Comment ne pas rappeler que les conséquences du recul des moyens affectés aux politiques d'éducation, de recherche, de sécurité ou de justice toucheront d'abord les conditions de vie et le pouvoir d'achat des français les plus modestes ? En effet, moins de service public gratuit, c'est immédiatement et inéluctablement, plus de dépenses pour les français.
Jusqu'à quand les français devront-ils payer le cadeau fiscal de 15 Milliards d'euros fait par le gouvernement aux plus riches l'été dernier ? Alors que le chef de l'Etat estime pouvoir économiser 9 Milliards d'euros avec ses mesures, il continue en réalité de financer les cadeaux fiscaux qu'il s'apprête à maintenir dans le budget 2009.
La rigueur a commencé, elle s’applique selon la même immuable règle, "sévère avec la majorité des français auxquels on demande le sacrifice de leurs services publics, douce avec la minorité la mieux lotie à laquelle on maintient les privilèges fiscaux." C'est proprement honteux.
Posted by Benoit Hamon on avril 4, 2008 at 08:29 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (10) | TrackBack
01/04/2008
Bouge La France, la 500éme
Posted by Philippe Hubert on avril 1, 2008 at 10:09 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
31/03/2008
Entretien La Croix
Une victoire de Barack Obama à la présidentielle permettrait des avancées dans le dialogue transatlantique.
Benoît Hamon, vice-président socialiste de la délégation pour les relations avec les États-Unis au Parlement européen.
Quarante ans après l’assassinat de Martin Luther King, que représenterait pour l’Europe une victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine ?
Benoît Hamon : Ce serait bien sûr celle du premier président noir américain. Je ne vois aucun pays de l’Union européenne qui pourrait aujourd’hui paisiblement envisager d’élire un Noir à sa tête. En France, on en est à fêter comme un événement exceptionnel qu’un Noir présente le journal télévisé de 20 heures. Je ne prétends pas qu’une présidence Obama éliminerait d’un coup les démons racistes et nationalistes aux États-Unis, mais elle témoignerait d’une maturité à dépasser ses discriminations. Nous sommes au contraire confrontés à des crispations nationalistes fortes à travers l’Europe, à Chypre, dans les Balkans, entre la Grèce et la Turquie, à des malaises ailleurs face aux minorités.
La victoire de Barack Obama illustrerait à nouveau la capacité américaine à renouveler son personnel politique, à offrir des parcours professionnels différents tous les quatre ans. Ce ne serait pas la première fois que les États-Unis montrent qu’on peut ne pas être un produit de l’appareil (avoir vendu des cacahuètes, comme Jimmy Carter ; avoir tenu les seconds rôles à Hollywood, comme Ronald Reagan) et accéder à l’investiture suprême. Certes d’autres présidents, dans l’histoire américaine, proviennent des grandes universités, des milieux aisés, mais il y a place aux trajectoires diverses. C’est une grande différence avec la démocratie française, où les profils politiques sortent surtout de l’ENA, où joue la prime au redoublement : celui qui a perdu à la dernière présidentielle devient le mieux placé à la suivante.
Au-delà de la France, on voit qu’ailleurs en Europe, le personnel politique se renouvelle peu : comme dans la Grèce des Papandréou. Oskar Lafontaine est toujours dans le jeu en Allemagne, Silvio Berlusconi risque de revenir en Italie. La Grande-Bretagne fait exception, avec un Tony Blair jeune à son arrivée au pouvoir, comme aujourd’hui Gordon Brown. À leur façon, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont aussi incarné cette rupture.
Le risque n’est-il pas que l’Europe ne retienne de Barack Obama que la force du symbole ?
La présidentielle aux États-Unis a une telle valeur d’exemple partout dans le monde qu’on peut aisément imaginer l’instrumentalisation de la victoire de Barack Obama. Chacun chercherait le profil d’un Obama français dans la politique hexagonale. Mais, au-delà, ce qui marquerait en effet la gauche en Europe serait la démonstration par Obama que restaurer la puissance publique, intervenir sur les marchés, apporter des restrictions au libre-échange pour protéger l’emploi, toutes choses considérées archaïques aujourd’hui dans l’Union européenne, reste moderne. Barack Obama montrerait aussi à l’Europe, en matière d’immigration, que la régularisation des clandestins est à envisager.
