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25/10/2007

Groupe de travail du Parti Socialiste sur le traité simplifié

ImagesJ'ai été chargé par le Bureau National du PS de réunir un groupe de travail pour analyser le contenu du nouveau traité simplifié et préparer une position du parti socialiste. Toutes les sensibilités du PS y étaient représentées. J'ai complété cet exercice par des rencontres avec Ségolène Royal, Laurent Fabius, Bertrand Delanoé, Henri Emmanuelli, Pierre Moscovici, Arnuad Montebourg et d'autres pour permettre d'embrasser la totalité des points de vue sur ce sujet crucial. J'ai ainsi pu rapporter mardi dernier en Bureau national sur ces travaux et proposer mes premières conclusions. Je préjugeais qu'il serait trés difficile de construire un chemin commun en raison des clivages nés de la consultation sur le TCE. Ce sera effectivement difficile, mais la bonne volonté et le sens des responsabilités ont dominé. Il en a résulté un débat de trés haute qualité en bureau national du PS, assez mal restitué par les médias (qui n'y assistaient pas) ensuite. Nous préparons maintenant une délibération qui sera débattue lors d'une nouvelle réunion du bureau national dans les semaines à venir. L'interview que j'ai accordée à Libération aujourd'hui éclaire une partie des analyses et des propositions que j'ai développées devant les dirigeants socialistes mardi dernier.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/287234.FR.php

Posted by Benoit Hamon on octobre 25, 2007 at 08:54 AM dans Témoignages | Permalink

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Commentaires

Vous et vos pareils du PS, les représentants de la social-bobocratie, vous pouvez vous "contorsionner" tant que vous voudrez, vous dites "merde" aux Français qui ont voté non au référendum. Dire que Mme Royal et vous tous au PS disiez que seul un référendum pouvait défaire ce qu'avait fait un référendum ! Belle conception de la démocratie. Il me semble que nous sommes dans l'opposition pour longtemps avec un tel PS ! J'en tire la conclusion qui me paraît logique : pourquoi gagner les éléctions si c'est pour faire presque la même chose que la droite. En conséquence, je ne voterai plus jamais PS, du moins, tant qu'il ne sera pas redevenu un parti de gauche. Protestation inutile, pour protestation inutile, je voterai Besancenot, ça ne servira à rien mais ça me fera du bien de lancer ce cri de colère et ça ne sera pas plus inutile que de voter PS.

Rédigé par : Lisée | 25 oct 2007 10:28:51

Il faut un référendum

Rédigé par : respectez nous | 25 oct 2007 11:08:44

définir une position commune sur ce "mini-traité", c'est ce que vous vous éfforçez d'établir mais dans quel sens : positif ou négatif? vous qui avez été un partisan du NON..."Traité portant constitution pour l'Europe", traité? ou Constitution?

Rédigé par : cerise | 25 oct 2007 11:56:28

Tout ceux qui gardent un minimum de confiance dans le Parti socialiste qui sort laminé, écartelé, déchiré par ses divisions, ses débauchages faciles doivent pouvoir entendre une réponse forte à Sarkozy et à sa droite réactionnaire et antidémocratique sur sa proposition de passage en force du "mini-traité" -pas si mini que ça...- de la part du PS.
Oui, refus ou abstention.
Nous comptons sur les vrais socialistes pour le lui dire.

Rédigé par : Isa | 25 oct 2007 12:04:55

oui Isa, les 27 Etats européens qui veulent travailler ensemble sont tous des reac...
heureusement que vous êtes là!

Rédigé par : sasha | 25 oct 2007 12:18:01

sasha,
Je vous préfère nettement avec de l'humour.
@ bientôt sur l'autre...

