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20/03/2008

Qui sont ces nouveaux acteurs qui déstabilisent les marchés financiers ?

Hedge_funds_3Le marché financier mondial, dans un contexte de liberté de circulation absolue, de taux d'intérêts bas et d'explosion des liquidités, a vu l'émergence de phénomènes et d'acteurs nouveaux.

1) Hedge Funds (fonds alternatifs), Private equity (fonds de capital investissement), Funds of Funds (FOHFs), fonds souverains, LBO (leveraged buy-outs, rachat par effet de levier ou financement d'acquisition par emprunt) et agences de notation

- Les Hedge funds et Private Equity, sont des fonds d'investissements privés établis à 70% "off-shore", pour minimiser les contraintes fiscales et législatives, qui investissent à court terme sur l'ensemble des places financières mondiales.

- Les LBOs. Ces fonds lèvent par l'emprunt les ressources nécessaires au rachat d'entreprises cotées, avec l'objectif de maximiser leurs bénéfices à très court terme (deux ou trois ans), pour pouvoir à la fois payer les marges des fonds et de leurs managers, satisfaire les investisseurs et rembourser les emprunts, ce qui conduit normalement à la fin de l'entreprise cible.

2) Réglementation lacunaire et inadaptée

Cette nouvelle organisation des marchés financiers apparait nettement moins réglementée que celle qui l'a précédée.

Les places financières off-shore permettent aux opérateurs qui y sont établis d'intervenir sur les autres places financières, tout en se soustrayant à leur régime réglementaire et prudentiel.

Le modèle de surveillance classique, basé sur le rôle de superviseur des banques centrales sur les activités bancaires, sur les règles de transparence boursière et sur le droit des sociétés, est clairement inadapté face à cette nouvelle réalité.

Les fonds échappent à la fois au contrôle des activités bancaires et à la surveillance des marchés boursiers. En Europe, l'euro et le marché unique n'ont pas conduit à une unification de la supervision, qui reste donc fragmentée et inadaptée à la nouvelle réalité.

- Les fonds souverains naissent de la volonté des Etats qui accumulent les surplus commerciaux (pays producteurs de gaz et de pétrole, économies exportatrices asiatiques), de diversifier leurs investissements au delà des réserves monétaires. Ils deviennent alors des investisseurs sur les marchés financiers, ce qui pose des questions en termes notamment d'indépendance stratégique des pays européens.
- Les agences de notation sont un élément essentiel de ce nouveau système financier. Les stratégies d'investissement de l'ensemble des opérateurs sont basées sur les notes attribuées par ces agences. Le problème est que les évaluations de ces agences ne sont pas complètement fiables, elles sont par exemple passées à côté de la crise des "subprimes", notamment pour des raisons de conflits d'intérêts entre leur rôle d'évaluation indépendante et extérieure et leur activité de consultance au bénéfice souvent des entreprises qu'elles sont censées évaluer.

Posted by Benoit Hamon on mars 20, 2008 at 02:18 PM dans Témoignages | Permalink

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Commentaires

Toutes ce nouvelles formes d'asservissement sont connues de tous! Même des plus illettrés. Tous ces constats sont exacts. Mais les solutions sont trop floues! Ne laissons pas toutes ces nouvelles organisations prendre le pouvoir. Prenons le! Pour cela il faut combattre ces constats au jour le jour! Il ne faut pas laisser aller ces groupes privés contrôler l'économie. La situation est aussi grave qu'une dérive. Une dérive commerciales, une dérive politique! Réagissons à ce courant libéral et dictatorial qui pollue la vie de tout concitoyen. Mr Hamon, Vous êtes en voie de prendre la tête de ce combat. Ne laissez pas cela passer!

Rédigé par : ardeur | 20 mar 2008 23:25:34

Il est intéressant de lire un article faisant état des marchés aujourd'hui. Mais je ne poursuivre la lecture du billet avant d'avoir corrigé toutes ces erreurs de définition.

1. Les fonds de LBO sont des fonds de private equity!

2. Les fonds de private equity sont différents des hedges funds ! Par définition les fonds de private equity n'investissent pas sur les marchés mais dans des entreprises dont le capital est privé (private equity) par opposition aux entreprises dont le capital est "public", ie cotées sur un marché.

3. Les fonds de private equity sont peut-être privés mais dépendent, pour beaucoup d'entre eux, de capitaux provenant en partie d'acteurs publiques (la Caisse des Dépôts et Consignation notamment).

4. Les fonds de LBO ne font que très peu de rachat d'entreprises cotées. La majorité des opérations sont des rachats d'entreprises présentant un fort potentiel de croissance et dont le capital est privé (encore une fois private equity). Une grande partie des opérations est d'ailleurs un accompagnement des employés pour racheter leur entreprise (MBO,...).

3. La maximisation des bénéfices pour payer les marges des fonds: je ne comprend pas le sens de votre propos. Pour information, les bénéfices et pour être plus précis les flux de trésorerie positifs (si la société encaisse plus d'argent qu'elle n'en dépense) servent en premier lieu à rembourser la dette auprès de la banque. Ce n'est qu'ensuite que le fonds et les autres actionnaires (employés et/ou managers) sont dédommagés du risque qu'ils ont pris à financer l'entreprise pour les uns, à la faire fonctionner pour les autres. La petite subordonnée finale "ce qui conduit normalement à la fin de l'entreprise cible" me laisse sans commentaire (c'est tellement simpliste, non argumenté et totalement illogique, témoignant d'un réel manque de connaissance du secteur).

Je vais tout de même lire la suite de votre propos car je suis curieux de voir la conclusion d'une analyse menée par une personne croyant que les fonds de LBO investissent dans des entreprises cotées et donc auraient (?) un impact sur les marchés !

