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11/07/2007

rapport annuel 2006 sur la BCE

Shadow rapporteur sur le rapport annuel 2006 de la Banque Centrale Européenne, je suis intervenu ce jour en plénière avant le vote demain du rapport.

Messieurs les Présidents, Monsieur le Commissaire, Chers collègues,

En premier lieu je voudrais ouvrir une parenthèse au sujet de ce visiteur d'un soir évoqué à l'instant par M. Juncker. Je vous invite, M. Juncker, à ne pas vous laisser abuser par ce visiteur du soir. Si la France ne peux pas respecter ses engagements en matière de discipline budgétaire, ce n'est pas en raison d'un investissement massif en faveur de la recherche, de l'éduction et de l'innovation conformément aux engagements de la stratégie de Lisbonne c'est en raison d'une politique de réduction de 14 milliards d'euros d'impôts ciblée sur les ménages les plus aisés au moment même où cette politique fiscale voit ses vertus sur la croissance, contestées par la plupart des économistes. Je ferme cette parenthèse.

Je tiens à remercier le rapporteur, M. Mitchell, pour son travail et ses efforts de conciliation, qui permettent aujourd'hui de débattre d'un texte qui marque des progrès et des avancées  considérables.

C'est le cas en matière de transparence des travaux et des décisions de la BCE, de démocratisation des procédures de nominations.

Ce texte appelle également à la plus grande prudence par rapport à une éventuelle poursuite des relèvements des taux d'intérêts, pour ne pas mettre en péril la croissance retrouvée.

Prudence également face aux "Hedge Funds" et autres fonds d'investissements, afin de renforcer la surveillance et l'encadrement légal, dans l'intérêt de la stabilité financière et de la transparence.

Nous pouvons également nous féliciter du consensus qui a pu être trouvé sur la nécessité d'investir massivement dans la recherche, l'enseignement, la formation. Ce serait en effet la meilleure contribution de l'Union et de ses Etats membres pour pérenniser cette reprise économique européenne.

Sur la question des taux de change, contrairement au fatalisme et à l'immobilisme ambiant, nous voulons rappeler que les instruments pour agir existent ! L'article 111 du Traité ne dispose-t-il pas en effet, et je cite, que "En l’absence d’un système de taux de change vis-à-vis d’une ou de plusieurs monnaies  non communautaires le Conseil, statuant à la majorité qualifiée soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler les orientations générales de politique de change vis-à-vis de ces monnaies"

C'est ce que nous vous demandons, Messieurs Juncker, Trichet et Almunia, des orientations générales de politique des changes vis-à-vis des monnaies de nos principaux partenaires et concurrents, plutôt qu'un laisser-faire général et des déclarations peu crédibles sur l'absence d'impact économique d'un Euro largement surévalué.

Enfin, je voudrais dire quelques mots sur une question où un désaccord majeur subsiste entre les deux parties de l'assemblée : la politique salariale.

Nous sommes habitués à ces appels désormais rituels à la modération salariale, tellement systématiques qu'ils ressemblent plus à des professions de foi religieuses qu'à une réponse politique rationnelle à une situation économique particulière. Nous proposons un amendement pour rompre avec cette litanie.

Comme vous, Monsieur Juncker, nous constatons que la part des salaires dans le PIB de la zone Euro ne cesse de diminuer, que les salaires, parachutes dorés et autres stock options des dirigeants des grandes entreprises sont une véritable provocation pour ces travailleurs européens qui ne disposent que de salaires modérés, justement, pour vivre.

Comme vous, Monsieur Almunia, nous demandons un salaire minimum légal dans chacun des pays de l'Union, ou au moins de la zone Euro. Encourager les partenaires sociaux à se mettre d'accord sur des augmentations salariales significatives, comme l'ont fait les patrons et les syndicats de la métallurgie allemande, c'est non seulement aller vers une meilleure répartition des fruits de la croissance, mais également contribuer à la pérennisation de la croissance, par l'amélioration de la confiance des ménages et l'augmentation de la consommation.

Posted by Benoit Hamon on juillet 11, 2007 at 06:09 PM dans Interventions au parlement | Permalink

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Commentaires

Bonjour Benoît,

J'aime beaucoup ton introduction sur "ce visiteur d'un soir" et je me range à tes côtés pour dénoncer les propos du Présiment qui voudrait nous faire croire que les difficultés budgétaires de la France sont le fruit d'un investissement pour la création d'une société de la connaissance alors qu'elles sont la résultante logique d'un cadeau de 14 milliards d'euros aux ménages les plus aisés de l'hexagone.