Rédigé par : Isa | 25 oct 2007 12:51:51

Votre argumentation dans Libération est très inqiétante. Vous nous dites que le PS doit s’aligner sur les positions de la social-démocratie européenne . Au nom du même argument, doit-il aussi adopter le programme économique de G. Schröder et gouverner avec la droite, comme les socio-démocrates allemands ? De plus, vous ne nous expliquez absolument pas en quoi ce traité simplifié est meilleur que le projet de constitution pour lequel vous aviez appelé à voter non. Les nonistes du PS ne seraient-ils pas tout simplement en train de rentrer dans le rang? Ceci donnerait raison à ceux qui pensent qu'il faut un grand parti à la gauche du PS comme c'est le cas en Allemagne.

Rédigé par : chatel | 25 oct 2007 13:30:04

isa, humour et colère ne sont pas incompatible
le tt est quand même de se poser LA question sur ce sujet
est- on pour que l'Europe continue à se construire ou pas?
est-on prêt à entendre que ce qui n'est pas parfait n'est peut être pas si mauvais, quand 27 représentation nationales le disent...

Rédigé par : sasha | 25 oct 2007 14:01:44

Remettons bien les choses à leur place.
Tenter de faire le socialisme dans un seul pays n'a jamais marché!
La preuve est l'abandon d'une politique nettement anti-libérale en 1983.
Pourquoi?
Parceque déja, à l'époque le capitalisme mondial et européen a "bloqué" l'expérience francaise!
Comment compter faire des nationalisations, construire des services publics en France, alors que tout projet industriel conséquent, ne peut se faire qu'au niveau de l'europe.
Mais meme, si on réussit à avoir une majorité en europe (ce n'est pas gagné) qui soit d'accord pour retenter ce que la gauche avait tenté au niveau d'un pays, la France en 1981, l'abscence d'autorité fédérale européenne empeche de réaliser un tel projet.
Il ne peut plus se réaliser dans le cadre national, il ne peut pas se réaliser dans un cadre européen (ne parlons meme pas du cadre mondial!)

CONCLUSION: L'accélération de la construction d'une europe fédérale dotées de structures supranationales est le préalable à la réalisation de tout projet socialiste, puisque c'est l'unique cadre ou un tel combat peut encore etre mené.
Bien sur certains diront, il y a un énorme risque que de renoncer au cadre national, pour pouvoir se battre dans le cadre fédéral ou on ne sait pas si on triomphera ....

Qu'il y ait europe ou pas, le capitalisme avance ses pions et c'est de plus en plus dans les conseils d'administrations des grand groupes industriels et financiers que se prennent les décisions qui concernent les citoyens.
Ces grands groupes sont pour la plupart européens(pour ceux qui ne le sont pas, il est toujours possible qu'ils le deviennent), il est nécessaire qu'ils existent des autorités européennes, en face qui aient la légitimité nécessaire pour le faire face!

Rédigé par : Dodo | 25 oct 2007 15:31:21

à Dodo
Bref, accélérons la construction de l'Europe libérale pour pouvoir peut-être un jour mener une politique anti libérale...Voilà un raisonnement qui obtiendra sans problème l'accord des libéraux... Et le plus amusant est que ceux qui tiennent ce genre de raisonnement se veulent réalistes. Le socialisme du réel n'est autre que l'impossibilité du socialisme.

Rédigé par : chatel | 25 oct 2007 16:03:51

voilà ce qu on lit sur le blog de quatremer
coulisses de bruxelles
marrant!

Les différences entre le Traité de Lisbonne et le projet de Constitution européenne sont minimes, vous le savez. Outre les reculs obtenus par les pays les plus eurosceptiques grâce à cette renégociation inespérée, il n’y a guère que l’habillage constitutionnel qui a disparu (les symboles, les appellations de "lois européennes", etc). Pour autant, peut-on dire qu’il s’agit du même texte comme l’affirment les tenants du non qui réclament un référendum ? Réponse d’un haut fonctionnaire européen en forme de boutade : « le chimpanzé et l’homme partagent 99 % de leur capital génétique et pourtant le singe n’est pas homme ».

