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13/05/2008

Entretien avec Mediapart

J'ai donné un entretien à Stéphane Alliès de Mediapart. Nombreux commentaires sont disponibles aussi sur le site du journal .

"L'eurodéputé socialiste et ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) défend une offre politique clairement à gauche pour le prochain congrès. Très critique envers «la crise des social-démocraties européennes», Benoît Hamon regarde vers les gauches américaines et Barack Obama, appelant à un «choc fiscal» qui n'exclurait pas «la question des renationalisations». Fondateur du think-tank La Forge avec Noël Mamère, le fondateur du Nouveau parti socialiste NPS (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) souhaite que Martine Aubry le rejoigne dans son entreprise. Troisième volet de notre série d'entretiens sur l'avenir du PS, après Jean-Pierre Mignard et Manuel Valls."

Quel est votre sentiment sur l'état du socialisme aujourd'hui?
C'est d'abord une affaire de contexte global. Je suis convaincu qu'on est dans un vrai renversement de cycle. Une forme d'impasse du libéralisme, impuissant face aux crises financière, alimentaire, démographique, climatique et énergétique. Cette situation marque l'échec de la mondialisation heureuse. Et ce constat fait naître les besoins d'intervention publique et de mécanismes de redistribution. Face à cela, je trouve que le discours de mon propre parti sur la modernisation tous azimuts et le recentrage est en total décalage avec ce qui se passe

C'est-à-dire?
On devrait anticiper l'instabilité en essayant de construire des réponses pour se dégager des marges de manœuvre. Pas dessiner un petit congrès, qui perpétuera cette tradition de rassemblement socialiste en suspension dans l'air. À Dijon (en 2005), avec le NPS, on avait mis sur la table des idées en proie avec la réalité des difficultés du pays. Quand on lit le texte proposé par Bertrand Delanoë (long silence)... on est franchement déçu. C'est un catalogue de réponses consensuelles à court terme, comme si on était au gouvernement, sans se préoccuper du chaos actuel. Moi j'estime que quand la droite nous promet un avenir sombre, on ne peut pas se permettre de proposer la grisaille en faisant croire à l'arc-en-ciel. La période actuelle présente autant d'opportunités d'émancipations collectives que de tentations de replis identitaires. Comme disait Antonio Gramsci: «Le vieux est mort et le neuf hésite à l'être. Et de ce clair-obscur peut naître un monstre.»

«La débâcle des social-démocraties européennes»

Comment vous positionnez-vous dans les débats sur la social-démocratie européenne?
J'ai refait mes calculs: depuis juin 2006, les partis membres du PSE comptabilisent deux victoires en quinze élections, dont l'Autriche en coalition avec la droite! C'est la débâcle. Et il n'y a pas une seule famille qui est épargnée, des Scandinaves aux Méditerranéens, en passant par les Rhénans. Cette débandade fait l'objet d'un déni total de notre part, alors que même Rasmussen (le président du PSE) dresse le constat de notre incapacité à dégager une cohérence au niveau européen. L'intellectuel collectif du PS ne regarde plus ce qui se passe ailleurs et est incapable d'analyser ses propres échecs, alors que le recentrage de nos voisins profite systématiquement à la droite dure ou aux libéraux. Seuls résistent les Espagnols, grâce à un débat ultra-clivé sur la mémoire, les questions de société ou de religions. Un vrai clivage gauche/droite…

Vous appelez à ce retour du clivage?
Objectivement, à côté de cette social-démocratie qui plonge, il y a quand même une gauche éclatante en Amérique du Sud. Certes dans un environnement bien différent, mais sur un spectre très large, de Chavez à Bachelet en passant par Lula. Ils gagnent partout! En axant leurs programmes sur la défense des droits sociaux des minorités et des populations indigènes, qui ne sont après tout pas bien différentes de nos classes moyennes et populaires. Ils assument la conflictualité de la société, quand nous voulons expliquer qu'il faut tous aller dans le même sens. Quand j'entends Gérard Collomb dire que la création de richesse passe avant la redistribution, je pense exactement le contraire. C'est d'abord une meilleure redistribution qui créera la richesse la moins inégalitaire... C'est aussi ce qu'est en train de faire Barack Obama.

Vous prenez en modèle la gauche américaine?
Et je n'hésite absolument pas à le dire: Obama est bien plus à gauche que Delanoë, sur les questions économiques et même sociales. J'y ai été en tant que vice-président du groupe de relations avec le Congrès et j'y ai rencontré des syndicats très actifs, qui œuvrent pour regagner des protections et non plus seulement amoindrir les nouvelles vulnérabilités qu'on tente de leur imposer.

Plus prosaïquement, qu'attendez-vous alors de ce congrès?
Pas le murmure habituel, du style «il faut des emplois de qualité et créer des richesses pour construire le progrès social» et autres «le PS doit être le moteur de l'Europe sociale». Si le congrès se fait sur 3 euros d'augmentation de la prime pour l'emploi par-ci, le rajout d'un trimestre de cotisations par-là ou la seule définition des métiers pénibles, cela n'en vaut pas la peine...

