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30/04/2007

C. Taubira

Taubira_2Hier dimanche, nous étions sur le marché de Brétigny sur Orge avec Christiane Taubira, députée de Guyane à l’occasion d’une diffusion de tracts. L’accueil comme à chaque fois était plutôt chaleureux. Bien sûr les gens ne se jettent pas à notre cou mais on sent de la bienveillance. J’espère que c’est bon signe pour dimanche. J’ai aussi pu vérifier la popularité de Christiane Taubira et combien ses mots et ses pensées touchent plus profondément au coeur de nos concitoyens que ceux de la plupart des responsables politiques. J’aimerais que nous militions un jour dans le même parti.

Posted by Benoit Hamon on avril 30, 2007 at 06:51 PM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (12)

Sarko/Thatcher

MinersL’Humanité demande depuis une semaine à plusieurs responsables politiques, syndicaux associatifs, artistes, intellectuels de dire les raisons pour ne pas voter Sarkozy dimanche prochain. J’ai choisi d’évoquer l’agenda social promis par Nicolas Sarkozy.

« Nicolas Sarkozy élu, commencerait une véritable entreprise de démantèlement des droits sociaux. Nicolas Sarkozy ne le cache d’ailleurs pas, lui qui prétend achever son agenda social dés les premiers mois de son mandat selon la même stratégie que Margaret Thatcher : attaquer vite et fort, tordre les résistances sociales, affaiblir et soumettre durablement le front syndical.

A cet agenda figure trois réformes emblématiques, la restriction du droit de grève, l’allongement de la durée du travail et la remise en cause du contrat à durée indéterminée.

La remise en cause du droit de grève. Nicolas Sarkozy veut soulager « les salariés qui travaillent » des prises d’otage à répétition dont ils sont l’objet par les salariés qui « usent et abusent du droit de grève ». Dans un même souffle, Sarkozy se dit favorable au droit individuel de faire grève mais s’élève cependant contre conséquences de l’exercice collectif de ce droit. Cela justifie à ses yeux la création d’un service minimum dans les services publics. On mesure ici tout le cynisme du discours de Sarkozy, car où que ma mémoire me porte, je peine à trouver l’exemple d’un salarié ayant obtenu gain de cause en faisant grève tout seul. La valeur du droit de grève tient justement dans la capacité des salariés à décider de cesser le travail ensemble pour obtenir justice de ce qu’ils n’ont pas obtenu par la négociation. Nicolas Sarkozy sait parfaitement les conséquences d’une telle mesure par la brèche qu’elle ouvre dans les moyens dont disposent les salariés pour se défendre. La méthode annoncée est d’ailleurs aussi brutale que les objectifs recherchés. Il annonce une négociation en septembre sur le service minimum, mais prend soin d‘ajouter qu’en cas d’échec, le Parlement légifèrera dés décembre. Même s’il est légitime aujourd’hui de vouloir renforcer la négociation collective pour soulager les salariés du recours systématique à la grève, l’instauration de ce service minimum, de gré ou de force, est une restriction fondamentale du droit de grève.

L’exonération des heures supplémentaires. Sarkozy répond à la demande de pouvoir d’achat des français par la proposition de travailler plus pour gagner plus. L’imposture est magistrale. Il n’y a d’abord aucune liberté conquise par les salariés dans une telle mesure car la décision du recours aux heures supplémentaire appartient à l’employeur et pas au salarié. On pourra donc demain toujours vouloir travailler plus sans pour autant que les commandes de l’entreprise le permettent ou que l’employeur vous accorde ce « privilège ». Pour favoriser ce recours aux heures supplémentaires, celles-ci seraient exonérées à la fois de cotisations et d'impôt sur le revenu. D'où une baisse de leur coût pour les entreprises qui dés lors répondront à toute nouvelle demande de travail par une hausse de la durée hebdomadaire de travail plutôt que par des embauches. Face à toute nouvelle amélioration du carnet de commande, les entreprises seront incitées à arbitrer au détriment de l’emploi. Enfin cette mesure est un puissant encouragement à la modération  salariale étant donné que l’employeur, en raison du prix inférieur de l’heure supplémentaire par rapport à l’heure légale, a intérêt à adosser toute hausse de la rémunération de ses salariés sur l’augmentation du temps de travail plutôt que sur celle des salaires de base.