Rédigé par : sasha | 25 oct 2007 17:28:50

Il se passe des choses troublantes dans la sphère socialiste. Dans une interview publiée par Libération, Pervenche Berès, député européenne membre du groupe PSE considère implicitement qu’il serait judicieux d’adopter par référendum le traité simplifié dit "Sarkozy" et préconise l’abstention comme position pour le PS.

Si nous considérons la souveraineté populaire comme fondement premier et l’essence même de la démocratie, le recours à un nouvel référendum est un exercice naturel voir une évidence démocratique. Les élus ne sont pas les titulaires de cette souveraineté. Ils exercent leurs attributions non par substitution mais par délégation. Par conséquent, le recours à la voie parlementaire pour adopter un texte rejeté, serait contraire à l’esprit de nos institutions mais encore constituerait une atteinte aux fondements mêmes de notre démocratie. Néanmoins, le vœu de Pervenche est aussi inacceptable mais également intolérable. Après une campagne difficile, parfois teinté d’extrémisme, les Français ont rejeté massivement le Traité constitutionnel européen. Le peuple souverain a statué. Est-il acceptable de se rendre complice de cette droite décomplexée et accepter un déni flagrant des principes élémentaires qui régissent notre pays ? Même si le mandat impératif est nul, comment les parlementaires socialistes pourraient-ils adopter ou s’abstenir sur le traité "sarkoziste" alors qu’ils ont fait campagne, justement, pour faire barrage à ce petit homme mais surtout l’empêcher de faire ce qu’il promettait ? L’abstention peut-elle constituer une réponse à un texte dont Giscard d’Estaing déclarait :"Je suis satisfait le traité réformateur reprend 80% de mon TCE". Le respect de la démocratie n’est-il pas, justement, de respecter la volonté populaire. Pouvons-nous, à ce point, méprisé voir anesthésié le peuple pour répondre de nos carences, de nos turpitudes ou de nos lâchetés et faussement s’étonner d’une faible participation aux scrutins. Je ne le crois pas. Pervenche considère que le "non" au TCE l’a emporté du fait de la constitutionnalisation des politiques communes. Elle a probablement raison. Mais elle ne peut pas démontrer son assertion comme cause unique de ce rejet. Il est également possible de soutenir ce refus français et néerlandais par le rejet de l’indépendance de la Banque Centrale Européenne (BCE), rejet de la politique monétariste comme nous pouvons affirmer qu’une lutte insuffisante contre les délocalisations à conduit à ce résultat. Dans le même ordre d’idée, l’absence d’une Chartes des droits sociaux réellement progressiste a pu aussi motiver les électeurs. Qui a tort qui a raison !

Ensuite, Pervenche Berès nous dit qu’il y aurait des évolutions négatives dans ce traité réformateur. Curieux paradoxe. Malgré le rejet des Français, malgré les régressions, notre camarade souhaite l’abstention au lieu d’appeler à voter "contre" ! Je lui rappellerais simplement ceci : le pouvoir normatif des parlementaires n’a pas été constitué pour contourner le peuple souverain. Il n’est pas un contre pouvoir mais un pouvoir délégué. Ceci implique donc comme dans tout système une hiérarchie, une subordination. Ensuite, Pervenche et ses amis devraient se souvenir d’un principe essentiel dans notre droit et plus précisément dans l’Etat de droit : le parallélisme des formes. C’est-à-dire, la nécessité d’avoir une procédure identique pour défaire ce qui a été fait par une procédure. Ainsi, seule une loi peut modifiée ou abrogée une autre loi. Il en est de même pour un référendum. Par conséquent, seul le peuple souverain peut confirmer ou manifester une volonté contraire et non le parlement. Enfin, à moins d’être favorable au traité nouveau, Pervenche n’a pas du réfléchir pleinement à son propos. L’abstention entraîne une conséquence. Elle autorise la modification de la Constitution pour adopter ce texte scélérat. Mais, s’abstenir, c’est aussi permettre le développement d’une Europe sociale à plusieurs étages et donc, promouvoir implicitement un dumping social, puisque la Chartes des Droits ne s’applique plus à certains Etats-membre. Quelle belle avancée pour les 60% du peuple de gauche qui a rejeté le TCE !