Rédigé par : Lo. | 21 mar 2008 19:27:37

Voila un sujet pour vous monsieur Hamon, vous qui dites défendre la liberté d'expressio

Un sous-préfet limogé pour une tribune violemment anti-israélienne
Le sous-préfet de Saintes a été révoqué par le ministère de l'Intérieur après la publication d'un texte sur Oumma.com
AFP
LIBERATION.FR : samedi 22 mars 2008
Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié une tribune "violemment anti-israélienne" sur le site internet "Oumma.com", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

Dans une tribune publié le 13 mars, M. Guigue estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les +snipers+ abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat".

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a "été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions" de M. Guigue, a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur, sans fournir plus de précision.

Enarque, normalien, M. Guigue a publié plusieurs ouvrages, dont "Proche-Orient: la guerre des mots", et tribunes sur la situation proche-orientale.

Rédigé par : | 22 mar 2008 22:02:04

Evidemment ma note était synthétique, et vous y trouverez forcément quelques raccourcis "rapides". Néanmoins Lo, vous avez fondamentalement tort et vous inaugurez sur ce site un genre très répandu par ailleurs : « la finance racontée aux enfants ». En répétant une erreur tout au long de votre raisonnement franco-français, l’ignorance des règles du jeu hors de nos frontières ce qui limite considérablement la portée de votre raisonnement. En ce dimanche de Paques je ne fais ici que des commentaires très succincts sur vos remarques les plus sérieuses, que je complèterai dés mardi prochain.

Vous dites : " Les fonds de LBO sont des fonds de private equity! »

En effet, mais les LBO sont aussi une activité des PE. Un fonds PE peut lancer une LBO en créant un fond LBO ad hoc

Vous dites : « Les fonds de private equity sont différents des hedges funds ! Par définition les fonds de private equity n'investissent pas sur les marchés mais dans des entreprises dont le capital est privé (private equity) par opposition aux entreprises dont le capital est "public", ie cotées sur un marché. »

C'est peut être votre seule critique sérieuse. Dans ma note j'ai mis les PE et les HF dans le même sac. En réalité les 2 sont différents, car en effet le PE sont spécialisé dans l’equity (capitaux propres - actions ou autres parts sociales) et les fonds sont normalement bloqués a moyen terme (2 ans par ex), alors que le HF investissent plutôt a court terme et sur de nombreux autres marchés et ont des activités très diverses et variées. Cela dit, la « créativité » financière est telle, surtout offshore, que la distinction entre les 2 n'est pas toujours si simple. En outre les HF investissent souvent dans des PE ou prêtent aux PE.

Vous dites : "Les PE investissent dans les capitaux privés (par opposition aux capitaux "publics", càd les actions des sociétés côtés en bourse) ?"

Oui et non. En France les "Fonds Communs de Placement à Risque" (FCPR) doivent en effet investir 50% au moins dans les capitaux privés, mais cela ne concerne que la France, pas le reste de l'Europe ni du monde. Par ailleurs, en effet les sociétés rachetées par LBO ne sont pas cotées (privées), mais c'est souvent parce que la première décision du nouveau management issu du rachat est celle de "délister" (ne plus coter en bourse), et se soustraire ainsi à de nombreuses obligations.

Vous dites : "Les fonds de private equity sont peut-être privés mais dépendent, pour beaucoup d'entre eux, de capitaux provenant en partie d'acteurs publiques (la Caisse des Dépôts et Consignation notamment)."

Et alors qu’est ce que cela change ? En outre il faut distinguer le marché français des autres, et distinguer aussi entre les investisseurs "normaux" dans les fonds (limited partners) et les investisseurs "dirigeants" (general partners).

Vous dites : "Une grande partie des opérations est d'ailleurs un accompagnement des employés pour racheter leur entreprise (MBO,...)."

Faux : le MBO ce n'est pas un accompagnement du rachat par les employés mais l'accompagnement du rachat par le "management".

Vous dites : "La petite subordonnée finale "ce qui conduit normalement à la fin de l'entreprise cible" me laisse sans commentaire (c'est tellement simpliste, non argumenté et totalement illogique)."

Je vous concède « souvent » à la place de « normalement ». Cela dit les exemples de LBO aux conséquences néfastes pour les entreprises cibles sont nombreux et ce pour 2 raisons : premièrement un endettement démultiplié pour l'entreprise cible (l'entreprise cible se trouvé chargé du poids du remboursement des fonds empruntés pour son propre rachat), qui réduit d'autant les possibilités d'investissement, premièrement, et deuxièmement le fait que les PE ont un horizon de 2 à 5 ans, pendant lequel ils veulent maximaliser les profits, plutôt qu'une stratégie industrielle à long terme (investissement lourds et échelonnées). Et pour finir, vous m’accompagnerez la prochaine fois, dans une des ces entreprises rachetées par des LBOs où par grappes de 300, 500 ou mille salariés, des hommes et des femmes perdent leur emploi au nom de votre vertueuse logique financière. En attendant révisez votre matière.

Rédigé par : BH | 23 mar 2008 11:44:48

www.info-palestine.net
La Journée internationale contre le racisme marquée par l’apartheid d’Israël
samedi 22 mars 2008 - Dr Mustafa Barghouthi - INP
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(JPG) Ramallah, 20 mars 2008. Ce 21 mars 2008 marque la Journée internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, mais pour les Palestiniens, il n’y a pas grand-chose à célébrer à cet égard.

Dans un contexte où l’occupation israélienne, toujours présente, se mue progressivement en un système d’apartheid, le texte de la Convention sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid n’a jamais été aussi pertinent, hors du cas de l’ancien régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

« Les Palestiniens sous occupation sont aujourd’hui confrontés à un système d’apartheid arrivé à maturité et caractérisé par une discrimination systématique » déclare le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne, le Dr Mustafa Barghouthi, député.