Le contrat de travail unique. C’est l’autre grande proposition de Nicolas Sarkozy qui propose tout simplement d’en finir avec le CDI pour instaurer un contrat de travail unique dont le principe tient en une seule phrase : assouplir les conditions dans lesquelles l’employeur et le salarié peuvent mettre fin à leur collaboration. Encouragé par les institutions européennes à améliorer la flexibilité du marché du travail, Nicolas Sarkozy entend appliquer à la France une mesure qui favorise l’allongement de la période d’essai et facilite les conditions de rupture du contrat.

La somme de ces réformes nous rapproche du moment où en France comme en Angleterre aujourd’hui, un salarié pourra renoncer « librement » à ses droits  au moment de la signature du contrat de travail pour permettre ainsi à l’employeur de déroger aux obligations du droit commun. C’est ce que permet la clause « d’opt out » prévue dans la directive européenne temps de travail qui autorise un employeur et un salarié à se soustraire à la durée maximale hebdomadaire de travail, en cas de « consentement mutuel ». Quand travailler est parfois si difficile, quand travailler est indispensable pour vivre, chacun mesure la valeur (l’hypocrisie) de ce « consentement mutuel » à l’instant de signer un contrat de travail. Ne consentons donc pas à nous soumettre et battons Sarkozy dimanche. »

Posted by Benoit Hamon on avril 30, 2007 at 06:40 PM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (1)

21/04/2007

Dernier round

Clin d'oeil! Comme une invitation à voter et faire le bon choix, je vous livre cet extrait volé du morceau "Dernier round" du dernier album de Kool Shen : "Royal quand le sort n'est pas loyal"

Posted by Benoit Hamon on avril 21, 2007 at 08:31 PM dans Off | Permalink | Commentaires (12)

20/04/2007

J-2 : dernier sondage publié avant interdiction

23H45, dernier sondage avant interdiction légale de publication. 1598 personnes interrogées par téléphone les 19 et 20 avril par l'institut IPSOS.

Schivardi : 0,5/Laguillier : 2/Besancenot : 4,5/Buffet : 2,5/Bové : 1/Voynet : 1,5/Royal : 23,5/Nihous : 2/Bayrou : 17/Sarkozy : 30/De Villiers : 2/Le Pen : 13,5.

Restons mobilisés. La victoire est au bout

Posted by Benoit Hamon on avril 20, 2007 at 11:51 PM dans Off | Permalink | Commentaires (7)

Le pacte présidentiel et le pouvoir d'achat

A Palaiseau, Francois Lamy m'avait demandé de développer le thème de la relance du pouvoir d'achat à l'occasion d'une réunion publique aux côtés de Marylise Le Branchu et Harlem Désir. Ci dessous la vidéo(Merci Yvan)


Kfpalhamon
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Posted by Benoit Hamon on avril 20, 2007 at 03:49 PM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (0)

Dombrowski

Jaroslaw_dabrowskiEn Pologne, à l'initiative d'un député de la majorité de droite au pouvoir et au nom de la lutte anticommuniste, un amendement à la loi sur les vétérans de guerre propose de supprimer les privilèges des anciens brigadistes, combattants volontaires en Espagne. En réaction, j'ai proposé au journal polonais la Gazetta Wyborcza la tribune suivante, intitulée "pour notre liberté et la votre", devise du bataillon des volontaires polonais puis de la XIIIème brigade Dombrowski en Espagne.

"23 mai 1871 : Jaroslaw Dabrowski (ou Dombrowski), un des principaux dirigeants de l'insurrection polonaise contre la Russie en 1863, évadé de Sibérie et réfugié en France, meurt sur les barricades en défense de la Commune de Paris.