Alors oui, dans ces conditions l’abstention est une erreur politique majeure et, nous devons appeler à voter "contre". L’Europe ne doit pas être à géométrie variable, elle doit tendre vers une harmonisation fiscale et sociale. Il faut donc réunir les conditions politiques pour obtenir un référendum. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler un fondement constitutionnel : les partis concours à l’expression du suffrage mais dans le respect des principes de la souveraineté…..Les parlementaires qui sont une fraction du peuple seront-ils aussi soucieux de nos prérogatives ?

Ensuite, il est intolérable de se servir de l’Europe pour régler une question interne au parti. Devons-nous afficher une unité de façade simplement pour éluder nos querelles et nos difficultés ? Le congrès n’est-il pas un espace de discussion des militants ? Pervenche clame l’existence de lignes de fracture encore profondes, où sont-elles ? Malgré leur hostilité à l’endroit de la direction nationale et du TCE, Montebourg, Peillon ….. ont été les premiers à travailler aux côtés de Ségolène Royal pourtant favorable à ce texte et particulièrement vindicative au cours de la cette campagne. Faut-il rappeler aussi que les opposants au Premier Secrétaire siègent dans les instances nationales. En revanche, aborder cette question à l’aube du prochain congrès dénote une volonté d’instrumentaliser ce rassemblement des militants. Si ce qui nous rassemble est certes plus important que ce qui nous divise, devons-nous sacrifier sur l’hôtel de l’Europe nos désaccords et faire l’impasse sur nos divergences sans avoir la moindre communauté de vues ? Ecartée la question européenne du congrès s’est reporté la difficulté. Le calendrier ne le permet pas et, les échéances non plus. De plus, ce congrès de 2008 sera particulier. Il devrait constituer, non seulement un congrès de transition avec la désignation d’un nouveau Premier Secrétaire mais aussi de mettre en œuvre une nouvelle démarche. Les militants ont donc tout intérêt à se saisir de cette question et l’Europe ne doit pas y échapper.

Aujourd’hui, nous avons l’impérieuse nécessité de reconstruire le PS. Cette phase passe par la reconquête du mouvement ouvrier mais aussi par des propositions sociales adaptées à notre temps. Aujourd’hui, face à la montée des inégalités, à l’angoisse des vagues de licenciement et des délocalisations, 50% des Français se sentent personnellement menacé. Ainsi, ils sont 58% à considérer que leurs enfants vivront moins bien qu’eux et 60% des Français éprouvent des difficultés de vivre avec les seuls revenus du foyer. Voilà, une réalité sociale qui devrait inspirer Pervenche et les prétendants à la direction nationale. Ces chiffres ne sont pas le fruit d’un simple sondage. Ils sont corroborés par l’augmentation significative du nombre d’allocataires du RMI mais aussi par les demandes d’aides sociales constatés au sein des Conseil généraux. Malgré cette souffrance, nous avons perdu les présidentielles à trois reprises ! Par conséquent, nous serions bien inspiré de nous interroger sur notre capacité à redevenir ce parti populaire et progressiste tout en réalisant également, à l’intérieur de celui-ci, une révolution de manière à ce qu’il y ait une adéquation sociologique entre le parti et notre électorat ? A ce jour, nous en sommes très loin. A défaut, une fois de plus, nous essuierons les plâtres d’une stratégie qui se met doucement en place et il ne faudra pas s’étonner de nos futurs échecs.

Jean-Marie MENDY
Secrétaire de section
Seine-Maritime


Rédigé par : Jean-Marie Mendy | 25 oct 2007 19:07:34

Bonsoir,

Que ce forum est intéressant ! il y avait longtemps.

Non, je trouve que Benoît ne renie rien : il a un mandat du BN. C'est clair.