« Trouvez-moi un autre cas dans le monde où les routes sont réservées sur un critère ethnique ? Où une population de colons implantée en toute illégalité consomme 48 fois plus d’eau par habitant et par an que la population locale ? Où un peuple occupé paie deux fois plus cher le prix des services publics - tels que l’eau et l’électricité - que ceux qui les occupent ? Où un peuple est, comme le sont les Palestiniens, obligé d’acheter la nourriture au même prix du marché que l’occupant (les Israéliens) - dont le revenu par habitant est 30 fois supérieur - et est empêché de construire sa propre économie indépendante ? Où les malades souffrant d’affections chroniques n’ont aucun accès aux soins à cause de leur nationalité et n’ont donc plus qu’à mourir. »

« Ce sont là des manifestations concrètes de l’apartheid à un degré jamais connu, pas même au plus fort du régime d’apartheid d’Afrique du Sud » ajoute le Dr Barghouthi.

L’existence d’un système d’apartheid en Palestine a été signalée par le rapporteur spécial aux Nations unies sur la situation des Droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, le professeur John Dugard, lui-même sud-africain. Dans son rapport de janvier 2007 au Conseil des Droits de l’homme, Dugard écrit : « Les lois et pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés ressemblent, de façon certaine, à l’apartheid [...] et tombent probablement dans le champ d’application de la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid ».

Par ailleurs, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (dont Israël est signataire) stipule que « la discrimination entre les être humains pour des motifs fondés sur la race, la couleur ou l’origine ethnique est un obstacle aux relations amicales et pacifiques entre les nations et est susceptible de troubler la paix et la sécurité entre les peuples ainsi que la coexistence harmonieuse des personnes au sein d’un même Etat. »

« Le gouvernement Olmert s’est présenté lui-même comme apportant la paix dans la région à travers le processus d’Annapollis » remarque le Dr Barghouthi. « Mais c’est ce même gouvernement qui continue de construire le Mur d’apartheid ; qui a récemment donné le feu vert à l’expansion de plusieurs colonies ; qui fait tout pour fragmenter les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ; qui assure l’impunité à son armée et à ses colons dans leur violence contre les Palestiniens ; qui a imposé des punitions collectives à un niveau jamais égalé contre le peuple de la bande de Gaza ; et qui a laissé mourir des Palestiniens malades, sur sa frontière, simplement parce que c’était des Palestiniens. »

« Jusqu’à ce que la communauté internationale ôte l’impunité à Israël pour ses violations permanentes des droits humains, individuels et collectifs, des Palestiniens, et jusqu’à ce qu’elle tienne responsable Israël devant la loi internationale, l’intensification croissante du racisme et de l’apartheid représente le seul avenir auquel les Palestiniens doivent s’attendre » conclut le Dr Barghouthi.


En attendant les relations commerciales entre l'U.E et israel continues, une complicité explicite...

Rédigé par : Ahmad | 23 mar 2008 13:46:47

Reprenons, si vous l'acceptez, point par point vos remarques:

1. "En répétant une erreur tout au long de votre raisonnement franco-français, l’ignorance des règles du jeu hors de nos frontières ce qui limite considérablement la portée de votre raisonnement." : je n'ai fais que corriger vos définitions erronées et ne cherche pas (encore) à réfuter votre raisonnement. Je ne comprend donc pas l'objet de ce paragraphe. Par ailleurs, vous parlez de "finance racontée aux enfants".
Je n'ai rien contre expliquer clairement et simplement la finance à des personnes moins familières du sujet. N'est-ce pas mieux ainsi pour en débattre? Encore faut-il expliquer en ne faisant pas trop d'erreurs et d'approximations.

2. Je vous cite "Vous dites : " Les fonds de LBO sont des fonds de private equity! » En effet, mais les LBO sont aussi une activité des PE."

Je croyais que la conjonction de coordination 'mais' était utilisée pour exprimer une idée d'opposition ;-) Je vous taquine. Je vous remercie de redire ce que j'ai énoncé.

3. Ok avec votre point PE-HF. merci pour le compliment. Je vous le retourne car vous témoignez d'une connaissance un peu plus importante que je ne le pensais sur la question.

4. Vous dites: "Par ailleurs, en effet les sociétés rachetées par LBO ne sont pas cotées (privées), mais c'est souvent parce que la première décision du nouveau management issu du rachat est celle de "délister" (ne plus coter en bourse), et se soustraire ainsi à de nombreuses obligations."

Attention, il y a une ambiguïté dans vos propos. Le fait que les sociétés sous LBO ne soient pas cotées n'est pas une résultante fréquente d'une sortie de cotation! Beaucoup d'opérations LBO sont effectuées sur des entreprises historiquement non cotées. Sortir une société de la cote est compliqué, coûte (beaucoup) d'argent...Si vous êtes un homme de terrain (ce que je crois comprendre avec votre dernier paragraphe), regardez bien autour de vous, vous verrez que de nombreuses petites, moyennes ou grosses PME non cotées sont sous LBO et que leurs employés ne sont pas au bord du suicide.

4. Vous dites: "Faux : le MBO ce n'est pas un accompagnement du rachat par les employés mais l'accompagnement du rachat par le "management"."

Je renvoie à la définition du MBO: http://www.vernimmen.net/html/glossaire/definition_management_buy_out.html

5. Vous dites "Cela dit les exemples de LBO aux conséquences néfastes pour les entreprises cibles sont nombreux"

Je rajoute: tout comme les exemples de LBO réussis. Mais je vous l'accorde c'est peut-être moins intéressant d'en parler, ce qui est néanmoins dommage car la réalité s'en trouve ainsi déformée.

6. Vous dites qu'une des conséquences néfastes des LBO est la rentabilité des actionnaires + le remboursement de la dette au détriment des investissements...

Je vous l'apprend peut-être mais ce n'est pas exact. Les investissements sont pris en compte dans le calcul de remboursement de la dette et de la rentabilité attendue. Si le seul but des fonds de LBO était de maximiser les profits sur 4 à 5 ans pour aboutir à une faillite de la société à la fin, peu de sociétés accepteraient de passer sous LBO.

