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02/10/2007

Qui va profiter du bouclier fiscal?

Lechatriche1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal". L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé.

D’après les estimations de l’Assemblée nationale, 234 000 contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros. Le bouclier a été justifié de la façon suivante : il fallait éviter que des ménages aux bas revenus ne soient imposés du seul fait de leur patrimoine. C’est le fameux cas de la veuve de l’Ile de Ré (information largement médiatisée), dont les maigres terres ont pris tellement de valeur qu’elle est soumise à l’impôt sur la fortune...

Parmi ces 234 000 foyers fiscaux, un peu moins de 206 000 déclarent des revenus très faibles (inférieurs à 7 000 euros annuels). Mais les cas de foyers effectivement pauvres et lourdement imposés sont rares, du fait des exonérations et dégrèvements de la taxe d’habitation. Ces cas isolés servent de paravent à des ménages qui déclarent artificiellement des bas revenus parce qu’ils déduisent de leurs ressources des dépenses que les salariés ne peuvent pas comptabiliser (automobile, équipements divers) ou utilisent les niches fiscales. Leur niveau de vie réel n’a pas grand chose à voir avec ce qui est affiché fiscalement.

Le boucler fiscal va surtout favoriser les très haut revenus. Un petit nombre de contribuable va recevoir des montants considérables. 18 000 foyers au revenu annuel supérieur à 41 000 euros vont toucher 31 200 euros de ristourne en moyenne par foyer. Pour eux seuls, le coût pour la collectivité est de 564 millions d’euros au total. Pour les plus gros patrimoines, c’est une vraie aubaine. Ainsi, 1 080 foyers au patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros toucheront plus de 270 000 euros. La collectivité va dépenser 272 millions d’euros pour eux.

Posted by Benoit Hamon on octobre 2, 2007 at 10:52 AM dans Témoignages | Permalink

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Commentaires

Comme l’a dit le milliardaire Warren Buffett, « si une guerre de classe se déroule en ce moment aux Etats-Unis, ce sont les riches qui sont en train de la mener et de la gagner». Et en France?

Rédigé par : Antoine | 2 oct 2007 17:45:38


C'est qu'il y a aux manettes quelques petits enfants gâtés et capricieux qui veulent beaucoup de sous et qui ne savent pas trouver leur bonheur dans les choses communes. Ces messieurs-dames sont souvent bien nés et ont rarement fait la vaisselle eux-mêmes. Si mes enfants sont comme ça, je les envoie seuls se calmer dans leur chambre, ça marche bien.
Désolé d'être aussi mesquin, mon job c'est chercheur et je devrais trouver des conclusions plus savantes, mais ayant regardé sous toutes les coutures c'est ma conclusion...

Mais quand on envoie Nicolas à la chambre, il chambre ses députés, ça ne paraît pas très efficace...

Rédigé par : marc44 | 3 oct 2007 08:52:32

ça rend encore plus criants d'injustice sociale les propos de François FILLON sur la "faillite de l'Etat". C'était vraiment derniers rabais avant liquidation totale!

Rédigé par : thomas | 3 oct 2007 18:18:21

Le boucler fiscal va surtout favoriser les très haut revenus, comme le votre par exemple, Monsieur le Député,
bien à vous.
détails ci-dessous:


Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
2e pelure. Frais de mandat
Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une "indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
............................
Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
............................
3e pelure Exercice d’ un mandat local.
Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
4e pelure. Collaborateurs
Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
5e pelure . Facilités
Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
s’agissant des députés métropolitains :
quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages "circonscription"),
six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
s’agissant des députés d’outre-mer :
un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
les correspondances d’ordre privé,
les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
3. Conclusion
On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
*****************
Ce que gagne chaque parlementaire

- 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

- à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
- dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
- dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
- crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

- à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
- dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
- dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
- crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
- subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

(1) Crédits "collaborateurs" : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou «facilités» :

- frais de transport gratuit,
- téléphone et courrier gratuits,
- internet gratuit,
- frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

=> Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

=> Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

=> Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € !!!

A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
=> Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

=> 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

Les autres sources de revenus des parlementaires

- L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

- L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

- L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

- L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

Cumul des mandats, une affaire juteuse !

Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

Les parlementaires contournent ainsi, le plus «légalement» du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu «accaparés» par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
+ 70% pour les ministres en 2002
+ 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
+ 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

source:commentaire sure le site "Rue 89" Par Courageux anonyme 09H37 03/10/2007 à propos de l'article sur même site "Rue 89" Parlementaires: touche pas à mon régime spécial
Par Rue89 19H48 02/10/2007


Rédigé par : | 3 oct 2007 18:49:41

"Parmi ces 234 000 foyers fiscaux, un peu moins de 206 000 déclarent des revenus très faibles (inférieurs à 7 000 euros annuels)."

une petite erreur s'est glissée dans le nombre de zéros, non?

Rédigé par : Martin P. | 4 oct 2007 11:14:33

Vous avez raison cher Mr Hamon,

Imposons les hauts revenus pour rendre aux plus modestes !

50% c'est trop peu, 60% c'est mieux, mais je pense qu'on peut pousser un peu plus le bouchon, non ?

Allez, mettons 70%, si on suit vos calculs, l'Etat gagnera ainsi plus de 1.5 Milliard d'Euros.

Mais combien de pertes dans les années à venir ?

Quels seront les dégats lorsque toutes les fortunes seront parties.

On parle d'iles exotiques, de St Domengue etc etc que nenni.

Il suffirait pour beaucoup de déménager de moins de 200 km pour faire des économies substantielles (Suisse, Andorre, Espagne etc etc)

Quand vous et vos amis socialistes auront réussi à faire partir les plus grandes fortunes (dont je ne fais pas partie), qui paiera la sécurité sociale ?

Lorsque tous nos plus éminents chercheurs et chirurgiens auront qitté la France, quelle sera la qualité de nos soins ?

Quand les entrepeneurs seront tous parits àl'étranger, comment relancerons nous l'emploi ? Avec des emplois-jeunes ?

Cher Mr Hamon, votre vision Franco-Française de la politique est une aberration. On parle de la mondialisation chaque jour à la télé, mais vous devez surement être trop occupé pour regarder le 20h ...

Vos propositions politiques ne sont que supercheries.

Heureusement, en cette année 2007, les Français ont fait le choix d'un Président audacieux, d'un Président responsable, d'une Président d'envergure.

Ils ont une nouvelle fois repoussé les avances racoleuses et utopiques d'un parti socialiste dépassé et définitivement porté vers le passé.

Vos éminences en matière d'économie ont fait le choix soit de nous rejoindre, soit d'aller vers d'autres fonctions, en tout cas de vous quitter.

Cher Mr Hamon, réveillez vous, sortez de chez vous, achetez vous une télévision et regardez ce qui se passe autour de chez vous ... La politique de l'autruche n'a qu'un temps & la France a besoin d'un opposition !

Bien à vous

Xavier

Rédigé par : Xav. | 5 oct 2007 16:38:01

A xavier
J'adore ce conseil : "mr Hamon achetez vous une télévision pour savoir ce qui se passe autour de vous!" Pauvre ami, c'est comme ça qu'en regardant Pernaud tous les midi on se persuade que la fonction publique est un ramassis de fainéants... Je vous laisse à Koh Lantah ça vous apprendra à vous défaire de votre voisin. Sarko apréciera votre audace! Au fait Sarkozy : moins huit points encore dans les sondages cette semaine. Doit pas y avoir assez de gens pour apprendre la réalité à la télé.

Rédigé par : Hector | 5 oct 2007 17:23:34

Désolé très cher Hector, je ne regarde pas Koh Lanta (même si je connais le principe) & malheureusement, mon emploi du temps ne me permet pas de rentrer chez moi regarder Pernaud à 13h (et non pas à midi).

L'amalgame entre fonction publique et fainéants, je ne vois pas ce que ça vient faire mais apparement, vous aviez envie de le clamer, libre à vous.

Sarkozy fait - 8 dans les sondages, vous me faites bien rire !

Vous et vos collègues avaient passé 6 mois durant la campagne à nous marteler que les sondages étaient faux et infondés.

Il suffit que le vent tourne une seule fois pour que vous changiez tous vos fusils d'épaule.

Héhé, rattrappez vous à ce que vous pouvez, on fera les comptes en temps voulu ne vous inquiétez pas.

En attendant, libre à vous de suivre le sens du vent tant qu'il vous plaira, pendant ce temps là, de notre coté, on travaille, et le travail paye. Toujours.