Mais qu'espérez-vous concrètement?
Qu'il se fasse sur la question du choc fiscal nécessaire pour réarmer les Etats, sur la remise en cause du pacte de croissance européen et sur les restrictions à imposer au libre-échange. Pourquoi le mot de protectionnisme serait un mot tabou, quand le développement durable est en jeu? La question, c'est: «comment reconquérir le pouvoir?» et, une fois conquis, «comment transformer la société?»

Et quelles sont vos réponses?
D'abord, pour gagner le pouvoir, il faut cliver et remettre de la conflictualité dans le débat politique. Franchement, on a l'air de quoi avec nos discours type «il faut travailler dans l'intérêt de tous», quand tout le monde est en rapport de force permanent avec son banquier, son chef d'entreprise, avec les différents services publics. Si on veut faire croire aux gens que tout le monde a les mêmes intérêts, c'est sympa mais ce n'est pas le cas. Alors on choisit les intérêts qu'il faut défendre. Et on choisit son camp. Je suis convaincu que c'est la meilleure solution de faire un parti de toute la gauche, qui fasse 30% au premier tour. Même s'il y aura une extrême gauche à nos côtés.

Mais c'est un peu le modèle italien de Veltroni, que vous décriez?
Sauf que ce serait un parti qui resterait à gauche, au lieu de l'assécher. Il y aura toujours des réservoirs de voix... Essayons donc de voir ce que ferait la majorité des Français face à deux offres politiques vraiment clivées, avec une vraie gauche face à cette vraie droite. Ensuite, il sera temps de mettre en œuvre les instruments pour revivre dans la France d'après Sarkozy. Des instruments prioritairement économiques et démocratiques. Moi je reste partisan d'une VIe République comme on l'avait promue au NPS. Et pas de marchandage misérable avec le pouvoir sarkozyste, en lui donnant les moyens d'accentuer la présidentialisation du régime, au prix de petites victoires secondaires.

Lac de Genève et clapotis

Puisqu'il faut aussi parler de stratégie, quelle est la vôtre?
Je pense que nous sommes en présence de deux lignes. D'abord celle qui veut perpétuer l'orientation de la majorité de Dijon. Delanoë et Royal ne nous montrent pour l'instant pas d'autres ruptures qu'un recentrage. Puis, il y a la place pour une autre orientation, et j'espère qu'elle regroupera davantage de personnalités que la dernière fois, avec certains de ceux qui étaient dans l'éternelle motion Hollande et qui accepteront de s'engager à nos côtés. Il est indispensable que cette seconde ligne fasse le score le plus important, pour contrebalancer la haine que se vouent les deux écuries présidentielles et qui minent l'existence même du parti.

Contrairement à la règle socialiste immanente, plus vous vieillissez, plus vous penchez à gauche?
Oui, j'ai été rocardien à mes débuts. Mais à l'époque c'était plus confortable et c'était le temps où je mettais mes tripes d'un côté et mon discours politique de l'autre. Et puis dans un contexte particulier, deux-trois ans avant l'autonomie du MJS. Et je ne renie pas cette expérience, qui m'a apporté des fondements d'action et de pratique actuels, comme l'attention à la délibération collective. Ce “bon côté deuxième gauche”, qui fait plus confiance au cheminement collectif qu'à l'avant-garde éclairée.

Pensez-vous que votre "offre politique" sera unitaire?
J'attends de voir ce que vont donner les jeux de rôle actuels. J'ai quand même l'impression que tout le monde n'ira pas au bout et que beaucoup préparent leur recyclage. J'attends de voir ce que vont faire “les reconstructeurs” et je répondrai présent à leur invitation au meeting du 1er juin. Mais j'ai le sentiment que le courant strauss-kahnien est ouvert à tous les vents et qu'un regroupement avec les fabiusiens n'est pas si impossible. Enfin, j'espère profondément que Martine Aubry et ses amis nous rejoindront, accompagnés d'une nouvelle génération qui représente la jeunesse du parti. Afin de porter une nouvelle vague, entre "le lac de Genève Delanoë" et "le clapotis sur le lac de Genève Royal".

C'est l'ancien responsable du MJS qui parle. Quinze ans après son autonomie sous votre présidence, que répondez-vous à ceux qui stigmatisent la pouponnière de jeunes éléphanteaux?
Oui, c'est une pouponnière à cadres du parti. Ça sert à ça un mouvement de jeunesse. Quand je vois le niveau de certains de nos dirigeants, j'aurais bien aimé qu'ils soient passés dans une organisation de jeunesse. Aujourd'hui, je pense qu'il y a plus de débats politiques au MJS qu'à Désir d'Avenir ou dans une section du PS. Même s'il y a eu des hauts et des bas, le MJS a trouvé sa place dans le mouvement social, comme lors du dernier CPE. Et c'est une victoire, quand on voit l'accueil de n'importe quelle autre structure socialiste dans les collectifs ou les manifestations. Enfin, quand on voit le sort réservé aux anciens cadres du MJS, ce ne sont pas des trajectoires à la Delphine Batho ou à la Aurélie Filipetti, ou celles de ces jeunes coqs qui se tapissent dans l'ombre d'un premier fédéral en allant à la niche. Eux, ils sont généralement à la gauche du parti et si ce sont des éléphanteaux, on ne les a pas vraiment aider à sortir les pieds du marécage.