7. Vous dites "Et pour finir, vous m’accompagnerez la prochaine fois, dans une des ces entreprises rachetées par des LBOs où par grappes de 300, 500 ou mille salariés, des hommes et des femmes perdent leur emploi au nom de votre vertueuse logique financière"

Avouez que c'est -légèrement- démagogique. Je pourrais vous retourner les mêmes propos en vous parlant d'entreprises ayant été sous LBO, qui vont aujourd'hui bien (voire très bien pour certaines d'entre elles) et dont les employés sont aujourd'hui heureux de voir leur intéressement/participation augmentée...

7. Vous dites "En attendant révisez votre matière."

Mes deux commentaires sur ce même billet parlent d'eux mêmes.

J'attends avec impatience le complément de vos remarques que vous m'avez promis pour mardi (j'en suis flatté).

Rédigé par : Lo. | 24 mar 2008 00:29:20

De votre discussion très instructive je retiens que les PE, HF et LBO... sont à mettre dans le même sac. Les moyens de contrôle démocratique de ces fonds privés qui "emploient" quand ça marche et qui licencient quand ça flanche sont quasi inexistant. Tout en bénéficiant au passage d'aides publics locales sans remords ni regret. (Car en France heureusement qu'au niveau local ce n'est pas la droite qui gouverne) Bref, ces fonds prennent et puis jettent. Là est l'attente citoyenne du politique. Une "demande" de transparence, de contrôle, d'assurance (publique) pour faire face à cette "offre" opaque et destructrice.
Je retiens également que la demande d'accompagnement a été rejeté pour voir des cas où ça ne marche pas et où on licencie. Alors Lo je crois que non seulement vous ne voyez pas mais en plus vous ne voulez pas voir la réalité, le fonctionnement désastreux de ces fonds obscures.

Rédigé par : ardeurd'avenir | 24 mar 2008 01:27:18

Le meilleur de Lo.
- "révisez votre matière"
- " je crois mes commentaires parlent d'eux même"
pas besoin d'un juge, il se décerne lui même les bons points.
Et les licenciements : "démagogiques". Allez voir où ça marchje, dit il". Ce serait drôle si ce n'était pas si cruel.

Rédigé par : Lo pas sur que Lo sois pas péteux | 24 mar 2008 10:35:10

Mais alors pouquoi selon la Commision Européenne et le rapport Rasmussen 70ù de Hedge fubds et LBOs ont leur siège dans des paradis fiscaux?

Rédigé par : Sinama | 24 mar 2008 10:47:09

je parle de 70%

Rédigé par : Sinama | 24 mar 2008 10:47:44

1. "pas besoin d'un juge, il se décerne lui même les bons points."

Au contraire je vous laisse juge de voir si la correction de mes définitions est exacte ou non !

2. "Et les licenciements : "démagogiques". Allez voir où ça marche, dit il". Ce serait drôle si ce n'était pas si cruel."

Ce ne sont pas les licenciements qui sont démagogiques. Allons ne le faites pas exprès. Vouloir mettre le focus sur des cas minoritaires de LBO ayant entraîné des licenciements...et le présenter tel que cela a été fait est démagogique. Pourquoi ne pas mettre en regard de ces cas problématiques et honteux pour certains, des exemples réussis de LBO?


3. "Je retiens également que la demande d'accompagnement a été rejeté pour voir des cas où ça ne marche pas et où on licencie."

Où ai-je décliné cette invitation? Je ne nie pas les cas de LBO râté aux conséquences désastreuses. Je dis juste qu'il est malsain de ne se focaliser que sur ces cas et de ne jamais faire metntion des entreprises ayant fait l'objet d'un LBO et qui fonctionnent bien et dont les employés sont heureux.

Merci de ne pas déformer mes propos pour mieux faire passer vos idées.

Mon but initial était de corriger les définitions et les explications de M. Hamon qui était un peu approximatif, parfois erronées. Ensuite, je ne dis pas que le LBO est bien. Je ne dis pas non plus qu'il est mauvais! J'aime les articles qui ne se focalisent pas sur un versant de la réalité mais s'ouvre pour tenter de donner une image représentative.

Rédigé par : Lo. | 24 mar 2008 11:04:59

23 mars 2008
Commentaires sur l'affaire du sous-préfet limogé

Vu à la télé et lu sur le Net: «Le sous-préfet de Saintes limogé après un article “anti-israélien”». Et, évidemment, un très obscur «Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme a salué dimanche la décision de la ministre de l'Intérieur».

Comme, à coup sûr, on va se focaliser sur d'autres sujets que ceux qui pourraient être intéressants, je vous livre quelques commentaires. Pas vraiment structurés, je manque toujours cruellement de temps.

Il est fait mention d'«un» article du sous-préfet Bruno Guigue sur le site Oumma.com, et deux phrases sont mises en vedette pour justifier le limogeage: «le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et les «geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat». L'article en question est intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU».

Aucun journaliste ne va évidemment lire ce long texte, on se contentera des deux phrases provocatrices (d'ailleurs, on ne se demandera pas beaucoup plus en quoi elles seraient infondées). De l'autre côté, on se laissera entraîner sur la «défense» de la liberté d'expression, manière de se faire promener en dehors des sujets sur lesquels on aurait pourtant quelques chances de pouvoir influer. Oumma publie d'ailleurs un communiqué ultra-convenu et, à mon avis, à côté de la plaque: «Silence dans les rangs»:

La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien, est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme.

Les articles de presse rappellent que Bruno Guigue écrit des articles sur Oumma depuis longtemps (deux ans semble-t-il) et a publié plusieurs livres à L'Harmattan. Il me semblerait donc légitime de se demander: pourquoi maintenant?