Amitiés,
Triple R™

Rédigé par : Triple R™ | 12 juil 2007 03:05:56

Daccord sur l'ensemble de vos dèmarches ; prenez avec le nps la direction du ps et alliez vous avec me royal , restez ouverts avec la gauche non libèrale sans fermer la porte au centre ! un militant cgt qui depuis le non socialiste soutient activement votre parti , affichages ,assèsseur ect.....bonne chance à vous vous portez une lourde charge d'espoirs en standbail qui ne demandent qu'a à germiner..... salut et fraternitè famille tosèllo nice

Rédigé par : tosello | 12 juil 2007 18:39:16

Bonjour,
du nouveau dans la blogosphère. Vous pouvez dévouvrir le blog de Jean-Michel Daclin à l'adresse suivante :
http://www.jmdaclin.fr
http://www.carnets-lyonnais.fr

Désolé d'avoir interrompu provisoirement la conversation,

Cordialement.

Rédigé par : Carnets-lyonnais | 13 juil 2007 15:53:33

M. Hamon, l'article 111 n'est pas applicable vis-à-vis des monnaies de nos partenaires principaux tels que les EUA ou la Chine. Il existe un système de taux change entre nos monnaies.

Rédigé par : coco | 14 juil 2007 08:06:41

@coco
Mais dans le cadre de l'article 111, le terme taux de change ne concerne-t-il pas seulement les cas de taux fixés (exemple ; avec le franc CFA) ?

Rédigé par : Pierre | 14 juil 2007 11:17:33

Salut Benoît,
Bravo pour l'accroche de ton intervention, 14 milliards d'euros de cadeaux des moins aisés aux plus riches, et, en prime le sherif de Nottingham voudrait se faire passer pour Robin des Bois, il fallait que quelqu'un montre du doigt la tentative de supercherie de Sarko,bravo.
Je suis CPE en collège, on crève déjà de ne pas pouvoir aider correctement les minots ( pour info : 508 gamins , l'infirmière présente un jour par semaine, forcément elle est aussi sur un autre collège et deux écoles primaires, plus de médecin scolaire, pas de psychologue alors que les familles sont demandeuses de suivi et de soutien, pas de permanence d'assistante sociale...j'en passe) avec ce joli cadeau là, je me demande avec quoi on va terminer.
Il faut que le PS se remette en ordre de bataille, jeune lions, vieux éléphants on s'en fiche,le PS n'est pas un zoo,toute cette ménagerie sent la guéguerre interne stérile à plein nez .Pourvu que tous participent à une vraie réflexion loin des visées présidentielles personnelles et des querelles d'individu.On ne veut pas de la société proposée par ce gouvernement, nous voulons réfléchir et construire avec tous ceux qui seront portés par ce même élan et par l'intérêt général. Nous, nous sommes prets à retrousser nos manches, alors, on commence quand ? Sincères salutations . Calou

Rédigé par : Calou | 16 juil 2007 18:28:11

lu cette petite brève :
Profession Politique (newsletter@professionpolitique.info
)

Envoyé : mer. 11/07/07 13:55

Hamon, premier secrétaire ? Député européen, Benoît Hamon commence à
croire en ses chances de devenir premier secrétaire à l’issue du congrès
PS..

Si ça pouvait devenir une réalité.

amitiés Thomas P

Rédigé par : Thomas | 16 juil 2007 22:59:17

Monsieur,
vos interventions nous semblent forts pertinentes et nous essayons vainement de trouver vos coordonnées.Avec quelques militants PS de Bordeaux nous avons créés un blog : http://bordeaux.avance.over-blog.com/ et nous souhaiterions vivement pouvoir réaliser un entretien avec vous dans ce cadre. D'avance merci.
bordeaux.avance@orange.fr

Rédigé par : Puech | 17 juil 2007 09:14:15

Qui peut me renseigner ?

1) Que sont devenues les coopérations renforcées au sein du "Traité sur le Fonctionnement de l'Union" ? Passées à la trappe, ai-je entendu - est-ce bien sûr ?

2) Le Traité Constitutionnel ouvrait la voie à l'initiative citoyenne, qui si elle recueillait un certain nombre de signatures dans un certain nombre d'Etats, imposait un passage au Parlement Européen, ou même un référendum (?) : qu'en est-il ?