Vous avez fondé avec Noël Mamère un think-tank, La Forge, regroupant économistes et jeunes chercheurs. Actuellement, êtes-vous en mesure d'offrir quatre ou cinq idées forces comme celles de Jospin entre 1995 et 1997?

Je pense qu'on est encore flou. On est au point sur les questions de révolution fiscale, avec la création d'un impôt universel et la mise en place de nouvelles fiscalités environnementales ou d'aide à l'investissement, comme de l'assèchement de flux financiers issus de paradis fiscaux. En bref, créer un choc fiscal pour permettre de nouvelles régulations et de meilleures redistributions. Il y a ensuite des domaines entiers de travaux. On bosse sérieusement sur les questions carcérales, avec Serge Portelli par exemple, ou sur l'accès aux biens culturels. Mais notre problématique est claire, sur les questions d'urbanisme, d'école et de logement, comme sur l'économie. On doit se poser la question de la possibilité de déficits, comme on n'échappera pas à la question des renationalisations. On ne peut pas dire qu'il va y avoir un problème d'accès à l'énergie et laisser ces secteurs continuer à se faire désosser par les traités européens, sans penser se réapproprier à un moment ces instruments d'accès au bien public. On y travaille encore, mais on y travaille vraiment.

Posted by Benoit Hamon on mai 13, 2008 at 08:55 AM dans Médias | Permalink

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Commentaires

Bon au moins on peut te répondre concrètement sur quelques points.
Sur la vision de ségolène Royal je te conseillerais de ne pas trop t'avancer et de faire des prospectives. Toi qui a défendu le pacte présidentiel tu ne peux pas dire qu'il était à droite:) Je remarque que tu fais la même critique que nous, c'est-à-dire penser que c'est en faisant de la politique de l'incantation que l'on fait bouger les choses n'amène à rien. On est d'accord dire que l'on va augmenter la Smic à 1500 euros tout de suite personne n'y croit et puis de toutes façons ce n'est pas l'enjeu principal de société même s'il en est un outil.

Ensuite sur ta vision politique de l'avenir du PS: tu proposes une confrontation directe avec un programme de droite en défendant clairement des valeurs de gauche dans un lutte des classes s'il le faut. Ai-je bien compris?
Si c'est le cas et bien voilà un clivage politique entre nous. je lis que tu nous critiques bien en disant que certains socialistes auraient une vision bisounours de la société en voulant que tout fonctionne bien ensemble et que ce serait impossible. Et pourquoi ne serait-il pas un idéal de gauche de rassembler et d'unir les composantes d'une société humaine plutôt que de vouloir systématiquement opposer les uns aux autres?
Tu te demandes donc comment serait -ce possible? Je te réponds par le donnant-donnant. C'est-à-dire conditionner les aides publiques à un comportement citoyen respectueux du progrès social et du respect de l'environnement. Voilà une mesure qui est incitative et qui peut permettre à l'ensemble d'une société d'accepter les règles parce qu'elles ont justes.

Sur l'Europe tu préconises une part de protectionnisme et franchement on est d'accord. Mais un protectionnisme intelligent qui ne mette pas non plus en péril les pays du sud. Car comme tu le sais sûrement l'équilibre est fragile et lorsque l'on pense à sauvegarder notre économie on atteint celle des autres et particulièrement des plus faibles. Alors pourquoi ne pas envisager une TVA sociale qui serait reversée à l'aide au développement. Cette TVA permettrait de taxer les produits des pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales et donc de rééquilibrer les prix. C'est une piste qui n'est pas actée parce qu'il faudrait aller au fond des choses et j'aurais besoin de 3 pages pour en tirer les conséquences sans avoir de crampes dans les doigts!:)

Enfin tu fais l'apologie du MJS parce qu'il serait la conscience de gauche du parti. Pour cela tu te permets de dénigrer ceux qui n'y seraient pas passés comme Batho ou Filipetti. Je ne trouve pas cela très classe de ta part. Car comment tu peux juger le parcours des uns et des autres et de dire que ceux-ci sont moins légitimes que le tien? Un engagement politique ne se juge pas sur le nombre des années passées à militer. être trotskiste c'est mieux que vert ou antiraciste? C'est ce que je reproche le plus fortement à cette ligne du PS c'est son côté sectaire et dogmatique qui voudraient que tout le monde soit formaté sur le même moule idéologique. Mais qui nous dit qu'il faut de la diversité des opinions et non le formatage des individus? Tu es en contradiction totale avec le fond de ton discours.
Et c'est là où je comprends que tu es loin d'avoir encore fini ta maturation politique. Et si tu suis la voie de Fabius tu risques de finir dans le même état. La maturité politique c'est lorsqu'on est assez grand pour ne pas juger les attaques de ses petits camarades qui voudraient se hausser à votre niveau. Finalement tu es plus mesquin que je ne le pensais réellement. Je pensais que tu incarnais une ligne politique mais que tu étais assez ouvert d'esprit. Déçu de ce côté là.
Et l'analyse politique de DDA n'a rien à envier au MJS si tu veux mon avis. Il me semble d'ailleurs que c'est un mouvement de jeune plutôt protestataire et qui s'oppose frontalement sur les sujets de société sans chercher à voir toutes les conséquences d'une action politique. C''est normal lorsqu'on est jeune d'être plus sensible à des révoltes mais lorsqu'on grandit en âge on prend conscience de la réalité vécue et on cherchera plutôt des pistes permettant de résoudre des conflits positivement plutôt que dans la confrontation stérile. C'est ce qu'on appelle accéder à la maturité politique.