Voilà du bon travail :
Arriver à faire parler tout le monde au PS, sur le fond. Enfin...Sera-ce un début ?
Je comprends que ce ne doit pas être facile. Bon courage !
A+

Rédigé par : la fourmi rouge | 25 oct 2007 19:58:40

Peu d'évolutions positives, plutôt des évolutions négatives... Si ça ne change pas grand chose, la gauche pourrait au moins montrer sa résistance au petit bonhomme autoritaire et s'opposer à son passage en force et antidémocratique de son traité libéral. Elle en ressortirait sans doute plus crédible et moins divisée. Ce serait toujours ça.
Parfois je me demande si certains "socialistes" n'y gagnent pas en ne travaillant jamais à la réconciliation de la Gauche...

Rédigé par : Isa | 25 oct 2007 19:59:58

Chers Camarades

A quoi bon nous écharpper, celà n'en vaut pas la peine!
Nous avons dit NON, une première fois. Quelles en ont été les conséquences.

La mise en oeuvre d'un plan B et la réorientation de la construction européenne?

L'élection d'un candidat issu du NON comme par ex L Fabius?

Non pas de plan B, pas de réorientation de l'europe et Satkozy élu président!

Les deux premières déceptions ce sont essentiellement nos collègues européens qui en sont responsables, la troisième, c'est les francais eux-memes, quelle inconséquence!

Alors à quoi bon s'écharpper à cause de collègues européens qui semblent se satisfaire que l'europe devienne les USA bis, ou des francais qui s'intérèssent à la politique 15 jours tous les cinq ans et qui se font une opinion en écoutant le journal de 20 heures!

Vraiment la peine en effet!

De toutes facons Nicolas Sarcozy n'est pas assez stupide pour organiser un référendum et vous n'empecherez jamais quelques députés ou sénateurs socialistes de voter le texte quelquesoient les circonstances.

Alors n'offrons pas cette délectation à notre nouveau Bonaparte de nous déchirer!

Au fait Bonne chance à notre camarade Benoit qui a eu le courage d'accepter cette périlleuse mission!

Bonsoir!

Rédigé par : Dodo | 25 oct 2007 22:22:51

Je trouve l'ensemble de ces commentaires assez étonnant.
D'abord parce que contrairement à ce qu'affirme fourmi rouge le texte ne contient pas de recul,au contraire. On peut le juger insuffisant mais la concurrence libre et non faussée a disparue des objectifs de l'Union et le traité ouvre la voie à un protocole européen sur les services publics. De plus la création d'un Président stable et d'un Haut reprséntant pour les affaires étrangères permettent de donner une figure à l'Union, et donc de créer une responsabilité pour les politiques menées. On quitte ce système institutionnel complexe qui masque les responsabilités des uns et des autres dans la conduite de politiques libérales rejetées par les peuples.
L'argument avancé par Benoit Hamon sur la nécessité de ne pas se placer en porte à faux vis à vis de la social-démocratie européenne est bien compréhensible! D'abord parce que nous connaissons aujourd'hui un recul des tenants de la troisième voie au sein des partis frères (y compris Isa chez les sociaux-démocrates allemands qui tirent aujourd'hui les leçons de leur politique et entament sous la direction de Kurt Beck une refondation idéologique qui pour être moins clamée que celle du PS n'en est que bien plus réelle), ensuite parce qu'on ne peut séparer le combat social du combat politique. Si l'on veut construire une Europe sociale il faut structurer une force politique européenne de gauche capable de s'imposer. Donc nous entendre avec nos voisins. J'ajouterais même que, mis à part le Labour britannique, l'argument du fossé entre le PS français et les autre forces sociales-démocrates européennes est très discutable. Les médias nous le servent régulièrement pour dénoncer en creux l'état d'arriération profond qu'ils croient déceler au PS et nous donner en exemple nos voisins, bien plus modernes parce que libéaux. En réalité, et c'est frappant en ce moment dans le cas du SPD, nous sommes traversés par les mêmes questionnements.
Abstenons nous donc sur ce traité et tentons d'influer les politiques, celles qui changent réellement la vie des gens, en mettant en place pour cela, comme le préconisait Fabius dans "Une certaine idée de l'Europe", des coopérations renforcées puissantes avec les pays qui ont la volonté d'avancer.

