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22/11/2006

Sans rire

Fb_252351Moi, quand je regarde la couleur des Présidents de Région de mon pays, j'ai honte. Sur 22 Présidents de Région en France métropolitaine, il y a 22 blancs.

 

Comme George Frêche, je pense qu'il faudrait mieux représenter la diversité. Pour cela je suggère que l'on se débarrasse de 3 ou 4  Présidents de Région pour permettre une représentation plus conforme à la diversité des cultures et des origines dans notre pays.

 

Et je me disais que Frêche, soucieux de peindre toutes les équipes aux couleurs exactes de la mosaïque française, pourrait être un excellent candidat à la retraite pour laisser la place à un élu de couleur noire.

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Posted by Benoit Hamon on novembre 22, 2006 at 11:39 AM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (18) | TrackBack

Discrimination

DiscriminationA CV identique, le candidat à l'embauche d'origine maghrébine n'a que 36 chances d'être convoqué à un entretien quand le "français de souche" en a 100.

C'est le résultat de l'enquête sur la discrimination à l'embauche réalisée par l'agence de travail temporaire Adia qui a envoyé plus de 6000 cv en réponse à 1340 offres d'emploi.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-836832@51-836937,0.html

Posted by Benoit Hamon on novembre 22, 2006 at 11:18 AM dans Témoignages | Permalink | Commentaires (6) | TrackBack

16/11/2006

UE/USA

New_image J'ai présidé ce matin la réunion de la délégation du parlement Européen pour les relations avec les Etats Unis. Nous serons aux Etats Unis, à Charleston puis Washington du 1er au 5 décembre. Cette visite intervient quelques semaines après le changement de majorité au Sénat et à la Chambre des représentants. Elle va nous permettre de mesurer si se dessine ou pas un changement d'orientation dans la politique extérieure de Washington.

Au menu de nos rencontres, figure notamment une plénière spécifique sur la politique de l'énergie. Cette bilatérale évoquera tout autant la question de la sécurité d'approvisionnement de l'Europe que nos stratégies respectives de lutte contre l'effet de serre et pour le développement es énergies renouvelables. Il est intéressant de noter qu'à l'instar de la Californie, plusieurs Etats américains ont décidé de court-circuiter l'échelon fédéral en signant le protocole de Kyoto et demandent une coopération spécifique avec l'Union Européenne.

Au delà de cet atelier particulier, l'Iran, la Corée du Nord le proche Orient, la Russie, sont à l'ordre du jour de nos discussions. La visite devrait être conclue par un entretien avec la nouvelle "speaker" de la chambre la démocrate "classifiée à gauche" de San Francisco, Nancy Pelosi.

Posted by Benoit Hamon on novembre 16, 2006 at 12:04 PM dans Interventions au parlement | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack

15/11/2006

15 novembre : la directive "services" est votée

Img_7667Il y a quelques heures, accompagné de mes deux collègues, Béatrice Patrie et Bernadette Vergniaud, j'ai animé la conférence de presse de la délégation socialiste française à propos du vote en seconde lecture de la directive "Services". Ni mercredi noir, ni grand soir, voilà ce que l'on peut conclure au terme de plusieurs mois de débat. Ce texte aura été amputé de dispositions particulièrement néfastes comme le principe du pays d'origine ou la couverture du droit du travail. Malgré ces victoires, la le texte soumis à l'examen du Parlement en seconde lecture restait à nos yeux inacceptable (voir mon papier Bolkestein, épilogue imminent : http://lefil.blogs.com/benoithamon/2006/09/bolkestein_pilo.html#comments).

Quelques éléments d'explication :

La position commune du Conseil (Co-législateur) a affaibli le compromis du Parlement Européen en première lecture. En effet, le texte voté par le Parlement Européen en première lecture a été rendu plus ambigu par le Conseil, sur le droit du travail ou les services sociaux d'intérêt général notamment. Une première position de principe voulait que dés lors que nous nous étions opposés à un texte en première lecture, nous confirmions ce vote en seconde lecture notamment quand le texte qui nous était soumis était encore moins bon que le précédent. C'est pourquoi la délégation socialiste française a voté l'amendement de rejet de la directive, proposé par les groupes Verts et Communistes Européens.