Franchement j'attends du futur leader du PS qu'il soit assez grand pour nous élever collectivement plutôt que de vouloir nous cantonner dans une lutte qui sera au finale toujours stérile.

Rédigé par : asse42 | 13 mai 2008 14:35:03

voilà qui fait du bien... pour rejoindre ton autre billet sur ta présence sur internet, personnellement c'est de cela dont j'ai besoin : du fond, du fond, du fond et de l'espoir, quelque chose qui nous dit qu'on a raison d'y croire encore, qu'on se bat pour quelque chose...
comme Razzy hier sur LCP, après la diffusion du Promeneur du Champ de Mars, expliquant que le seul socialiste à avoir gagné une présidentielle l'avait fait sur un positionnement clairement à gauche...

Rédigé par : Amélie | 13 mai 2008 14:47:36

Amélie

Voilà une réflexion intéressante: "le seul socialiste à avoir gagné une présidentielle l'avait fait sur un positionnement clairement à gauche...". Mais qu'est-ce qu'elle sous-entend? Que l'on doit reproduire les schémas du passé?

Crois-tu vraiment que l'on pourra encore gagner majoritairement dans le pays si on s'en tient à une alliance exclusive avec notre gauche? Surtout si se constitue un pôle à dimension anti-capitaliste. Pourrons-nous sérieusement envisager une alliance avec Besancenot par exemple?
Avec le PC certes, il nous apportera ses 2% nationaux, les verts pareils, les alters? Idem. Alors admettons que nous soyons très fort et que nous soyons à 35% au premier tour de 2012. Que PC, verts font 5%. Qu'à notre gauche Besancenot fait 10% avec son positionnement révolutionnaire anti-capitaliste. Que Bayrou fasse 10% aussi comme le FN et que l'UMp fasse 30%.

Comment envisager sérieusement une alliance et avec qui? Tiens voilà un problème politique à poser au MJS pour qu'il nous apporte une réponse crédible et innovante. On est preneur. Surtout venant du grand manitou Hammady qui voulait virer tous ceux qui n'étaient pas sur sa ligne pendant les municipales! En attendant il s'est pris une belle gauche dans sa tronche et je pressens que pour lui ce n'est pas fini!

Voilà faites-nous rêver le MJS! On attend que cela.

Rédigé par : asse42 | 13 mai 2008 17:47:15

Bien que je ne sois pas sur la même ligne politique que toi, j'apprécie au moins que tu axes essentiellement pour ne pas dire exclusivement tes propos et interventions sur le fond.
On ne peut pas en dire autant de tout le monde, et asse42 est surement bien placé pour en parler !
Les quelques piques personnelles sont effectivement malvenues, même si elles ne sont pas forcément fausses...

Hormis la parenthèse "synthèse du Mans", il s'avère que le NPS a été de loin le courant le plus cohérent ces dernières années, posant des vraies questions de fond et apportant des réponses (dont on peut discuter d'ailleurs).
J'attends personnellement avec impatience la contribution de Ségolène Royal, espérant comprendre enfin la ligne politique qu'elle défend.

Pour ma part, c'est ce vide de réflexions et de boulot de fond au PS qui m'a pour l'instant conduit à ne pas prendre ma carte, même si j'ai conscience de l'efficacité de l'action collective.

Sur le fond, la question est toujours la même: comment trouver des solutions pertinentes dans un monde qui a bougé et comment rassembler 51% des voix au 2nd tour ?

Je ne crois pas à l'illusion des renationalisations ou à la seule posture du clivage (nécessaire,tant il est vrai que nous avons beaucoup perdu sur le bataille des idées).
En revanche, une réforme fiscale est indispensable, surtout qu'elle conditionne tout le reste.

Bon courage pour la suite dans tous les cas


Rédigé par : Jacques | 13 mai 2008 18:22:59

Bien que je ne sois pas sur la même ligne politique que toi, j'apprécie au moins que tu axes essentiellement pour ne pas dire exclusivement tes propos et interventions sur le fond.
On ne peut pas en dire autant de tout le monde, et asse42 est surement bien placé pour en parler !
Les quelques piques personnelles sont effectivement malvenues, même si elles ne sont pas forcément fausses...

Hormis la parenthèse "synthèse du Mans", il s'avère que le NPS a été de loin le courant le plus cohérent ces dernières années, posant des vraies questions de fond et apportant des réponses (dont on peut discuter d'ailleurs).
J'attends personnellement avec impatience la contribution de Ségolène Royal, espérant comprendre enfin la ligne politique qu'elle défend.

Pour ma part, c'est ce vide de réflexions et de boulot de fond au PS qui m'a pour l'instant conduit à ne pas prendre ma carte, même si j'ai conscience de l'efficacité de l'action collective.