Rédigé par : Armel | 25 oct 2007 22:24:55

En fait, les socialo-magouillo-libéraux du ps sont bien trop contents de la manoeuvre de sarko.
Ils vont voter oui en faisant semblant que c'est du bout du bulletin mais en réalité, c'est pile-poil ça qu'ils veulent: une europe antidémocratique et capitaliste.

Rédigé par : Pov'monde | 25 oct 2007 22:36:11

@ Armel
Pour l'instant le SPD allemand gouverne toujours avec la droite...

Rédigé par : chatel | 25 oct 2007 22:43:01

Le PS avait mis dans son programme aux législatives qu'il demanderait un referendum sur le traité "simplifié".

Est-ce que oui ou non, le PS va voter contre la ratification parlementaire, ce qui provoquera inévitablement un referendum ?

Rédigé par : Tom | 26 oct 2007 02:17:11

dodo, c'est halluncinant ce que vous dites
ils sont tous cons et méchants, les autres et nous, on est triste parce que y avait que fabius qui avait raison et personne l'écoute...

demandez vous 5 mn pourquoi fabius est complètement has been!!
il a instrumentalisé l'Europe dans un but de destin perso
il été premier ministre au moment du tres libéral acte unique européen, vous croyez qu il aurait saisi le Conseil constitutionnel.... et bien non!!

alors demandez vous si vs êtes européens ou pas, j'ai ps l'impression

Rédigé par : sasha | 26 oct 2007 06:42:21

Et vous ssha, est-ce que vous allez renier les engagements que nous avons pris auprès des citoyens ?

Rédigé par : Tom | 26 oct 2007 09:41:16

Tom, je trouve qu'effectivement la parole donnée aux électeurs et l'engagement renié ne semblent pas leur donner de complexes. Dans ces conditions, comment pourrons-nous leur faire confiance lors de futures élections?

Rédigé par : Isa | 26 oct 2007 12:14:49

Le top c'est vincent peillon... Il appelle au Oui dans le sillage de Maman... Il est bel et bien rentré à la niche

Rédigé par : René | 26 oct 2007 17:05:21

Ils sont tous plus misérables les uns que les autres. Ils se cramponnent à une espèce d'opposition de carton qui craque de tous côtés. Alors que Sarko et les siens jubilent, ils veulent soutenir son traité!
Quel dommage, que la gauche, même la petite gauche, celle de gouvernement ne saisisse pas cette occasion de s'unir avec l'autre gauche pour marquer une vraie opposition à sarko, concrètement en demandant un référendum. Pourquoi soutenir la droite quand le recadrage à gauche est la seule issue pour 2012!

Rédigé par : Pov'PS | 26 oct 2007 18:06:31

Isa, PPS,
J'ai un peu réfléchit et relu l'article.

Ca fait 3 ans qu'on débat et je ne crois pas que l'on va réussir à se convaincre les uns les autres. Les partisans du oui vont rester des oui-ouistes et les partisans du non vont rester des nonistes. A la marge peut-être, sur quelques points précis, il peut y avoir des évolutions. Mais pour conserver intacte la cohésion du groupe socialiste, il n'y a pas d'autres solutions que de déboucher à une consigne d'abstention en cas de referendum et à un refus de vote si la ratification est parlementaire.

Je crois que c'est la mission que François Hollande a confié a Benoit. En tous cas, ça lui ressemble.
Cette position de mou-du-genou, c'est le prix à payer pour obtenir un vote discipliné de refus de la ratification par le congrès. C'est le seul moyen de rester dans les clous de la synthèse du Mans.

Si on demande aux uns ou aux autres de renoncer à leurs convictions, alors il n'y aura pas de nouveau referendum.

Rédigé par : Tom | 26 oct 2007 19:01:40

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