Piste 1 : Israël lance sa campagne contre Durban 2

Le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU organise en 2009 une seconde conférence mondiale contre le racisme à Durban, après celle de 2001, dénoncée par Israël et les États-Unis comme un «cirque» antisémite et anti-israélien.

Au mois de février 2008, les milieux sionistes se passionnent pour la préparation de cette conférence (alors que le sujet ne passionne tout de même pas les foules): il faut délégitimer la conférence de manière préventive.

– Anecdotique (et presque rigolo): le 23 février, un certain Oxyweb complète la fiche Wikipédia concernant la première conférence de Durban 1. Il écrit:

Il est fort à craindre que la conférence dite “Durban 2” présidée par la Libye soit a nouveau l'occasion d'une rencontre entre dirigeants racistes et antisémites d'afrique et du monde arabe.

Subtil, n'est-ce pas? Mais la liste des contributions de cet «Oxyweb» à Wikipedia est éclairante. Vraiment, très éclairante.

– Deux jours plus tard, le 25 février, Marc Knobel, activiste multi-carte, publie une tribune sur le site du «Centre des Affaires publiques et de l'État» de Jérusalem. Il raconte la décision du Canada de se retirer des préparatifs de Durban 2, et espère:

Le Canada montre l’exemple et l’Union européenne, prochainement présidée par la France, devrait entendre le message qui est délivré par ce pays ami.

– Deux jours après, le 27 février, de joyeux intellectuels publient une tribune dans Le Monde dénonçant «L'ONU contre les droits de l'homme». Dès le deuxième paragraphe il est fait mention de Durban 1, les suivants dénoncent le fameux «Conseil des droits de l'homme» organisateur de l'événement. On est en terrain connu, donc. Parmi les signataires: Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel...

Je ne parlerai évidemment pas de mouvement concerté (je me ferais taxer de conspirationnisme), je me contente de constater que, dans cette semaine de février 2008, la dénonciation de la prochaine conférence de Durban, en 2009, passionne les foules...

– C'est exactement à cette dernière «tribune» que répond l'article de Bruno Guigue sur Oumma: un long argumentaire démontant le texte publié par Le Monde.

Je vous fais le pari que, dans les prochains mois, la communication de crise visant à décrédibiliser la conférence de Durban sera massive. Avec la présidence française de l'Union (à partir de juillet), on peut craindre des pressions pour que les pays européens se retirent de la conférence.

Bref, il y a là un axe très spécifique de la communication israélienne. Bruno Guigue s'est trouvé sur le chemin d'un des budgets-comm des services israéliens. De manière très caractéristique, cette communication démarre très en amont, sur un sujet totalement anodin à l'heure actuelle (personne d'autre que les mouvements sionistes ne se passionne pour cette conférence autant de temps à l'avance), et ce faisant parviendra à décrédibiliser l'événement avant même qu'il n'intéresse les médias.

[Ajout du lundi.] Un mouvement similaire a eu lieu pour le boycott du Salon du livre à Paris. Question qui n'a eu aucun écho médiatique, sauf une «préparation» en amont, contre le boycott. Le 16 février, au sujet du boycott du salon de Turin, Marek Halter titre sa tribune du Monde: «Au secours, on brûle les livres!». L'article est halluciné, ce qui fait que, certes, on brûle les livres, mais TF1 n'en fait pas la Une du lendemain. Le 13 mars, journée de l'inauguration, tout est prêt pour le Monde, qui fait soudain du sujet que tout le monde ignorait le thème de son éditorial, «Le Salon en otage» (l'appel au boycott est qualifié de «fatwa»: «Boycotter les livres, voire récuser une langue, a toujours été l'arme des dictatures.»), et complète avec un article pathétique de Caroline Fourest, «Israël, le boycottage et la raison» (ne pas aller au Salon du Livre «rappelle le temps où l'on brûlait des livres et des juifs après les avoir boycottés»). Le soir même, inaugurant le Salon, Shimon Peres, sans concertation aucune avec ce vaste mouvement d'indignation international contre le boycott, a ce commentaire totalement original: «Ceux qui veulent brûler les livres, boycotter la sagesse, empêcher la réflexion, bloquer la liberté se condamnent eux-mêmes à être aveugles, à perdre la liberté». Ce qui s'appelle une communication parfaitement maîtrisée.

Rédigé par : Ahmad | 24 mar 2008 12:48:03

Piste 2 : mise au pas de l'exécutif

Bien que perçu ou présenté comme un corps politique homogène («le gouvernement»), l'exécutif français est en réalité une énorme machinerie humaine (en d'autres termes: un administration).

L'arrivée d'un nouveau gouvernement doit être, pour lui, une expérience frustrante: bien que contrôlant théoriquement l'exécutif, il se heurte en fait immédiatement à la pesanteur humaine et politique de cette machinerie.

Disons-là tout net: un exécutif hystériquement pro-israélien aura le sentiment de se heurter à une adminiration moins... convaincue. Sans doute pas totalement à tort (un Hubert Védrine aurait-il plus d'influence sur le Quai d'Orsay que le ministre en place?); mais la «politique arabe» de la France relève pour beaucoup du fantasme (voir René Naba).

Toujours est-il que, comme le mythologique «biais» des médias mondiaux en leur défaveur, l'orientation «pro-arabe» de l'administration française est au cœur des préoccupations des agitateurs pro-israéliens.

– Février 2008 (toujours!), Marc Knobel dénonce un entrefilet du Canard enchaîné qui raconte qu'un «coup de balai» va avoir lieu au Quai d'Orsay. Knobel défend la nomination de François Zimeray, «classé “pro israélien en diable” par ses camarades socialistes» à la place de Michel Doucin (dont il n'est pas rappelé qu'il est tombé en disgrâce pour avoir abordé un autre thème interdit dans l'exécutif français: la «Françafrique»).