Sur le fond, la question est toujours la même: comment trouver des solutions pertinentes dans un monde qui a bougé et comment rassembler 51% des voix au 2nd tour ?

Je ne crois pas à l'illusion des renationalisations ou à la seule posture du clivage (nécessaire,tant il est vrai que nous avons beaucoup perdu sur le bataille des idées).
En revanche, une réforme fiscale est indispensable, surtout qu'elle conditionne tout le reste.

Bon courage pour la suite dans tous les cas


Rédigé par : Jacques | 13 mai 2008 18:26:16

Asse42,

Pourquoi taper sur les MJS, sais-tu ce qui s'y passe réellement, as-tu déjà assister à une réunion, mieux, es-tu sortis de DDA?

Visiblement non, tu nous rabache un discours plat et sans réel intérêt, tu voudrais réunir droite et gauche ("rassembler et d'unir les composantes d'une société humaine plutôt que de vouloir systématiquement opposer les uns aux autres") alors rejoins Bayrou c'est son leitmotiv! Ou alors je n'ai rien compris... Il y aura toujours des mécontents, quoiqu'il arrive et SR n'y changera rien crois-moi!

Autre chose, que fait Fabius au milieu de tout ça? Pourquoi sans arrêt faire référence à d'autres alors que nous sommes ici pour parler de Benoit Hamon et de sa vision des choses non?

Enfin revenons sur le terme de maturité politique, qui es-tu grand sage pour juger de la maturité politique de quelqu'un et sur quels critères te bases-tu?

PS: Pour ton info, Razzy Hammadi n'est plus au MJS depuis un an environ je crois!

Rédigé par : Rémi | 13 mai 2008 19:43:15

Deuxième poste pour répondre à Benoit puisque c'est avant tout le but d'un tel blog!

J'espère que la Forge bosse, parce qu'il y a bien du pain sur la planche. En tout cas les pistes abordées dans l'interview me paraissent bonnes.

Pour ce qui est du clivage, je partage ton avis. Je pense qu'il faut remettre au clair le paysage politique de la France et ça passera par une remise au goût du jour du "vieux" (vade retro satanas, mot à banir du dictionnaire socialiste selon SR ou BD) clivage, parce qu'il y aura toujours une gauche et une droite.

Ensuite des positions osées et j'aime ça. Obama plus à gauche que Delanoë, fiouuu! Il fallait bien que quelqu'un le dise!

Enfin, le MJS (dont je fais parti). Je trouve que le PS aurait bien à apprendre de ce mouvement de jeunes qui ne demandent qu'à changer la société tant de part son hétérogénéité mais aussi par son fonctionnement. J'ai essayé de comparer les 2 ambiances, réunions de section PS et réunions MJS, il n'y a pas photo. On peut dire ce que l'on veut mais l'ambiance des réunions représente une bonne pige de l'efficacité d'une organisation!

PS: Désolé Benoit tu devrais être le seul à te défendre puisque c'est ton blog mais quand je vois de telles prises de position je ne peux pas m'en empêcher il faut que je réponde!lol

Rédigé par : Rémi | 13 mai 2008 20:01:26

Asse 42 se demande « pourquoi [ce] ne serait pas un idéal de gauche de rassembler et d'unir les composantes d'une société humaine plutôt que de vouloir systématiquement opposer les uns aux autres ». La réponse est tout simplement que les intérêts conflictuels des hommes ne sont pas toujours conciliables et qu’il faut donc arbitrer entre des intérêts opposés qui ne sont pas tous également légitimes. Il n’est donc pas toujours possible de tenir les deux bouts de la chaîne, comme les socialistes essaient trop souvent de le faire, donnant de la sorte l’impression qu’on peut faire une chose et son contraire. Par exemple, on ne peut pas être favorable à un référendum sur l’Europe et aussi contre, comme SR

Rédigé par : chatel | 13 mai 2008 20:32:56

Asse42,
je me contente de faire un constat : quand il y a eu une union de la gauche nous avons gagné, quand nous avons dragué les centristes, que "nous" sommes allés jusqu'à mendier leur soutien au pied d'un immeuble, nous avons perdu...
manifestement, le recentrage du PS ne paie pas. En 1997, nous avions un vrai programme de changement de société, avec une alliance avec nos partenaires de gauche et nous avons gagné. En 2004, nous avons gagné dans les Régions avec des programmes ambitieux, innovants et bien marqués à gauche. En 2008, au moins sur les cantonales, on peut faire le même constat...