3) Enfin, à quelle échéance et sous quelles modalités doit être mis en place le "Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité", ex-Ministre des Affaires Etrangères de l'Union ?

Merci à qui pourra me tuyauter !

Rédigé par : Thierry SEVEYRAT | 17 juil 2007 17:34:44

Thierry,

je te conseille d'aller sur le blog de Jean Quatremer .

1) tu reviendras sur ton jugement en lisant ses derniers posts et les commentaires.

On en reparlera si tu le veux bien.

2) tu lui poseras directement tes questions, il te donnera des info de première main.

A confronter avec d'autres avis comme il se doit.

a+

Rédigé par : la fourmi rouge | 18 juil 2007 21:25:49

bonjour ,heureux de t'avoir entendu sur france culture fustiger le vocabe "assistanat",qui a été martelé par la droite ,qui se dit elle même décomplexée,et repris à son compte par une partie de la gauche et parmi eux beaucoup de socialites.Son usage, même décompléxé, signifie beaucoup,alors je m'intrroge sur tant de désinvolture de la part de nos camarades(mettons cela sur le compe de la fatigue):moi perso l'emploi de ce mot me fout la gerbe(désolé je n'ai pas trouvé mieux).Alors qu' il éxiste le radieux et toujours jeune "SOLIDARITE".Ce matin il était tôt et j'ai cru voir une gauche debout.J'ai reprs il avait le gout de l'espoir.Abdelhalim ,41 ans,sympathisant depuis toujours et militant depuis deux ans.
Amitiés fraternelles et socialistes

Rédigé par : Abdelhalim | 19 juil 2007 14:29:11

bonjour ,heureux de t'avoir entendu sur france culture fustiger le vocabe "assistanat",qui a été martelé par la droite ,qui se dit elle même décomplexée,et repris à son compte par une partie de la gauche et parmi eux beaucoup de socialites.Son usage, même décompléxé, signifie beaucoup,alors je m'intrroge sur tant de désinvolture de la part de nos camarades(mettons cela sur le compe de la fatigue):moi perso l'emploi de ce mot me fout la gerbe(désolé je n'ai pas trouvé mieux).Alors qu' il éxiste le radieux et toujours jeune "SOLIDARITE".Ce matin il était tôt et j'ai cru voir une gauche debout.J'ai repris du café, il avait le gout de l'espoir.Abdelhalim ,41 ans,sympathisant depuis toujours et militant depuis deux ans.
Amitiés fraternelles et socialistes

Rédigé par : Abdelhalim | 19 juil 2007 14:30:59

Promis Fourmi, j'irai voir le blog de ce Jean-là, on en reparle ensuite.

Par contre je glisse sur le "toujours jeune" d'Abdelhalim : je lisais hier dans un numéro de Courrier Internantional un article intitulé "Les bébés aux urnes ?", dans un article du journal suisse (de Lausanne) "L'Hebdo".

Le débat consiste à savoir s'il faut accorder le droit de vote dès la naissance, ou non. C'est une proposition que j'ai déjà entendue en France, dans la bouche de Le Pen, pour répondre au droit de vote pour les immigrés, en déléguant ce droit de vote aux parents, avec derrière l'idée que cela donne une "force de frappe" plus élevée aux familles nombreuses, supposées plus conservatrices si ce n'est traditionalistes.

Première surprise, en Suisse ce projet est défendu par les Verts, les socialistes, les chrétiens-démocrates et les radicaux, seule la droite populiste (UDC) s'y oppose.

Si les progressistes suisses soutiennent cette idée à première vue un peu tordue (comme tous les grands progrès, des congés payés à l'homoparentalité), c'est avec cet argument choc : c'est le seul moyen de répondre à la surreprésentation des personnes âgées au sein de l'électorat dans les années à venir, ou, pour reprendre la socialiste Chantal Galladé, candidate au Conseil des Etats, "à l'heure actuelle, les personnes issues de la vieille génération décident de l'avenir d'un monde dans lequel ils ne vivront plus, c'est dangereux pour la démocratie".

Les protagonistes de cette idée la conditionnent à la mise en place de cours d'éducation civique dès l'école primaire, et ont déjà commencé à organiser des débats d'intérêt généraux dans les écoles primaires, d'où il ressort que l'intérêt pour la chose publique apparait aux environs de dix ans.

