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07/11/2007
Soir 3 : Démission du Secrétariat National à l’Europe
Interview de Benoît Hamon
Vidéo envoyée par Nouveau-PS

France 3 - Soir 3 présenté par Marie Drucker.
Posted by Benoit Hamon on novembre 7, 2007 at 01:07 PM dans Médias | Permalink
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Voici les sites qui parlent de Soir 3 : Démission du Secrétariat National à l’Europe:
Commentaires
position claire !
merci
(un oui-iste au référendum, de moins en moins sensible aux arguments historiques ou concernant les soit disant évolutions futures possibles pour avaler n'importe quoi mais qui est de plus en plus sensible aux arguments d'Etienne Chouart :
" quelques menus détails que les exécutifs ont bizarrement conservés en passant du TCE suggéré au TME imposé :
- La confusion des pouvoirs dans les mains des ministres sur des sujets aussi importants que dissimulés (nous n’avons toujours aucune liste des domaines d’application des « lois sans parlement » que sont les « procédures législatives spéciales » et les « actes non legislatifs »). Quand il parle de « Parlement législateur de plein droit », VGE "oublie" de signaler ces domaines cachés où le Parlement est interdit (concurrence, marché intérieur, etc.) ;
- La dépendance des juges, pour leur carrière, envers les exécutifs qui les nomment (aucune démocratie digne de ce nom ne bafoue ainsi l’indépendance de la magistrature) ;
- Le sabordage monétaire (art. 104 de Maastricht) qui consiste à interdire à l’UE et aux États membres de créer ex-nihilo la monnaie dont les peuples ont besoin et à les obliger à emprunter cette monnaie auprès d’acteurs privés au prix d’un intérêt ruineux qui crée une dette publique littéralement asphyxiante pour les États membres ; L’UE reste une bénédiction pour les banques et les rentiers (prêteurs) et une malédiction pour les entreprises et les salariés (emprunteurs).
- Les procédures de révision constitutionnelle « chèques en blanc » qui sont, au choix, soit totalement verrouillées quand les peuples sont consultés (verrou = triple unanimité requise à 27 pays pour la révision « ordinaire »), soit totalement excluantes en tenant les peuples à l’écart quand elles prévoient un peu de souplesse (révision « simplifiée ») ;
- La totale impuissance politique des citoyens entre deux élections (droit de pétition sans aucune force contraignante), aggravée par l’opacité des décisions européennes qui rend théorique tout contrôle citoyen…
- La protection extravagante des fonctionnaires européens (immunité judiciaire à vie) perdure, sans débat ;
- Aucun organe n’est réellement politiquement responsable de ses décisions : ni le Parlement, ni le Conseil des Ministres, ni le Conseil Européen, ni la Banque Centrale Européenne, ni même la Commission (puisque la censure est aux 2/3 et sur sa seule gestion)…
- Qui donc est responsable de ses actes, au quotidien, dans cette Union européenne soi-disant « championne de la démocratie » ? )
Rédigé par: Maxime (PS 75010) | 7 nov. 07 13:23:11
j'en ai marre de vos disputes sur la question européenne, ouvrez lez yeux !!!!
la droite jubile les francais sont consternes de voir ce genre de division cest lamentable
vous ne faites qu aider sarkozy et l'ump
n'etalez pas vos divisions aux francais
le ps a dit oui majoritairement ceux qui sont pas d'acord ils ne font pas de scandales devant les journalistes merci
MOI JAI PAS ENVIE QU APRES L ASSEMBLEE ET LA PRESIDENCE L UMP OBTIENNE TOUTES LES VILLES FRANCE
Rédigé par: poulain xavier | 7 nov. 07 14:29:41
à poulain xavier
"Le PS a dit oui majoriatairement". Soit, mais le problème est que les français ont dit "non"...
Rédigé par: carlo | 7 nov. 07 15:17:46
A bon carlo, les français ont déjà voté pour un traité qui n'ai même pas encore signé; Je savais pas... Ca ne valait pas le coup de négocier depuis 6 mois...
Rédigé par: dramelay | 7 nov. 07 15:56:34
à Dramelay
Les français ont dit non en 2005 mais vous ne vous en souvenez peut-être plus. La moindre des choses est qu'ils soient à nouveau consultés étant donné que le Traité de Lisbonne reprend l'essentiel du TCE rejeté, je vous le rappelle, par les français.
Rédigé par: carlo | 7 nov. 07 16:12:27
Si le contenu in fine (càd après consolidation du traité de Lisbonne) est semblable, à 85%, à celui du traité instaurant la constitution européenne, force m'est de constaté que les textes sont différents et qu'en 2005, les français ne se sont pas prononcés sur le traité de Lisbonne (d'ailleurs pas encore signé).
Aucune obligation constitionnelle n'impose la ratification de ce futur traité par référendum. Quant au prétendu parrallélisme, il ne vaut pas pour des textes différents. D'ailleurs, si tels avait été le cas, il n'y aurait pas eu de référendum en 2005 puisque les 2 traités antérieurs (Amsterdam et Nice) ont été ratifiés par le parlement.