En tant qu'Aquitaine, je me souviens bien de Bayrou aux régionales, je vois bien quelles sont les positions du groupe "Démocrate" au conseil régional... et j'ai regardé de près ce qui s'est passé à Pau, où, là encore, la gauche a gagné contre des UMP, des sans-étiquette portés par le Modem et des anciens socialistes passés au Modem...
Désolée, Asse42, les faits sont là... Après, je n'ai pas honte de dire que je me sens presque toujours plus proche de Besancenot que de Royal (encadrement militaire des jeunes, "donnant-donnant", "assistanat"), même si je pense que c'est le Parti socialiste qui est le seul à même de gagner et donc d'agir sur la réalité, sur la ligne que Benoît exprime dans cette interview... et que c'est pour cela que j'ai fait campagne pour Ségolène, que j'ai voté pour elle les 22 avril et 6 mai... Je crois que nous, ceux qui défendons cette ligne, ceux du MJS, ceux qui n'y sont plus, n'avons pas ménagé nos efforts pour gagner cette présidentielle...
Pour les propositions du MJS, il faut fermer les yeux et les oreilles bien fort pour ne pas les connaître... le 22 avril 2006 nous étions plus de 1000 dans un gymnase de Paris pour présenter nos 12 propositions pour 2007 : http://www.mjsfrance.org/rubrique.php3?id_rubrique=258... Quelque unes d'entre elles ont pu être intégrées au programme voté par les militants en juillet 2006, vote des militants sur lequel s'est assise la candidate quelques mois plus tard... Il ne restait guère à la fin que l'allocation d'autonomie, intégrée in extremis dans le Pacte... Alors, oui, le MJS propose, débat, réfléchit, et fait son possible pour être utile... mais il n'y a pire sourd que celui qui ne veut entendre !!

Rédigé par : Amélie | 13 mai 2008 22:44:37

Remi

Ne t'inquiètes pas je connais très bien la carrière politique de ce Razzyie Hammady. Celui qui a hurlé pendant la présidentielle au CPE de gauche lorsque ségolène Royal a sorit son contrat première chance en faveur des jeunes qui sortent su sytéme scolaire sans travail. Je sais très bien qu'il n'est plus président du MJS depuis un an, que c'est notre premier secrétaire à la riposte et qu'il s'est pris une claque à Orly. Ensuite je n'aime pas que ce jeune coq en appelle à l'inquisition contre la position de Rebsamen à Dijon par exemple.

Ne me mésestime pas parce que je suis un membre DA tu serais surpris. Ma réponse sur la maturité à Hamon venait en réponse à sa même réflexion me concernant. Ce qu'on appelle en toute amitié socialiste un renvoi d'ascenseur.

Enfin excusez-moi d'être un peu dur avec vous mais quand je vois Amélie qui me fait un cas général de son cas particulier et qu'elle part de 1981 pour baser sa réflexion sur 2007... Je me demande qui est vieux et qui est jeune ici!
Mais qu'elle sache que je partage son avis sur Bayrou et ce n'est pas que le cas de 2007 s'est passé qu'il doit automatiquement se renouveler. Quand à d'orès et déjà lui fermer la porte au nom du dogme du rassemblement qu'à gauche, je vous le laisse volontiers à vous socialistes du XX ème siécle...

Rédigé par : asse42 | 14 mai 2008 01:11:38

Je ne saisi pas bien la private-joke ondoyante sur les clapotis Lémaniques ?!
________

Sinon, le texte de Bertrand est effectivement très décevant! Certes on pouvait attendre un positionnement au centre du parti. Mais là... ce n'est pas que le texte soit "trop" ou "pas assez" à gauche, il n'est tout simplement pas animé. Pas un souffle, pas une vision d'ensemble qui puisse permettre de "lire" les enjeux du monde contemporain pour les socialistes.
SR vs BD... Si on en reste là, pour tout dire je vais regretter les textes de DSK qui avaient au moins le mérite d'ouvrir un véritable débat idéologique structurant!

Entre ces robinets d'eau tiède et les 4 niaiseries que nous proposait LIBE ce matin pour réveiller la gauche... Je me dis que nous ne sommes pas "la gauche du PS", nous incarnons simplement une pensée socialiste cohérente, structurée et moderne. "Moderne" au sens littéral du terme : une analyse du présent à la hauteur des attentes de nos contemporains.

La "modernité" socialiste ne peut être la somme algébrique des complexes et des maladies honteuses de la Gauche depuis 30 ans. J'avais 18 ans à la chute du Mur de Berlin : je n'ai pas d'oeudype à régler avec la mère patrie du socialisme réel! Je n'ai pas peur de mon ombre... il n'y a ni polichinelle... ni bolchévik dans le tiroir! Pour être de mon temps, je n'ai pas ce curieux sentiment de devoir "faire contrition" ni d'avoir à "renier" quoi que ce soit. Cela ne fait pas partie de mon petit catéchisme socialiste...

Cependant, il nous faut effectivement "casser les tabous" de la gauche, au nom de la modernité et de l'efficacité : Pourquoi s'interdirait-on l'outil de la nationalisation ? De quoi a-t-on "peur" ? Si la plupart des observateurs sont d'accord pour dire que le marché n'est apte ni à produire durablement nos énergies, ni à investir à long terme sur les infrastructures... Pour quelle mystérieuse raison n'en tirerions nous pas les conséquences ? En voila un vilain tabou irrationnel!

Je suis intimement persuadé qu'une génération socialiste, celle qui a fait ses classes avec la guerre froide, vit encore avec l'ombre portée du Mur, comme un amputé continue de vivre avec la chimère de son membre disparu.
Les professions de foi de modernité, invariablement réitérées, relèvent de cette pathologie. Les fausses pudeurs d'une Gauche sincère, mais qui ne sait plus comment s'assumer pleinement, sont le lointain écho d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître...