Rédigé par : Xav. | 5 oct 2007 17:55:40

au vindicatif,
La rémunération élevée des parlementaires est sensée être une assurance anti-corruption. Le remboursement des frais se justifie très bien. Alors certes le système laisse encore trop de place à la "noblesse d'état" et aux barons locaux. Mais je ne pense pas que la rémunération soit un problème, ou un objectif fondamental.

Rédigé par : Thomas | 6 oct 2007 08:57:26

Rien de scandaleux dans la rémunération des élus, sans commune mesure avec le "grand patronnat" (eux, c'est les méchants).
Cette dénonciation crypto-poujadiste aux nauséabonderies truffées de frustrations ne feront rien pour soulager tes aigreurs, vindicatif anonyme (rien que ça, c'est d'une classe!)

Au fait Benoît? raconte nous tes exploits rugbystiques...

Rédigé par : Mathilde P. | 6 oct 2007 14:10:54

Sauf que ces rémunérations dont "xav" nous parle sont tout droit sorties d'un argumentaire anti parlementariste traditionnel. Il additionne les rémunérations des parlementaires et celles de leurs collaborateurs, il oublie que les indemnités sont écrétées et qu'il est illégal de gagner en tant qu'élu les sommes pharaoniques qu'il indique sauf si certains cumulent mandat et activité privée (avocat ou autre). Ca ne fait pas des parlementaires des pauvres, ils restent trés confortabelment rémunérés mais rares sont ceux qui paient l'ISF ou ont reçu grace au bouclier fiscal un chèque de rétrocession d'impôts de l'adminitration fiscale. Dont "Xav", gentil défenseur des rentiers, devrait faire attention car en tapant sur les députés de droite qui ont enrichi son matelas d'euros, il tire contre son camp.

Rédigé par : René | 6 oct 2007 18:13:21

Je rejoins Thomas le 6/10 à 8h57.

Avec 2 gros bémols :
- c'est le cumul non justifié des mandats : ces messieurs sont bien silencieux sur cette question. On attend toujours une position de Hollande et du PS, enfin, sur le mandat unique !!!
-le silence plus que génant des élus de gauche (ceux de droite, m'en fous de leurs opinions)sur "leurs avantages" :ex : un député élu durant 5 ans seulement (1 mandat dans le temps), percevra 1500€ à sa retraite à 60 ans.
Beaucoup non...., au regard des cotisations d'un salarié du privé durant 40 ans, pour avoir la même retraite....Là l'os est quasiment le tibia d'un mammouth !!!!


Le problème à étudier de prés, est surtout le statut de l'élu, pour permettre un AR vers la vie active sans problème, un renouvellement réel des élus, qui ne feraient pas de leur "mandat" un "métier", et l'accés possible à la représentation nationale de professions du privé ou indépendantes.

Rédigé par : la fourmi rouge | 7 oct 2007 11:41:55

je sais que ma question n'a rien à voir avec le bouclier fiscal, mais je souhaite savoir ce que vous pensez des derniers évenements survenus au Vert-Bois quartier sensible de Saint-Dizier. Je sais que vous vous êtes rendu dans ce quartier pour soutenir la candidate du Parti Socialiste Kheira DRISSI, au mois de juin dernier.
merci
Marion Aubriot

Rédigé par : Marion | 7 oct 2007 18:48:03

Bonsoir,

J'ai entendu tout à l"heure Michel Sapin sur i-télévision.
Les arguments simples sont souvent les plus percutants.

Les cadeaux que Sarkozy a fait voter cet été de façon express = 15 milliards d'euros

Le trou de la Sécu = 12 milliards d'euros

!

Rédigé par : | 7 oct 2007 21:27:56

Avez-vous remarqué que seuls trois régimes spéciaux de retraite subsistent : les pêcheurs, les députés et les sénateurs. Une bonne idée pour que ces deux derniers nous coûtent moins cher: limiter le nombre de mandats à deux. Jamais on aura de taux plein.

Rédigé par : thomas | 8 oct 2007 13:02:02

"Xav", gentil défenseur des rentiers"

Heu, les signatures c'est en bas, pas en haut rené.

Moi, j'ai jamais parlé de tout ça et surtout, je n'ai jamais défendu les rentiers.

Je vous ferai remarquer au passage que l'age d'or des rentiers s'est déroulé durant les années 80.

Je crois que Sarkoy n'était pas au pouvoir à l'époque ... ...
...
...
..
.

Rédigé par : Xav. | 14 oct 2007 23:38:00

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