Mais lui s’intéresserait-il vraiment à l’Europe ?
L’importance de la relation transatlantique s’imposera à lui. Pour moi, Barack Obama est, des trois candidats, le meilleur partenaire pour l’Europe. John McCain mènerait une politique étrangère américaine de facture très classique visant à affaiblir la Russie. Même Hillary Clinton et ses conseillers suivraient les grands axes traditionnels, avec moins d’arrogance mais la même volonté d’hégémonie. Je crois qu’avec Obama, qui s’est positionné courageusement contre la guerre en Irak, s’opérerait plus de rupture. Il est davantage préoccupé par le sort de l’Afrique, par les questions de développement et par le changement climatique et Kyoto. Des thèmes qui trouvent une résonance dans l’Union européenne. Cette sensibilité partagée avec l’Europe sur ces questions faciliterait le dialogue transatlantique.
Posted by Philippe Hubert on mars 31, 2008 at 12:26 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
France Info le 27 Mars
Débat sur les retraites face à Dominique Paillé
Posted by Philippe Hubert on mars 31, 2008 at 10:30 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
BFM radio le 26 Mars
Invité d'Edwige ChevrillonPosted by Philippe Hubert on mars 31, 2008 at 10:19 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
26/03/2008
Analyse du Conseil National du PS par Rue 89
En feuilletant la presse et en parcourant Internet, j'ai trouvé cette analyse du Conseil National du Parti Socialiste et de quelques enjeux du prochain congrès publiée sur le site de Rue89, intitulée "le parti socialiste se recentre sur sa gauche" avec des commentaires vidéo de Pierre Moscovici, Martine Aubry et moi même.
Posted by Benoit Hamon on mars 26, 2008 at 12:29 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
13/03/2008
Soirée du 16 Mars
Dimanche , deuxiéme tour des éléctions municipales et cantonales, vous aurez l'occasion de me retrouver sur :
BFM TV de 20H à 20H30.
Europe 1 de 21H à 21H30.
France 24 de 22H à 22H30.
I Télé de 23H à 23H30.
Au lendemain des résultats, je suis l'invité de Public Sénat de 7H15 à 7H30 face à Hervé Mariton sur RFI de 8H15 à 8H30 face à Pierre Lequiller et sur I Télé de 13H00 à 13H30 pour l'émission "Polémique".
Posted by Philippe Hubert on mars 13, 2008 at 11:54 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
12/03/2008
Chez Olivier Mazerolle - BFM TV
Benoit Hamon invité de BFM TV
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Posted by Benoit Hamon on mars 12, 2008 at 11:47 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
11/03/2008
Interview dans 20 Minutes
Vous incarnez la gauche du PS, quelle stratégie préconisez-vous vis-à-vis du MoDem ?
Notre stratégie est celle du bureau national, c'est-à-dire le rassemblement de toute la gauche. Si le MoDem veut nous rejoindre, les conditions sont simples : il doit respecter nos projets municipaux et nos alliances, et combattre les politiques de Sarkozy.
Le PS n'est pas unanime...
Il ne faut pas confondre l'électorat MoDem et l'appareil MoDem. A Lyon, Gérard Collomb n'a pas eu besoin de s'allier avec l'appareil pour convaincre les électeurs. Tout dépend de la situation de chaque ville. A Marseille, un accord a été rendu possible entre Guérini et Bennahmias, car ce dernier est un homme de gauche. A Blois en revanche, la liste MoDem est très marquée à droite, donc on ne peut pas s'entendre.
Collomb appelle à la « mue culturelle »... Qu'en pensez-vous ?
Si cette mue, c'est changer d'allié et de ligne, c'est non. Cela fait trois présidentielles que le PS présente une ligne de centre-gauche, et à chaque fois on a perdu. François Bayrou ne pense qu'à devenir président en 2012 et pour y arriver, il doit passer devant le PS. Alors soyons ouverts, mais pas naïfs. Assumons ce que nous sommes, un parti de gauche.