– Automne 2006, Dominique Strauss-Kahn (actuel directeur général du FMI proposé par Nicolas Sarkozy) donne une interview à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes:

Sur la politique arabe de la France. «Une supercherie que le Quai d'Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l'ensemble de la classe politique.»

Pour le ministre des Affaires étrangères, le «Quai d'Orsay» sera donc doté d'une grande autonomie et d'une volonté propre, au point de pouvoir «vendre» la politique arabe à l'ensemble de la classe politique.

– [Ajout lundi.] Le 16 mai 2007, le Canard enchaîné publie une info faisant état des pressions du CRIF contre l'éventuel choix de Hubert Védrine comme ministre des Affaires étrangères (terreur du Jerusalem Post):

Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris ce projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif, a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.

«On a eu une réunion au Crif, aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux affaires étrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay.»

– En janvier 2006, le CRIF annonçait sur son site la position de François Hollande – propos ensuite démentis par l'intéressé:

Il a ainsi estimé, rapporte le CRIF, « qu’il y a une tendance qui remonte à loin, ce que l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une idéologie ». Il a ajouté qu’il y a un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le recrutement « devrait être réorganisé ».

À défaut de préoccuper François Hollande, au moins le «problème de recrutement» préoccupe-t-il le CRIF...

– Bref, y a-t-il actuellement une tentative de mise au pas de l'exécutif, via l'intimidation d'anciens énarques trop «politisés» et la nomination de «pro-israéliens en diable» au Quai d'Orsay? Ce qui répondrait, en tout cas, à l'un des fantasmes habituels du lobby pro-israélien.


Devoir de réserve

[Ajout du lundi de Pâques.] Ces considérations circulent beaucoup sur le Web, je crois intéressant de les mettre au propre. Encore une fois, penser l'affaire uniquement sous l'angle de la liberté d'expression (ou la censure des critiques d'Israël) et du thème «Deux poids deux mesures» ne me semble pas tellement passionnant: surjouer la surprise outragée («Comment!? Critiquer publiquement Israël n'est pas une situation confortable au pays des Droits de l'Homme? Mais vous me l'apprenez, monsieur, vous me l'apprenez...») ne nous mènera pas bien loin. Je note donc ce qui suit, essentiellement pour évacuer cette question du «devoir de réserve».

Qui a écrit:

* «L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été?»;
* «Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran»;
* «Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.»;
* «Et que au contraire, si l’histoire du christianisme est entachée de violence, c’est quand les chrétiens s’éloignent de l’enseignement de leur messie, Jésus Christ».

Il s'agit d'extraits du célèbre pamphlet de Robert Redeker publié dans le Figaro du 19 septembre 2006. Alors professeur de philosophie, l'auteur n'est pas «limogé». Pourtant, insulter une partie de ses élèves va évidemment à l'encontre du but même du «droit de réserve», qui est conçu pour que les déclarations d'un fonctionnaire ne perturbent pas le fonctionnement du service public et pour assurer l'égalité des citoyens face à l'administration.

Au contraire, selon le site du Ministère de l'Éducation nationale:

Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu Robert Redeker ce jour à 16h. Le ministre a tenu à lui réaffirmer toute sa solidarité dans les épreuves qu'il a endurées, depuis la parution de sa tribune dans la presse en septembre 2006.

Le ministre a également rappelé que toute atteinte à la liberté d'opinion et d'expression est intolérable et doit être condamnée.

Finalement, sur proposition du ministre, Robert Redeker est recruté au CNRS.

La grande messe de soutien à laquelle participent Soheib Bencheikh, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Blandine Kriegel, Claude Lanzmann, Hélène Roudier de Lara, Philippe Val... donne lieu à une tribune dans le Figaro (tribune qui s'en prend, comme d'habitude, à la LDH et au MRAP). Il faut bien lire:

Un professeur a un devoir de réserve dans sa classe, mais nullement lorsqu'il s'exprime dans ses écrits publics. Il faut rappeler ici la distinction kantienne entre l'usage public et l'usage privé de la raison. Robert Redeker s'est exprimé dans le cadre d'un article de presse, en exerçant son «usage public» de la raison, comme tout citoyen français peut le faire, et non pas dans son cours, par «un usage privé» de la raison.

Publié par Nidal le dimanche, mars 23, 2008

Rédigé par : Ahmad | 24 mar 2008 12:49:34

Mais pourquoi donc 70 % des HE sont ils hébergés dans des paradis fiscaux?

Rédigé par : Sinama | 24 mar 2008 16:46:52

Par ailleurs, Ahmad qui occupe tous les commentaires avec des posts qui n'ont rien à voir avec le sujet, ça devient un peu pénible. Surtout qu'en matière d'objectivité on fait mieux. Ce type d'occupation de l'espace public est totalement contre productif.

Rédigé par : Sinama | 24 mar 2008 16:49:46

L’economie et la finance nous concernent tous, et la crise actuelle, commencee en aout 2007 nous le rappelera assez tot. Pour poursuivre la reflexion et le debat, avec une approche multidisciplinaire et une volonte pedagogique, rdv sur http://endirectdelacrise.blog.lemonde.fr/

Rédigé par : Ackilon | 25 mar 2008 11:14:47

Sinama

si cet espace est publique, ne vient pas me dire, qui peut y parler, et y limité le nombre de post, apprends a respecter la liberté d'autrui, ça sera une bonne chose.
Sur l'bjectivité, ton discours est bien connu, j'aimerais bien voir la tienne, en fait le problème n'est pas la, mais c'est plutôt que tu n'acceptes pas certaines vérité, passé sous silence, d'ailleurs e vois que ce silence ne te gène pas.
ce n'est pas de l'occupationde c'est de la participation, quand à son aspect soi-disant non productif, c'est de la pur subjectivité reposant sur de la conjecture, mais il semble que tu n'aime pas que l'on aprle de cela, enfin, pas comme tu aimerais qu'on en parle, ton sens dela diversité en dit long.
De plus il y a un lien, direct, parce que venir nous parler des paradis fiscaux, tout en continuant d'entretenir, des relations commerciale avec un état terroristeet criminel, qu'est israel, c'est quand même, très incohérent.
Les paradis fiscaux ne sont pas non plus éloignés de certaines affaires économique israeliennes.