La Gauche des archaïsmes et des tabous freudiens n'est pas forcément où l'on dit qu'elle est.
C'est la bataille culturelle d'une génération, du grain à moudre pour quelques temps encore!

Bon courage... à tout/es ceux/celles qui ne se sentent pas amputé/es du poing gauche

Rédigé par : Christophe B | 14 mai 2008 02:15:39

Asse42,
je baserais volontiers mes raisonnements sur les résultats de 2012 mais j'ai oublié ma boule de cristal ce matin... en tout état de cause, la réalité des faits, même passés, est bien plus éclairante il me semble que l'arithmétique électorale à laquelle tu te livres...
Dans un canton que je connais bien, historiquement tenu par la droite, si l'on ajoute les scores des candidats socialiste et communiste d'un côté, ceux des candidats Modem/UMP, nouveau centre et MPF de l'autre, on obtenait à l'issue du 1er tour une majorité de 50,29%pour la gauche. Le conseiller général, Matthieu Rouveyre, ex secrétaire national du MJS, qui sait ce que c'est de conduire une campagne, d'argumenter, de réfléchir, d'écouter, a finalement été élu avec 52,7%... Les raisonnements mathématiques ne servent à rien... alors il me semble que disqualifier l'expérience collective au profit de calculs fumeux est bien hasardeux et présomptueux...

Rédigé par : Amélie | 14 mai 2008 08:43:32

Amélie

Merci de faire toi-même la preuve que l'on ne peut calquer ses raisonnements futurs sur des expériences passées! Rien n'est acquis en politique et les forces de pensée sont mouvantes. Doit-on en ce cas rentrer dans des schémas pré-établis nous enjoignant de ne pas sortir de notre gauche? Ou s'autorise-t-on à ne fermer la porte à aucune bonne volonté progressiste d'où qu'elle vienne?

Christophe B

Ton commentaire est très intéressant. D'abord je précise que ségolène Royal n'a pas encore déposé son texte mais cela se fera en temps voulu. Pour l'instant elle construit.
Je suis moi aussi pour une dose de nationalisation mais le plus dur sera de le faire admettre au niveau européen car évidemment cela remettrait en cause le dogme libéral de la concurrence libre et non faussée qui serait la panacée. Je suis par exemple pour un pôle publique de l'énergie, pour qu'on renationalise la Poste et qu'on crée une banque publique qui fonctionnera sur d'autres critères. Voilà quelques domaines où je pense que la puissance publique devra retrouver son autorité juste.

Rédigé par : asse42 | 14 mai 2008 09:59:34

Bonjour Benoit, pourquoi nos aspirants cadres du PS sont ils subtitement pris d'une frénétique envie de nous parler de l'amérique Latine comme d'un modèle ou d'une source d'inspiration ? Leur modèle social n'a RIEN à voir avec nous, c'est sans doute les endroits où les inégalités de revenus sont les plus violentes.
Les Etats sont faibles et dotés de resources en matères premières que nous n'avons pas ( Gaz, Petroles, mines)
LA violence politique est inouïe.

Tout cela m'inquiête. Je connais des gens qui reviennent de la bas et nous disent que certains sont devenus fous ici en fantasmant plus ou moins sur ce qui se passe la bas.


Rédigé par : dagrouik | 14 mai 2008 10:50:08

en vous laissant vous charger de l'inénarrable asse42 (ce que vous faites très bien), je vous invite - à propos de clivage droite gauche et de la tentation centriste - de consulter ce petit article intitulé "le centre est-il soluble dans la gauche ?"

http://sarkononmerci.fr/files/Left%20Center%20Citizens.html

Rédigé par : dedalus | 14 mai 2008 16:22:58

asse 42 écrit :"cela remettrait en cause le dogme libéral de la concurrence libre et non faussée qui serait la panacée". Mais pour remettre en cause ce dogme libéral, il aurait fallu voter "non" en 2005, ce que SR n'a pas fait, puis confirmer ce vote à l'occasion du référendum sur le Traité de Lisbonne qu'il appartenait à SR et au PS d'exiger. On ne peut pas être favorable aux nationalisations et approuver la poursuite de la construction d'une Europe libérale, de même qu'on ne peut pas, à l'instar de SR, être pour la démocratie participative et ne pas exiger de référendum sur le Traité de Lisbonne. L'action politique exige un minimum de cohérence.

Rédigé par : chatel | 14 mai 2008 17:23:49

Très cher Chatel

Je vois que tu insistes pour avoir des explications. Ta soif d'arguments me va droit au coeur et je me fais donc un plaisir de te répondre.
je reprends avec plaisir ta phrase si tu permets:"L'action politique exige un minimum de cohérence."

Je suis entièrement d'accord parce qu'être socialiste c'est aussi être européen. Il me semble que c'est un engagement fondamental de la condition socialiste. Nous, le PS, avons vocation à gouverner le pays dans le futur et nous allons devoir composer avec des pays européens de différentes sensibilités politiques. C'est comme ça. l'Europe n'est pas uniforme. Et pour garder notre capacité de persuasion nous devons montrer que nous ne fuyons pas les débats lorsqu'ils ne nous conviennent pas. On assume la réalité mais on ne s'empêche pas de vouloir convaincre.