Hollande et Royal s'opposent encore...
François Hollande exprime la position du collectif PS, ce qui n'est pas le cas de Ségolène Royal, mais elle semble revenir sur ses propos. On parle stratégie d'entre-deux-tours alors que certains pensent déjà au prochain congrès du parti. C'est une habitude qui commence à devenir agaçante.
Posted by Benoit Hamon on mars 11, 2008 at 12:12 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
08/03/2008
Soirée du 9 Mars
En réaction aux résultats du 1er tour des éléctions municipales et cantonales, je suis l'invité des plateaux télévisés et radios suivants:
LCI: de 20H15 à 21H
RTL: de 21H30 à 22H
LCP: de 22H30 à 23H
BFM TV: de 23H15 à 23H30
Posted by Philippe Hubert on mars 8, 2008 at 02:03 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
02/03/2008
Sur LCI : l'invité de Christophe Barbier
Posted by Benoit Hamon on mars 2, 2008 at 07:44 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
25/02/2008
On est passé du champ politique au champ du spectacle
Benoit Hamon invité de I>Télé
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Benoît Hamon était face à Jérôme Chartier (UMP) pour répondre à la question posée par Jean-Jérôme Bertolus sur I>Télé : "Le président perd-il son sang froid ?"
Posted by Benoit Hamon on février 25, 2008 at 02:44 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
I Télé le 25/02 à 12H45 "La Polémique"
Posted by Philippe Hubert on février 25, 2008 at 10:46 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
20/02/2008
Sur Europe 1, mercredi 20 février
Emission présentée par Jean-Pierre Elkabbach. Présentation d'Europe 1 : "Benoît Hamon revient sur la réforme de l’école primaire, la hausse des salaires dans la Fonction publique. Il plaide pour une baisse de la TVA pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Benoît Hamon explique pourquoi il n’a pas signé l’appel à la "vigilance républicaine". Pour lui, l’important est de faire revivre le clivage gauche-droite. Il appelle le PS à réapprendre à dire nous et moins je."
Réécoutez l'émission en utilisant le lecteur ci-dessous :
Posted by Benoit Hamon on février 20, 2008 at 11:25 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack
12/02/2008
Sur RFI vendredi 8 février
"Je ne pense pas qu’il y ait un caractère très historique à la ratification d’un traité qui est à peu près équivalent à ce qu’était la constitution européenne qui a été rejetée par les Français... L’Europe reste telle qu’elle est : un grand marché intérieur, livré essentiellement aux jeux de la concurrence, sans budget, sans politique monétaire, sans harmonisation fiscale ou sociale. Cette logique s’amplifiera avec le texte, je le regrette mais je crois que ce n’est ni historique, ni noir, c’est qu’aujourd’hui nous nous réveillons avec la même Europe qu’hier et juste quelques élites qui sont contentes qu’on continue à aller dans le mur sur le plan économique..."
Réécoutez l'émission en utilisant le lecteur ci-dessous :
Posted by Benoit Hamon on février 12, 2008 at 03:22 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (3) | TrackBack
11/02/2008
Le Grand Journal de Canal +
Débat face à Frédéric Lefèbvre (UMP) et Azouz Begag, animé par Michel Denisot et Jean-Michel Apathie.
Posted by Benoit Hamon on février 11, 2008 at 08:51 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack
Jt LCP avec Caroline Fourest
J'ai participé aujourd'hui au 13h de la Chaîne Parlementaire en compagnie de Caroline Fourest. Nous sommes revenus sur la soirée d'hier dédiée à Ayaan Hirsi Ali.
Posted by Benoit Hamon on février 11, 2008 at 02:12 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
01/02/2008
La Matinale de Canal +
Posted by Benoit Hamon on février 1, 2008 at 05:28 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
22/01/2008
Un président qui parle de Dieu est-ce contraire à la laïcité ?