Sinama; voilà de l'objectivité:


Le lobby israélien ne peut pas baillonner la terre entière


Ainsi, Bruno Guigue est démis de sa fonction de sous-préfet de Saintes pour avoir tenu des propos "violemment anti-israéliens" concernant les méthodes de l’armée israélienne et la pratique de la torture envers les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous rapportons ci-dessous les propos "violemment anti-israéliens" sur les mêmes sujets de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, d’Amnesty International, et de bon nombre d’israéliens. Nous attendons ce que le CRIF (Conseil Représentatif des Insitutions Juives de France)— puisque c’est lui qui dicte sa conduite à nos dirigeants— compte prendre comme mesures de rétorsion à l’encontre de tous ces témoins des crimes israéliens.

Est-il possible de faire taire chacun d’entre eux, de baillônner la terre entière, face à une réalité qui crève les yeux et qui représente un tel danger pour la paix dans le monde ?

Malgré le terrorisme intellectuel et moral, les mesures de rétorsion économique, les procès, le lobby israélien ne parvient pas à maquer la réalité.

Israël, seul pays au monde à avoir légalisé la torture :

La torture a été officiellement bannie par la Cour suprême israélienne le 6 septembre 1999. Mais dans un arrêt du même jour, la même Cour Suprême énonce que les services de sécurité peuvent invoquer la « nécessité » pour justifier le « recours à des pressions physiques et psychologiques » contre les personnes accusées d’ « activités terroristes hostiles ». Il est écrit que les interrogatoires doivent être « vigoureux et exhaustifs », « à l’aide de stratagèmes, y compris de tromperies », mais que lorsque ces moyens n’atteignent pas leur but, des « pressions physiques modérées » peuvent être utilisées.

Israël devient ainsi le premier Etat au monde à légaliser la torture. En dépit de la ratification par Israël de la Convention de 1984 sur la torture, qui instaure le principe d’inspections internationales dans les prisons des pays signataires, pour vérifier que la torture n’y est pas pratiquée, le gouvernement israélien n’a jamais autorisé de telles procédures.

Hannah Friedman, directrice du Comité israélien contre la torture , rapporte que 58 % des détenus palestiniens sont soumis à des actes de violence, battus, maintenus dans des positions douloureuses, empêchés d’aller aux toilettes et de dormir, menacés de viol, de voir leurs maisons détruites et leurs proches attaqués. Les détenus ne peuvent voir un avocat que 18 jours après leur arrestation !

Au Sud-Liban, dans la prison de Khiam sous contrôle israélien, « la quasi-totalité des prisonniers libanais comme palestiniens sont torturés, coupés de leurs familles depuis des années, en violation des Conventions de Genève » a témoigné Amnesty International.

A propos de la prison secrète, appelée « Etablissement 1391 », une forteresse plantée sur une colline dominant un kibboutz, dans le centre d’Israël, cachée par des murs élevés et des sapins, l’ avocate israélienne Lea Tsemel, déclarait après les arrestations massives d’avril 2002 et la détention de Marwan Barghouti dans cette prison : « Quiconque entre dans cette prison est littéralement susceptible de disparaître, potentiellement pour toujours. Elle n’a rien à envier aux geôles des dictateurs d’Amérique du Sud ».

Signalons que l’ association israélienne Hamoked a déclaré soupçonner Israël de posséder plusieurs prisons secrètes et de les ouvrir ou les fermer en fonction de ses besoins. Dalia Kerstein, directrice de l’association pense également que l’Etat hébreu sous-traite ses services pour d’autres pays. « Israël possède des décennies d’expérience en matière de torture et d’interrogatoire de prisonniers arabes,­ exactement le savoir-faire dont les Américains ont besoin dans l’après-coup des invasions de l’Afghanistan et de l’Irak. ».

Portons également à la connaissance de Madame Alliot-Marie le Rapport de la Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH), intitulé "Les prisonniers palestiniens en Israël : Conditions inhumaines des détenus politiques" :

Le rapport indique notamment : Israël ne reconnaît pas aux prisonniers palestiniens, le statut de prisonniers de guerre. Dans la pratique, des ordres militaires israéliens régissent les conditions de détention et notamment le régime de la détention administrative qui permet de détenir une personne jusqu’à 6 mois renouvelables sans obligation de jugement. En outre, les conditions de défense des prisonniers sont très préoccupantes : une personne peut rester 32 jours sans voir un avocat, seuls les avocats israéliens peuvent plaider devant les juridictions militaires, leur accès aux camps est limité, le nombre d’avocats disponibles à cette fin très faible, d’autre part les entretiens avec leurs clients ne sont pas confidentiels. Dans les cas de détention administrative, les conditions d’un procès équitables sont loin d’être garanties, l’avocat n’ayant même pas accès aux éléments de preuve.

Ce même rapport décrit des conditions de détention inhumaines et "exprime sa préoccupation quant à la détention de mineurs – à partir de 12 ans - (325 mineurs prisonniers en avril 2003), qui sont souvent détenus sans séparation avec les adultes."

" La mission a également recueilli des témoignages de mauvais traitements, de tortures et de pressions psychologiques, qui subsistent malgré la décision de la Cour suprême du 6 février 1999 proscrivant le recours à certaines de ces méthodes, sauf sous certaines conditions. La FIDH s’inquiète également de la quasi-impunité des forces armées israéliennes.

En ce qui concerne les tortures pratiquées par les agents du Shin Bet (services secrets), l’avocat israélien Shmuel Zelberman raconte comment l’un de ses clients plaestiniens est mort des suites des tortures subies. lL’avocate israélienne Felicia Langer a rapporté que son client a été enfermé pendant 3 jours dans une cage de 60 cm, sur 1,60 m, avec une cagoule sur la tête, avant de signer qu’il était membre du FPLP.