Grâce à Dabrowski et à d'autres patriotes, le mouvement polonais de libération nationale acquit en 1863 une dimension sociale - la terre aux paysans - qui le mit à l'avant-garde des autres mouvements similaires en Europe. Grâce à lui,  la Pologne entra dans le cœur de tous les peuples qui luttaient pour la liberté, l'indépendance et le progrès. (...)

Comme des volontaires polonais avaient pris part aux insurrections de 1848 en Hongrie et en Italie, et en 1861 à l'expédition des Mille de Garibaldi, ce furent d’autres volontaires arrivés d'Allemagne, de France et d'Italie qui rejoignirent la rébellion polonaise anti-tsariste de 1863.

Rien n'était donc plus naturel, pour un homme comme Dabrowski, que de mourir pour le peuple français.

Novembre/décembre 1936 : le Bataillon Dabrowski, formé par les premiers volontaires polonais des Brigades Internationales, défend la Cité Universitaire de Madrid en repoussant les assauts des franquistes et de leurs mercenaires, en laissant sur le terrain 300 de ses 600 hommes, concrétisant ainsi sa devise, "Pour notre liberté et la votre".

L'arrivée en Espagne de nouveaux volontaires conduit le bataillon polonais à se transformer en 1937 en XIIIème Brigade Internationale "Dabrowski", composée principalement de polonais, bulgares et tchèques. Ces volontaires, provenant en majorité des classes populaires, estimaient que lutter contre le fascisme en Espagne signifiait lutter également pour libérer son propre pays de la même menace. Car ces hommes savaient que s’ils ne résistaient pas aux troupes franquistes, le même armement envoyé par Hitler en Espagne propagerait bientôt le chaos et la destruction en terre polonaise.

2007 : un amendement déposé par un député du parti PiS, au pouvoir en Pologne, vise à supprimer la pension d'ancien combattant aux vétérans de la Brigade Dabrowski.

Cette affaire n'est malheureusement qu'un épisode parmi plusieurs d'une controverse qui agite certains pays libérés de l'oppression soviétique et qui ont rejoint l'Union Européenne. Dans une tribune publiée dans le journal britannique The Guardian, le député européen socialiste hongrois Gyula Hegyi réalise un inventaire inquiétant de quelques affaires semblables : destruction de monuments commémoratifs de la victoire soviétique contre les armées nazies, controverses sur la qualité de patriote ou de traitre des vétérans de l'armée rouge et des anciens des divisions SS, controverses sur la nationalité des victimes des camps de concentration (citoyens soviétiques, polonais, juifs ?).

Bien sûr, les nouveaux pays membres de l’Union n’ont pas le monopole des dérapages verbaux et écrits racistes, antisémites, négationnistes ou révisionnistes. En France, les élus du Front National ne craignent aucune concurrence en la matière et ont été condamnés à plusieurs reprises par la justice française.

Ce qui est significatif et important, c'est que la mémoire historique est devenue un vrai enjeu politique et culturel dans cette partie de l’Europe qui émerge à peine d’un demi siècle de domination soviétique, caractérisé notamment par une historiographie officielle, instrumentalisée au bénéfice du maintien d'un système politique oppressif et anti-démocratique.

Aujourd'hui, le rejet, par ailleurs légitime, de l'héritage soviétique, conduit certains à rejeter également l'antifascisme.

Certainement, la mémoire antifasciste a été instrumentalisée par le pouvoir de la nomenklatura  communiste pour donner une légitimité symbolique à un régime entièrement dépourvu de toute forme de légitimité démocratique. Les Historiens officiels de l'époque « oubliaient » d'ailleurs que Staline a lui-même renoncé à tout engagement antifasciste lorsque, dans un de ses calculs cyniques, il a choisi de s'allier à Hitler en 1939 en espérant ainsi profiter de l'affrontement entre les démocraties occidentales et les puissances de l'axe.