Il est évident que si on commence, nous socialistes, à voter NON à tous les traités parce qu'ils n'intègrent pas notre idéal alors nous risquons de perdre notre influence et laisser le champ libre à d'autres idéologies, notamment anglo-saxonnes. franchement ce n'est pas mon désir d'avenir!
Moi j'espère que l'Europe retrouve une capacité de construire en commun des projets industriels, qu'on développe les échanges entre population, qu'on informe encore plus sur l'Europe et que nous parvenions à faire de celle-ci une entité capable de protéger sa population tout en respectant le Monde.

Et pour cela je suis convaincu que nous devons être dedans plutôt que dehors.

Rédigé par : asse42 | 14 mai 2008 17:40:19

@asse 42
"Etre socialiste c'est aussi être européen". Permettez-moi de vous faire remarquer que cette formule est dénuée de sens. On peut évidemment très bien être socialiste ailleurs qu’en Europe. En réalité, vous voulez dire, me semble-t-il, qu’être socialiste, c’est être favorable à la construction de l’Europe. Soit, mais il ne s’ensuit pas qu’il faille approuver les progrès de la construction européenne lorsque ceux-ci sont manifestement incompatibles avec les valeurs fondatrices du socialisme. Pour autant, il ne s’agit pas de « voter « non » à tous les traités parce qu'ils n'intègrent pas notre idéal », comme vous l’écrivez trop rapidement ; il faut seulement voter « non » à ceux qui le contredisent manifestement. Encore une fois, c’est une question de cohérence.
Mais surtout de quel droit les socialistes et l’UMP ont-ils imposé aux français leur conception de l’Europe alors que ceux-ci, très sagement, l’avaient rejetée en 2005 ? Je le répète, il appartenait à SR, qui avait pris des engagements à ce sujet pendant la campagne, d’exiger un référendum sur le traité de Lisbonne. En ne le faisant pas elle a gravement manqué à son devoir et trahi la confiance que les électeurs nonistes lui avaient accordée, trop naïvement sans doute, lors de l’élection présidentielle, parfois même dès le premier tour. J’ai peine à croire que ces mêmes électeurs n’en aient pas maintenant tiré les leçons qui s’imposent.

Rédigé par : chatel | 14 mai 2008 19:14:48

Chatel

Je vois bien que tu poursuis une croisade sur l'Europe qui ne nous mènera nulle part l'un et l'autre surtout sur un blog qui ne nous appartient pas. Je me suis exprimé du mieux que j'ai pu et je ne pourrais te convaincre je le sens;-) Donc restons-en là par égard pour benoît qui nous héberge sur son blog.

Rédigé par : asse42 | 14 mai 2008 20:23:56

@ asse

L’expression « croisade sur l’Europe » résume mal mon argumentation. Par ailleurs notre désaccord ne porte pas que sur la compatibilité de l’Europe libérale actuelle avec les valeurs socialistes; il porte aussi sur SR qui me paraît aujourd’hui totalement disqualifiée pour les raisons exposées précédemment.

Rédigé par : chatel | 14 mai 2008 21:35:03

Alors c'était ta croisade anti-ségolène Royal si ça peut te fortifier dans ton engagement socialiste c'est le principal. Si tu y trouves ton bonheur je ne peux pas t'en priver. C'est ton droit.

Rédigé par : asse42 | 14 mai 2008 22:52:36

@ asse42
"Tu poursuis une croisade sur l'Europe", " c'était ta croisade anti-Ségolène Royal". Les procès d'intention servent d'expédient lorsqu'on est à court d'arguments.

Rédigé par : chatel | 15 mai 2008 07:39:49

@dagrouik

Ce que tu dis sur l'amérique latine est très variable selon les pays. Tu amalgames une quinzaine d'état aux situations très différentes. Tous ne sont pas richement dotés en matières premières, tous ne sont pas violents politiquement, tous ne sont pas des états faibles. Le seul point commun c'est que la gauche y gagne sur des lignes volontaristes.

Rédigé par : Leo | 15 mai 2008 11:42:24

Est ce qu'on peut arrêter de nous bassiner d'un côté avec ségolène c'est formidable et de l'autre Bertrand c'est mieux. A ce stade, on s'en fout! on donne une image collective désastreuse.

Rédigé par : sylphide | 15 mai 2008 12:10:55

@ sylphide
"A ce stade, on s'en f…!". Ce n'est pas mon avis car ni l'une ni l'autre n'incarne la ligne que le PS devrait adopter et qu'exprime très bien BH dans son Entretien avec Médiapart : pas de recentrage, le modèle de la social-démocratie est en crise, il faut assumer la conflictualité de la société, le problème de la redistribution des richesses ne concerne pas que les richesses nouvellement produites, il faut réarmer les Etats et prévoir des restrictions au libre échange, des nationalisations peuvent être utiles, il faut réactiver le projet de VIème République... S’agissant de ce dernier point, il me semble qu’il devient urgent d’interrompre la présidentialisation rampante de la Vème République, d’autant plus que celle-ci commence à déteindre sur le fonctionnement interne du PS …

Rédigé par : chatel | 15 mai 2008 18:08:45

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