Pour se tenir un peu au courant, Mme Alliot-Marie pourra également prendre connaissance de l’article intitulé " La torture en Israël - peur et tremblements", écrit par Joseph Algazy dans le quotidien israélien Haaretz du lundi 13 janvier 2003, où sont rapportés de nombreux témoignages de torture.

"Coloniser, exterminer"

A propos de l’armée "la plus morale du monde", nous rappelons les déclarations du philosophe Yeshashu Leibovitz qui écrivait en 1988 :

« Cette même armée glorieuse produit en son sein des soldats qui enterrent vivants des adolescents arabes. Tout comme les autorités judiciaires israéliennes distinguent entre les tortures proprement dites, et des tortures « modérées » ou acceptables », les autorités militaires font la distinction entre un véritable ensevelissement de personnes vivantes et un ensevelissement de personnes vivantes dont le visage n’a pas été recouvert de terre. Devons-nous comprendre que nous aurons à faire la différence entre les vrais nazis et les nazis modérés ? ».

Quant à Monsieur Sarkozy, qui se contente— pour le moment— de faire enlever des enfants à la sortie des écoles maternelles— il saura que ses amis israéliens, auxquels il ne cessent de dérouler le tapis rouge ne prennent pas toujours la peine de les mettre dans des avions. Souvent il les tuent sur place, ou à la sortie et même à l’intérieur des écoles.

Et pas un seul soldat israélien n’a jamais été puni pour cela. Les dommages collatéraux sont inévitables dans le cas de figure de l’occupation et de l’annexion de terres, n’est-ce pas ?

Quelques citations d’Israéliens honnêtes à l’usage de Mme Alliot-Marie et M. Sarkozy

« Le génocide est associé dans nos esprits à des charniers ou des convois de population déportée. La mort lente infligée au peuple palestinien n’a peut être pas encore de nom, mais comment est-il possible que la société israélienne se ferme hermétiquement le cœur et les yeux à ce spectacle ? » Tanya Reinhart, israélienne, professeur de linguistique

« Dans ce qui se publie d’habitude, un attentat palestinien est décrit comme le tonnerre par une journée claire et pas comme un maillon dans une chaîne d’événements sanglants où la main d’Israël a toujours le dessus. Mais lorsque nos enfants, les soldats, tuent sans motif, à l’arme lourde, des enfants palestiniens et des parents palestiniens, jamais on ne rappelle qu’il s’agit d’êtres humains » Nurit Peled-Elhanan, israélienne dont la fille de 16 ans a été tuée lors d’un attentat palestinien

« La poursuite de l’occupation a un prix, qui se paye. En pratique, il faut que le plus grand nombre possible de juifs israéliens comprennent que leur pays est devenu un paria, et le restera tant que l’occupation continuera » Ilan Pappé, historien israélien

« Il faut exercer une pression économique et culturelle sur l’Etat juif afin qu’il mette un terme à l’occupation militaire la plus odieuse de la deuxième moitié du XXème siècle » Ilan Pappé, historien israélien.

" Jamais auparavant en Israël autant de généraux en uniforme, d’anciens généraux, d’anciens membres des services de sécurité, parfois déguisés en "universitaires", n’ont pris part au lavage de cerveau de l’opinion publique." Baruch Kimmerling, l’un des plus grands sociologues israéliens

« Mon fils Arik n’a pas été tué parce qu’il était juif, mais parce qu’il faisait partie de cette nation qui occupe le territoire d’une autre. Quiconque refuse de tenir compte de cette terrible vérité nous conduira en fin de compte à la destruction ». Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Beaucoup de braves gens qui ne ressentent aucune haine envers les juifs, mais qui détestent la persécution des Palestiniens, sont désormais appelés antisémites » Uri Avnery, Israélien, dirigeant du mouvement pacifiste Gush Shalom

« Pour le moment, le monde ne réagit pas car les Juifs sont influents et les gens ont peur d’être taxés d’antisémitisme. Mais c’est nous, Juifs, qui sommes aujourd’hui responsables de l’antisémitisme » Jeremy Milgrom, rabbin israélien de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme »

CAPJPO-EuroPalestine

Rédigé par : Ahmad | 25 mar 2008 17:49:20

Merci Benoit de contribuer à la critique du capitalisme. Nous devons revenir à cette source du mouvement socialiste afin de nous ancrer à gauche tout en restant en prise avec le réel. Ce que je retiens du débat entre Benoit et Ahmad est que le principe de LBO et/ou Private Equity est plus constructif que celui des Hedges Founds. Notre répulsion spontanée envers la financiarisation du capitalisme nous amène souvent à "mettre tous cela dans le même sac" comme le dit Lo. Dorénaveant je concentrerais mes critiques concernant la financiarisation du capitalisme sur les Hage Founds seuls. Associé aux paradis fiscaux et aux sociétés de "clarifications" telles l'ex Clear-Stream là et sans doute le coeur du système que nous dénonçons.

Pourtant je reste persuadé que l'ensemble de ces produits relève de la même logique de maximisation des profits inhérente au capitalisme. Cette logique entraine et entrainera toujours les acteurs du capitalisme à contourner les règles qui tentent de le dompter.

Lorsque des salariés veulent reprendre une activité délaissé par les anciens actionnaire et que eux pensent pouvoir maintenir à flot il reste préférable pour eux de se constituer en SCOP. Sous statuts coopératifs leurs investissements financiers ne seront pas moins garantis que sous statut capitalistique et ils bénéficieront de meilleures garanti de contrôle démocratiques pour s'assurer de la permanence de leur activité salariée (voir www.scop.coop).

Rédigé par : Benjamin | 26 mar 2008 11:37:53

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