Benoît Hamon sur BFM TV 2
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Débat entre Benoît Hamon, Eurodéputé socialiste et Jérôme Chartier, Député UMP, sur la laïcité.
Posted by Benoit Hamon on janvier 22, 2008 at 12:00 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack
Le "plan banlieue" de Fadela Amara est-il innovant ?
Benoît Hamon sur BFM TV 1
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Débat entre Benoît Hamon, Eurodéputé socialiste et Jérôme Chartier, Député UMP du Val d'Oise, sur le plan banlieue de Fadela Amara.
Posted by Benoit Hamon on janvier 22, 2008 at 11:34 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack
«Un mélange de laisser- faire et d’incompétence»
Je vous recommande la lecture de l'interview de Michel Aglietta parue ce jour dans Libération à propos des prolongements de la crise des subprimes.
Que raconte ce «lundi noir» ?
L’approfondissement d’une crise, extrêmement grave, à l’intérieur du système financier. Et en dehors. D’abord, la contagion de la crise financière se fait de marché à marché. Les crédits immobiliers alloués hors système bancaire dans des structures elles-mêmes endettées, comme les hedge funds, n’arrivent plus à se refinancer. Et vendent, en détresse, leurs actifs liquides (comme des actions), alimentant la spirale baissière. Ensuite, la communauté financière mondiale connaît une perte de confiance généralisée dans le système américain. Elle le pensait immunisé, jurait qu’il pouvait s’endetter indéfiniment. Mais le mélange de laisser-faire, d’incompétence et de sous-évaluation du risque l’a ramenée à la réalité.
La suite : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/305388.FR.php
Posted by Benoit Hamon on janvier 22, 2008 at 11:33 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
15/01/2008
Benoit Hamon invité de I>Télé
Benoit Hamon invité de I>Télé
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Le 15 janvier, Benoît Hamon était l'invité de la matinale de I>Télé.
Posted by Benoit Hamon on janvier 15, 2008 at 11:50 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (18) | TrackBack
13/01/2008
Sur I télé
Posted by Benoit Hamon on janvier 13, 2008 at 07:57 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack
04/01/2008
Interview LCI
J'étais ce matin l'invité de Christophe Barbier sur LCI. http://tf1.lci.fr/infos/podcast/invite_barbier/0,,3672510,00-benoit-hamon-est-invite-christophe-barbier-.html
Posted by Benoit Hamon on janvier 4, 2008 at 06:51 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (52) | TrackBack
12/12/2007
Chômage/Kadhafi chez Ruth Elkrieff
Posted by Benoit Hamon on décembre 12, 2007 at 04:33 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (15) | TrackBack
11/12/2007
Referendum
Le quotidien l'Humanité m'a demandé 1500 signes pour justifier un referendum sur le traité simplifié européen :
"Curieuse circonstance que celle qui exalte le besoin d'une démocratie participative mais s'accommode ou justifie la ratification dans le dos du peuple du traité simplifié européen. C'est le trait d'une époque dont les représentations sociales et politiques sont brouillées. Au nom de la modernité, on veut remettre en cause les cadres de pensée traditionnels et c'est la souveraineté populaire que l'on sacrifie en premier. L'imposture est complète.
Le choix de la ratification parlementaire est la contrepartie donnée par Nicolas Sarkozy au gouvernement allemand, méfiant à l'égard du traité simplifie, mais plus inquiet encore d'une nouvelle expression des aspirations du peuple français si proches de celles du peuple allemand.
Le choix de la ratification parlementaire est surtout le reflet de la crispation cynique d'un pouvoir qui redoute plus que tout le verdict du peuple à l'égard d'une politique passée, présente et future qui désosse méthodiquement les instruments de redistribution et le modèle social de notre pays.
L'exigence d'un référendum est capitale pour la gauche française car elle démontre qu'elle ne renonce ni à la construction européenne ni à être l'interprète de la volonté populaire. Reconstruire une espérance à gauche commence par remettre simplement les choses à l'endroit. À cette étape du débat politique européen, la seule réponse valable pour la gauche est de réclamer que, là où le peuple a dit « non », il est le seul arbitre légitime à décider s'il confirme ou pas son choix."