Il n'en reste pas moins que la mémoire antifasciste ne se réduit pas à un simple mythe fondateur du défunt régime soviétique. Cette Histoire, celle des premières résistances aux coups de force mussoliniens et hitlériens, celle des champs de bataille d'une Espagne démocratique et républicaine mutilée par des militaires félons, celle du souvenir de la shoah et des camps d'extermination, celle des combattants réguliers et clandestins de la libération de l'Europe du cauchemar nazi, ou encore celle des luttes contre le racisme et le colonialisme partout dans le monde, est avant tout une mémoire démocratique.

Quand aujourd’hui, on présente des combattants antifascistes dont le sang a coulé pour notre liberté, tels des criminels, on ne répare pas une injustice, on crée une injustice.

En répudiant cette mémoire, ce n'est pas Staline et le politburo du Parti Communiste de l'URSS que l'on rejette, mais la démocratie moderne, les droits de l'homme, l'Etat de droit, la liberté que l'on bafoue.

Posted by Benoit Hamon on avril 20, 2007 at 03:43 PM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (0)

11/04/2007

Kamelancien

Dsc00685Mulhouse hier soir, débat citoyen aux côtés de Kamelancien au centre social Wagner face à une centaine de jeunes, curieux, méfiants, exigeants.

Je commence la réunion. Au début, difficile de se faire entendre, faut pousser la voix. Dur d’attraper l’attention de tous. Et puis le dialogue s’installe. Je parle de la France de Sarkozy, celle qui prétend assurer une chance à chacun mais désigne dés la naissance les gagnants et les perdants. J’essaie de ne pas faire de « retape », juste de dire que dans cette salle à Mulhouse, ils doivent avoir conscience qu’ils ont une grande partie de la clé et de la solution.

Kamelancien fait silence avant de parler. Ses paroles sont simples et fortes à la fois. Il demande le respect pour ceux qui parlent. Il évoque ensuite les contrôles de police, la difficulté de trouver un emploi, le quotidien « stressé » d’une vie sous pression. Il redoute l’élection de Sarkozy et encourage les jeunes à voter pour l’empêcher d’être élu.

Parmi les questions, des inquiétudes, des uppercuts aussi…

Quelle garantie donnez vous qu’avec vous le quotidien va changer, qu’il y aura du boulot et moins de discriminations ? Est-ce que si Sarkozy est élu, on sera obligé de rentrer au pays ? Pourquoi vous venez maintenant à un mois des élections et pas avant ? C’est quoi la différence entre la gauche et la droite ? Est-ce qu’il y aura un second tour cette fois ?

Une heure plus tard, on sent que Sarkozy fait l’unanimité contre. Mais pas de chèque en blanc. Les attentes sont considérables. Le vote, d’accord, mais pas de délai de grâce. La balle est dans notre camp.

Retrouvez le dernier album de Kamelancien sur http://kamel-officiel.skyblog.com/

Posted by Benoit Hamon on avril 11, 2007 at 09:18 AM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (14)

10/04/2007

ADN (de/à) droite

Crs_et_petit_garonNicolas Sarkozy vient d’évoquer le caractère inné de la pédophilie ou du suicide chez les jeunes. Il existerait une combinaison génétique qui prédisposerait des individus à se donner la mort ou à rechercher des relations sexuelles avec des enfants.

Sarkozy confirme dans ses propos une conviction ancienne qu’il avait déjà tenté de faire loi. Il s’agissait de la "détection précoce des troubles du comportement" chez le jeune enfant "pouvant conduire à la délinquance" à l’adolescence.

Ces dispositions inspirées d’un rapport de l’Inserm invitaient les professionnels à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d’héritabilité (génétique) du trouble des conduites ». Le rapport insistait sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéro agressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Je serai curieux qu’on dispose de ces données sur le bambin Sarkozy…. Je suis pas certain qu’il aurait alors passé les tests avec succès…

Le comité consultatif national d’éthique a dénoncé cette dérive préoccupante en rappelant qu’il ne faut pas confondre "une médecine préventive qui permettrait de prendre en charge, de façon précoce et adaptée, des enfants manifestant une souffrance psychique" avec une "médecine prédictive qui emprisonnerait paradoxalement ces enfants dans un destin".