Rédigé par: dramelay | 7 nov. 07 16:18:01
"Benoît Hamon a fait un travail remarquable et on va lui trouver une autre occupation dans le parti." (François Hollande)
C'est désobligeant !
Le PS ce n'est pas le centre aéré de la politique. François Hollande prend ses camarades pour des clébards ou quoi ?
Benoît, tu as bien fait de démissionner. Tu aurai peut-être du le faire il y a 15 jours quand Hollande a savonné ta planche en donnant sa position (nous ne ferrons rien pour empêcher l’adoption,…). Cela aurait eu le mérite de te mettre en position non pas d'enfermement sur la gauche du PS, mais en position de critique d'un PS qui n'a pas d'analyse, ni ne s'oppose, ni ne propose.
Soulagement quand même que tu n’apparaisses plus comme pro Hollande (même si c'était plus une impression qu'une réalité).
Mon analyse sur ce qui s'est passé hier : www.eglantine.info, et sur l’absence de justification sur le fond de la position du BN
Rédigé par: Jacantoine | 7 nov. 07 16:22:05
à Draimelay
"Aucune obligation constitutionnelle n'impose la ratification de ce futur traité par référendum". Bien sûr, mais ce qui n'est pas obligatoire n'est pas pour autant interdit. Or, la procédure référendaire est manifestement préférable dans la mesure où le traité de Lisbonne reprend l'essentiel du TCE, ce que personne ne nie. C'est d'ailleurs ce que semblent penser majoritairement les français, selon les sondages. Quant au PS, qui s'était déclaré favorable à la procédure référendaire pendant la campagne, il est désormais tenu d'exiger l'organisation d'un référendum, le cas échéant en votant contre la révision constitutionnelle préalable à la ratification du nouveau traité par la voie parlementaire. Plus fondamentalement, que peut craindre des urnes un vrai démocrate?
Rédigé par: carlo | 7 nov. 07 16:50:55
a maxime, je voudrait demander d'où il sort l'immunité judiciaire à vie des fonctionnaires européens ?
En général, bravo à Benoît pour sa clarté, mais également pour sa loyauté au Parti. A Xavier Poulain je rappelle que le PS doit être un parti cohérent et discipliné, ce qui implique que ses dirigeants se plient à ses décisions et soient loyaux, surtout dans les moments de campagne électorale. C'est d'ailleurs ce qu'a fait benoît en s'abstenant de faire campagne pour le non lors du référendum national suite à la victoire du oui lors du referendum interne au Parti. Faut-il rappeller que cela n'a pas été du tout le comportement de l'escouade d'ex nonistes qui viennent de rejoindre le oui ?
Par contre, le PS ne doit pas être un parti stalinien, le débat et la parole doit y rester libre. Il est donc on ne peut plus normal que le secrétaire national à l'Europe exprime publiquement son désaccord et puisse expliquer les raisons de sa démission.
Rédigé par: jambier | 7 nov. 07 17:12:32
Benoît tu as été très bien et digne dans cette interview.
L'expression de ta volonté de dominer le clivage OUI/NON : un esprit de parti remarquable qui devient si peu courant.
@ Jacantoine
Je ne le vois pas comme toi. Même si la formulation est douteuse. Hollande apprécie vraiment Benoît.
Rédigé par: | 8 nov. 07 00:34:43
c'est moi qui viens de poster.
Bon sang fais qq chose Benoît, ton truc de "retient" pas les coordonnées.
Rédigé par: la fourmi rouge | 8 nov. 07 00:36:39
oui, oui, jambier, l'immunité judiciaire à vie, c'est très drole, en même temps c'est du Chouard, on est pas à un mensonge prêt... idem quant à la dépendance des magistrats, la confusion des pouvoir etc..., c'est n'importe quoi. Que Monsieur Chuard et ses adeptes regardent le fonctionnement des Etats membres avant de s'en prendre au fonctionnement de celui de l'Europe, qui est, contrairement à l'image d'Epinal, bien plus transparent et économique que les administrations nationales.
Rédigé par: dramelay | 8 nov. 07 09:58:50
Merci Benoit pour ta prise de décision. Nous te félicitons pour préférer tes convictions à un fauteuil.
Pour ma part certains élus, non socaliste, m'ont fait savoir qu'il étaient entièrement d'accord avec ton choix de défendre le référendum.
Rédigé par: marin patrick | 10 nov. 07 09:14:37
Bravo une fois de plus tu ne m'a pas déçu dans ta prise de position sur l'Europe, les dirigeants de notre partie marche sur la tête il n'ont pas compris qu'il ne sont pas en phase avec la majorité des français qui ont voté pour Sarko parce que de notre côté nous n'avions pas à leur proposer un vrai programme de gauche qui ont voté contre cette Europe qui fait la part belle aux technocrates et aux libéralismes que nous avons rejeté par référendum, je pense de plus en plus que' Olivier Besancenot à raison en voulant crée un parti qui s'appellerait peut-être tout simplement la gauche et qui représenterai nos valeurs fondatrices. Je pense que tu ferai avec lui un tandem détonant qui réconcilierai le peuple de gauche avec des dirigeants à l'écoute de sa base.