Posted by Benoit Hamon on décembre 11, 2007 at 10:26 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (26) | TrackBack
23/11/2007
France 24, l'émission "politiques"
Posted by Benoit Hamon on novembre 23, 2007 at 10:51 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (11) | TrackBack
France Culture, "du Grain à Moudre".
Le 21 Novembre.
"La réléve génerationnelle"
Débat avec : Philippe Meunier (Député UMP), Nicolas Vanbremeersch (alias Versac - Consultant en stratégies internet, Bloggeur), François Taillandier (Ecrivain).
Posted by Benoit Hamon on novembre 23, 2007 at 10:43 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
19/11/2007
Parlement Hebdo
Posted by Benoit Hamon on novembre 19, 2007 at 03:33 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (7) | TrackBack
07/11/2007
Soir 3 : Démission du Secrétariat National à l’Europe
Interview de Benoît Hamon
Vidéo envoyée par Nouveau-PS

France 3 - Soir 3 présenté par Marie Drucker.
Posted by Benoit Hamon on novembre 7, 2007 at 01:07 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (16) | TrackBack
08/10/2007
L'économie américaine a fait une overdose (Stiglitz dans Le Monde)
La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas augmenté ses taux, jeudi 4 octobre. Cette attitude est-elle appropriée dans un contexte de crise financière ?
La BCE reste focalisée sur les risques d'inflation (qui l'empêchent de baisser les taux d'intérêt). Or, des taux élevés contribuent à ralentir l'économie. Tant que la BCE maintiendra cette politique, elle ne pourra pas répondre aux problèmes de cette crise financière. D'autant qu'il n'y a pas de sérieuses tensions inflationnistes en Europe.
Faudrait-il que la BCE baisse radicalement les taux d'intérêt comme l'a fait la Réserve fédérale américaine (Fed) ?
La Fed a eu raison de baisser ses taux le 18 septembre. Mais cette mesure a un effet limité. La Réserve fédérale américaine a agi sur le coût de l'argent à court terme. A plus long terme, les taux d'intérêts (fixés par le marché) restent élevés.
In fine, la Fed a surtout aidé les établissements de crédits hypothécaires pour éviter qu'ils ne fassent faillite. Ces derniers ont été à l'origine de la crise car ils avaient prêté démesurément en prenant des risques inconsidérés. Ce ne sont pas eux qu'il fallait soutenir. Il faudrait plutôt aider les ménages qui sont aujourd'hui menacés de perdre leur logement.
La suite : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-963459,0.html
Posted by Benoit Hamon on octobre 8, 2007 at 09:08 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack
10/07/2007
Les 4 véritésl
es
Posted by Benoit Hamon on juillet 10, 2007 at 04:33 PM dans Médias | Permalink | Commentaires (69) | TrackBack
19/06/2007
Canal Plus / Législatives
Réaction après le second tour des élections législatives sur Canal, lundi matin.
Posted by Benoit Hamon on juin 19, 2007 at 09:58 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (33) | TrackBack
Marianne.fr
10/05/2007
Interview
Le Parti socialiste est-il menacé d'explosion ?
Benoît Hamon. Non. Il a déjà connu des moments aussi difficiles, des lendemains de défaite électorale. La question qui lui est posée aujourd'hui, c'est à la fois comment il prépare les élections législatives et comment il s'organise, autour de quelles orientations pour faire face à la victoire culturelle et idéologique de la droite.
Le PS doit-il s'allier avec le centre ?
Toute alliance avec le centre, donc avec la droite, aujourd'hui, supposerait un minimum d'accord programmatique, qui, plutôt que de favoriser la clarté de notre projet, ajouterait à la confusion. Ce n'est pas la meilleure manière de tirer les enseignements de cette élection.
Vous remettez à plus tard l'analyse des raisons de la défaite ?