La conviction de Sarkozy repose sur un postulat qui privilégie l’inné (facteurs génétiques, prédispositions cérébrales…) aux dépens de l’acquis (facteurs environnementaux, culturels, familiaux…), dans l’explication des troubles du comportement. On comprend mieux son obsession à stigmatiser systématiquement les « classes dangereuses ».

Cette théorie a l’immense avantage de dédouaner Sarkozy de toute responsabilité dans la montée des violences puisqu’elle procède de facteurs innés, et que demain s’il était élu, toutes les violence à venir n’auraient rien à voir avec lui et sa politique mais tout à voir avec la prédestination des individus fautifs.

Dés lors, quelle est l’étape suivante sinon de proposer de les séparer du reste de la population le plus tôt possible pour les mettre hors d’état de nuire ?

Posted by Benoit Hamon on avril 10, 2007 at 10:08 AM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (12)

08/04/2007

Sur la route

Avec_barbara_3Cette semaine était coloriée en jaune sur l’agenda des parlementaires européens. C’est une semaine dite «  de circonscription ». Je l’ai passée à parcourir la France dans le cadre de la campagne présidentielle bien sûr. J'ai croisé le regard et l'attente de centaines de citoyens impatients de voir Ségolène Royal agir en leur nom comme nouvelle Présidente de la République. J’ai aussi croisé la route de quatre candidats aux législatives.

Olivier Dussopt en Ardèche. Il a 28 ans et il est candidat dans la circonscription d’Annonay. A ses côtés j’ai rencontré des syndicalistes inquiets des conséquences des délocalisations passées et des menaces de délocalisations à venir. Nous avons évoqué ensemble l’urgence d’harmoniser la fiscalité des Etats membres, la nécessité de nous doter d’une vraie politique industrielle européenne qui ne se résume pas seulement à la politique de la concurrence. Le lendemain je m’asseyais à Arpajon à côté de Brigitte Zins, candidate aux législatives dans la 3ème circonscription de l’Essonne. A l’ordre du jour de cette réunion rassemblant 150 essonniens, le menu européen de Ségolène Royal le 7 mai au matin. Avec les militants, sympathisants et citoyens présents, nous avons parlé élargissement, Europe sociale ou référendum sur le futur traité. Le mercredi je retrouvais Macon et la Saône et Loire, terre d’élection d’Arnaud Montebourg. Une réunion de soutien à Nicole Eschmann m’offrait l’opportunité de mettre en parole mon compte rendu de mi mandat devant mes électeurs. Jeudi, c’est Barbara Romagnan, candidate aux législatives à Besançon qui m’invitait à une réunion du changement consacrée à … l’Europe. Vendredi enfin, c’est un colloque au Sénat qui a permis à Jean Louis Bourlanges pour l’UDF et moi-même pour le PS de partager avec plus d’une centaine d ‘étudiants en Histoire nos visions respectives du projet européen au lendemain du 50ème anniversaire du traité de Rome.

Je ne suis pas le seul à sauter d’une ville à une autre pour parler d’Europe à l’occasion de cette élection présidentielle. Pierre Moscovici, Martine Roure, Bernard Poignant, Harlem Désir, Gilles Savary vont un peu partout décliner le pacte présidentiel de Ségolène Royal sur les grands enjeux européens. Je sens intacte l’attention de nos concitoyens sur l’avenir de l’Europe sociale, la place de l’Europe dans la mondialisation, le rôle de l’Europe vis-à-vis de l’environnement ou encore l’avenir du traité institutionnel. Le formidable moment démocratique du référendum de mai 2005 a contribué à forger une véritable citoyenneté européenne dans notre pays. Je vois dans cette campagne présidentielle, le premier rendez vous politique national majeur où la question européenne a cessé d’être une question de politique étrangère pour devenir une véritable question de politique intérieure. C’est, à mes yeux, un progrès considérable.

Posted by Benoit Hamon on avril 8, 2007 at 07:40 PM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (0)