En France, en 2002, Noël Mamère proposait de descendre l'âge de vote à 16 ans, et il avait réalisé un bon score, 5,25%, certes pas seulement grâce à ce thème. 16 ans, c'est aussi l'âge où l'on peut ouvrir un premier compte bancaire il me semble, celui aussi où l'on peut passer son permis de conduire en conduite accompagnée. La majorité sexuelle est aujourd'hui fixée à 15 ans, pour les garçons comme pour les filles.

Tout cela pour dire que le débat n'est inepte que pour ceux qu'ils pourrait électoralement desservir - et le rapport de force en faveur de la candidate progressiste lors du dernier scrutin a montré de quel côté, massivement, penchait la jeunesse - si tous les électeurs avaient eu moins de 35 ans, on aurait notre bonne Golène aujourd'hui as a Quenn of the France.

A méditer !!

Rédigé par : Thierry SEVEYRAT | 19 juil 2007 19:43:35

ça, c'est bien la gauche ne disons pas "assistanat" mot banni et insupportable à entendre. Disons "solidarité" ce grand mot si juste et si lourd de sens camarade. Il faut cesser ces discours inutiles et appeler un chat un chat. Moi je suis solidaire de tous ceux qui ont vraiment besoin d'aide et dans ce cas, je suis prête à tout. Mais j'en ai ras le bol des tricheurs et des profiteurs. Mettons en place des contrôles efficaces et honnêtes et nous pourrons enfin rayer de la liste le mot assistanat.

Rédigé par : danjou rosalie | 19 juil 2007 20:32:58

quelle gauche Rosalie ?
explicite STP


je sens que je vais être d'accord...

Rédigé par : la fourmi rouge | 19 juil 2007 21:27:14

Oui Rosalie, on sent que t'as plein de trucs à dire, alors même si c'est pour vanner et vitrifier vas-y, on a tous ouvert en XXL nos yeux et nos oreilles !!

Rédigé par : Thierry SEVEYRAT | 19 juil 2007 21:40:29

bonjour à tous,

@ Rosalie

Entièrement d'accord avec toi sur le ras le bol des abus de certains et je sais de quoi je parle, je suis administrateur dans les caisses RSI (régime social des indépendants), dans la région Rhône où je suis élu nous avons un contrôleur pour 4 départements, ce qui ouvre la voie à tous les abus qui risque de tuer notre système basé sur la solidarité que nous devons absolument faire perdurer et non pas comme nous le voyons en ce moment tout doucement aller vers les systèmes anglais ou américain, donc oui aux contrôles et aux sanctions puisque malheureusement nous n'avons pas le choix.

@ Benoit

J'ai eu l'occasion lors du séminaire de rentré du PS du Rhône en 2006 d'assister à ton analyse sur l'avenir de l'Europe, qui a été d'une clarté exemplaire et de plus tout à fait dans l'optique que je m'en fait moi même.
Depuis je suis tes démarches, tes interwiews et je le répète tu à le mérite de dire les choses clairements sans langue de bois, tu représente pour moi l'avenir d'une gauche moderne qui ne vend pas son âme au diable et qui ne renie pas son passé et comme il est dit plus haut on se fout que se soit les jeunes lions ou les éléphants qui nous représentes, les personnes passent, les idées restent.

Amitiés socialistes.

Rédigé par : Pascal Wilder | 4 août 2007 17:49:31

Rédigé par : | 26 août 2007 05:02:32

Je fais appel à vous afin de faire bouger les choses.

En 2002, Nicolas SARKOZY a été nommé ministre de l'intérieur. A cette occasion il a affirmé se porter garant de la santé et de la sécurité des français.
Je lui ai fait des propositions et il a refusé.

En 2004, il est à nouveau nommé ministre de l'intérieur, et a à nouveau affirmé être garant de la santé et de la sécurité des français. Je lui ai réitéré des propositions qu'il a encore refusé.

En 2007, il a été élu Président de la République et renouvelle pour la troisième fois être le garant de la santé et de la sécurité des français.

Il existe un problème de santé qui représente tout de même plus de 3000 MORTS par jour au niveau national.

Il y a une solution à ce problème mais il a toujours refusé toute proposition.

Je dis alors que Nicolas SARKOZY est un MENTEUR et se met en situation de non assistance à personnes en danger.

Malgré toutes mes relances, je n'ai jamais eu de réponse. Peut-être obtiendrez-vous des explications de sa part.

Rédigé par : ... | 31 août 2007 17:15:34

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