On hiérarchise les événements. On a aujourd'hui à réussir les législatives pour avoir le contre-pouvoir le plus fort qui soit face à la droite. Après se posera la question de l'organisation de la gauche pour les cinq ans qui viennent. Nous sommes favorables à la constitution d'un grand parti de la gauche, qui irait du centre gauche aux antilibéraux.
Vous avez tout de même quelques explications à cette défaite ?
Là où je me suis senti hier soir (NDLR : avant-hier) en décalage avec mes camarades, c'est quand j'ai vu que la droite présentait le visage du renouveau avec Rama Yade, Rachida Dati ou Laurent Wauquiez, alors que nous avions les mêmes pour expliquer la défaite de 2007 que ceux qui expliquaient la défaite de 2002 et celle de 1995 ! On a aujourd'hui l'électorat le plus divers, le plus jeune, le plus curieux, et pour autant c'est la droite qui donne l'exemple de la diversité, et nous, on donne le sentiment d'être restés scotchés aux années Mitterrand...
Ségolène Royal doit-elle devenir le chef de l'opposition ?
Ségolène Royal n'a pas été désignée pour diriger l'opposition, mais pour être élue présidente de la République. La question du leader se posera en temps et en heure. Moi, je ne suggère pas que le PS fasse de la question du leadership le sujet central. Clarifions d'abord le projet socialiste.
Posted by Benoit Hamon on mai 10, 2007 at 09:16 AM dans Médias | Permalink | Commentaires (17) | TrackBack
24/03/2007
Tribune dans l'Humanité
Le journal l'Humanité m'a demandé une Tribune (4000 signes) sur le thème : "l'Europe fait elle obstacle aux changements en France?" Thierry Cornillet, député européen UDF, Francis Wurtz député européen PC et président du groupe de la GUE, Alain Hurstel, secrétaire du comité européen Alcatel-Lucent, syndicaliste CFDT et Jean Marie Harribey, économiste et co-président d'ATTAC répondent à la même question dans l'édition de ce samedi du journal de Jean Jaurès.
Ma tribune :
"L’Europe est en crise. Antonio Gramsci définissait la crise comme « la période qui caractérise le moment où le vieux est mort et le neuf hésite à naître ». Au moment où nous fêtons le cinquantième anniversaire du traité de Rome il est temps de nous pencher sur la raison d’être du projet européen...
L’adhésion des peuples est le seul ingrédient indispensable à la construction européenne. C’est pourtant ce soutien qui manque aujourd’hui. Ce qui grandit dans toute l’Europe, c’est le doute à l’égard de la construction européenne, l’incompréhension à l’égard de ses buts, le mécontentement à l’égard de ses politiques. Ce sentiment n’est pas encore majoritaire mais il grandit en raison des choix politiques réalisés au nom de l'Europe. Si ce soutien manque, c’est que la distance entre l’Europe affichée, l’Europe promise et l’Europe vécue ou perçue, s’est creusée.
Pourtant l’Europe peut être le moteur de changements positifs en France et dans tous les Etats membres.
Pour cela, l’Europe doit commencer par bien faire ce pourquoi elle a été créée: assurer la prospérité économique, promouvoir la croissance et l’emploi. Je me concentrerai sur ce point car il est la clé du progrès social.
L’Europe est mise en échec par les orientations macro-économiques mises en œuvre depuis plusieurs années. L'UE qui reste pourtant la première puissance économique mondiale, connaît une croissance moyenne inférieure d’un point à celle des Etats Unis et de 4 à celle de l’Asie sur les 20 dernières années. Il est donc essentiel de reprendre le contrôle des instruments de la politique économique européenne.
Je vois quatre priorités dans ce domaine :
Aujourd’hui la BCE continue au nom de la stabilité des prix à encourager la modération salariale, à recommander une plus grande flexibilité du marché du travail et encore récemment à signaler les conséquences négatives pour l’emploi de l’existence d’un salaire minimum. Simultanément, la politique de « l’euro fort » conduit nos entreprises comme Airbus à être moins compétitives que leurs concurrents qui facturent leur production en dollars. Résultat, on perd de tous les côtés : la modération salariale provoque