Rédigé par: wilder pascal | 10 nov. 07 17:22:12
Bon, ça faisait un bail que je n'avais plus surfé sur le blog de Benoit... j'y reviens à la faveur (?) de sa démission.
Qui m'a un temps laissé perplexe. Je rappelle ici que, favorable au traité constitutionnel initial, mais respectueux de certains arguments des nonistes (en gros, traité qui enterre l'Europe-puissance au profit de l'Europe monétariste), je suis également favorable, serait-ce sans enthousiasme, et serait-ce par Sarkozy, au traité modifié.
Je note d'abord que ce traité modifié sort l'UE d'une paralysie mortifère, extrêmement coûteuse. Une remise en perspective historique le montre : l'ex Traité Constitutionnel devait corriger ce très mauvais torchon (chiraco-jospiniste...) qu'est le Traité de Nice, signé en 2001. Le Traité modifié (simplifié) proposé aujourd'hui, en 2007, n'entrera pleinement en vigueur... qu'entre 2014 et 2017, si rien n'est changé d'ici-là. Il aura donc fallu 16 ans pour apporter quelques améliorations notables, quoique insuffisantes, à l'Union, dont quand même le vote à la majorité qualifié plutôt qu'à l'unanimité, sur nombre de sujets, une Charte des droits contraignante, un représentant des affaires étrangères pourvu de moyens propres, une présidence plus stable, l'abandon de la référence modélisante à la concurence libre et non faussée, la référence par contre aux services d'intérêt généraux, entre autres. Mais 16 ans, "putain c'est long", comme dirait l'autre - quand même.
A côté de cela il y a un contexte international passablement inquiétant. A nos portes la Belgique se yougoslavise ; le Pakistan, puissance nucléaire instable, glisse vers la guerre civile ; l'Iran fonce tête baissée vers l'arme nucléaire, aux côtés d'un Irak aujourd'hui détruit ; Russie, Chine et Etats-Unis se comportent chaque jour davantage en puissances impériales. Un mince (très mince) espoir israélo-palestinien refait surface, porté jusqu'aux rives du Bosphore (où l'on voit là encore tout l'intérêt d'une présence pleine de la Turquie dans l'UE) par un Shimon Peres nonagénaire.
Bref, je ne voyais pas dans ce contexte pourquoi ne pas approuver une avancée, fut-elle insuffisante, en réponse à un monde dont nous ne pouvons pas encore dire aujourd'hui qu'il est à l'écart d'un clash global, nucléaire peut-être, des civilisations. L'abstention là-dessus, je le dis, ne me convainc pas.
Reste la fidélité à un mandat reçu, qui faisait toute la hauteur du mandat de Benoit - concilier le oui et le non, pour dépasser enfin un clivage morcelant pour la gauche. Tout à ses "combinaziones", Hollande a choisi de faire fi de cette exigence, pour sauver une façade dont on sait aujourd'hui que même les charpentes sont vermoulues. Certes la stérilité du mouvement noniste est une fois de plus actée (son improductivité pour la gauche, aussi), mais au prix, encore, d'une impuissance ontologique à se faire entendre.
Le PS reste aujourd'hui, depuis trop d'années, l'adepte névropate du "on ne change pas une équipe qui perd" - en fait, depuis les municipales de 2001, si l'on y réfléchit - et c'est assez flippant. Hollande se repait de son empire de cendres, d'où il croit même pouvoir renaître - on appelle ça de l'infatuation, ou de l'aveuglement. La démission de Benoit a ceci de salubre, à tout le moins, qu'elle rappelle une exigence morale dans l'action politique, qu'elle remet au coeur de l'engagement politique, tant le scrupule démocratique que la question des fins et des moyens, qu'elle revivifie l'essence du contrat de la démocrtatie représentative.
Cela pourrait être une fin, le solde de tout compte de l'épopée noniste. Mais c'est au moins autant un début, et peut-être un départ - une prise de relai, ou de date. A l'heure du sarkozysme triomphant, où la fin justifie tous les moyens, et après une campagne Royal affligeante de ce point de vue entre autres, il y a dans la démission de Benoit le dépôt de l'un des jalons de ce qu'est réellement la gauche, et qui la distingue à jamais de la droite - cette exigence morale, cette fidélité à soi-même, indispensable à poser pour reconstruire.
Début, disais-je...
Rédigé par: Thierry Seveyrat | 16 nov. 07 05:45:54
J'ajoute, parce qu'il recadre bien cette question de la méthode d'appréciation du nouveau traité, cet article de Schneiderman dans Libé ce matin : "L’éternel retour du ouisme", sous http://www.liberation.fr//rebonds/chroniques/mediatiques/291729.FR.php?utk=0006c627. Saine lecture.
Rédigé par: Thierry Seveyrat | 16 nov. 07 11:53:44