Au delà, la méthode à laquelle le Parlement s'est plié nous embarrasse. En effet, le PPE s'est fait le relai d'un chantage du Conseil vis à vis du Parlement Européen. Ce dernier, en déclarant son compromis indépassable, a tout simplement demandé au Parlement Européen d'abdiquer son rôle en seconde lecture. La décision du PSE de se soumettre (pour des raisons d'affichage politique) à ce chantage nous a mis mal à l'aise. Le PSE a choisi de ne déposer aucun amendement en plénière lors de cette seconde lecture alors que lors de l'examen du texte en commission parlementaire, la rapporteure avait déposé, au nom du PSE, 11 amendements pour rétablir l'intégrité du texte voté en première lecture. Le PSE s'est finalement contenté d'une déclaration orale durant les débats du commissaire Mac Creevy, destinée à rassurer le Parlement sur l'interprétation des ambigüités nées du compromis trouvé par le Conseil. Ce n'est même pas le Conseil lui même qui, en tant que co-législateur, a fait cette déclaration; c'est la Commission Européenne. Résultat, celle ci n'a strictement aucune valeur à l'exception d'avoir eu le mérite de permettre que les socialistes européens s'effacent et ne déposent aucun amendement. Face à cette situation, la délégation socialiste française accompagnée de plusieurs parlementaires socialistes européens a réuni suffisamment de signatures pour déposer 3 amendements de clarification en plénière. Le PPE, les libéraux et une partie du PSE ont voté contre ces amendements.

Cet épisode crée un précédent désagréable car il installe le Parlement européen dans une situation de faiblesse vis à vis du Conseil.

La directive "Services" est maintenant définitivement adoptée. Il reviendra au prochain gouvernement de la transposer dans le droit français. Peut être même à un gouvernement socialiste...

Posted by Benoit Hamon on novembre 15, 2006 at 04:58 PM dans Interventions au parlement | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack

13/11/2006

"L'homme n'est pas une marchandise comme une autre!"

Extrait du meeting de Nicolas Sarkozy à Saint Etienne le 09 novembre 2006
Sarko : "l'homme est une marchandise"
Uploaded by herve_mjs

Posted by Benoit Hamon on novembre 13, 2006 at 07:02 PM dans Invités | Permalink | Commentaires (9) | TrackBack

Rapport annuel de la zone euro

Bh_1J'interviens aujourd'hui devant le Parlement sur le rapport Garcia Margallo consacré au bilan annuel de la zone Euro. Je vous joins une analyse de ce rapport effectuée par mon collaborateur Antonio Gambini, qui récapitule les grands axes de la politique macroéconomique de l'Union. J'y joins mon intervention en plénière.

Téléchargement notegarciamargallo.doc

Téléchargement Hamon13nov06.wmv

Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Chers collègues,

Ce rapport contient plusieurs affirmations intéressantes et bienvenues.

Ainsi, au lieu d'appeler seulement à la réduction des dépenses publiques, il y est question de libérer des ressources pour effectuer les investissements, que l'on suppose publics, nécessaires dans l'enseignement, la formation, les infrastructures, la recherche.

De même, au lieu de recommander la modération salariale, le parlement admet, c'est bien le terme qui est utilisé, que "sur le long terme, les salaires réels et la productivité devraient s'accroître au même rythme".

Je remercie le rapporteur pour ces efforts louables de modération et de conciliation.

Mais le sujet de ce débat est bien l'état économique de la zone euro. Or, j'estime que malgré la récente amélioration des indicateurs de croissance, la situation économique reste fragile et insatisfaisante. Car cette embellie ne changera hélas rien à la vie quotidienne de millions de citoyens européens, dont le pouvoir d'achat est menacé par des salaires qui stagnent et le coût de la vie qui augmente, dont les conditions de travail se dégradent et dont les protections s'affaiblissent par des réformes incessantes du droit du travail et des systèmes sociaux.

La réponse concrète apportée par la Commission, et la banque centrale, est toujours la même : combattre l'inflation par l'austérité budgétaire et la modération salariale, augmenter la croissance par l'augmentation de la concurrence dans le marché des services, des capitaux, des produits et du travail.

Le temps est peut-être venu de faire l'inventaire des résultats de cette politique, de se demander si le démantèlement des services publics, la dérégulation du marché du travail, la baisse des dépenses publiques sont vraiment des moteurs de croissance et d'augmentation du niveau de vie en Europe.

Malheureusement, aucune pause de réflexion n'est à l'ordre du jour. Dans deux jours, nous allons devoir nous prononcer sur une directive services, certes améliorée, mais toujours fidèle à l'inspiration dérégulatrice de Frits Bolkestein. Dans quelques mois c'est une directive proposant la fin du service public de la Poste qui sera à l'ordre du jour.

Quant à l'énergie, malgré l'instabilité chronique des zones productrices de pétrole, malgré les chantages au gaz exercés par un pays voisin, malgré le réchauffement planétaire, malgré des coupures de courant généralisées à la moitié de l'Europe, rien n'y fait, la réponse est encore la même, achever le marché intérieur libéralisé et dérégulé de l'énergie en Europe. 

Le rapport économique annuel de la zone Euro est peut-être un peu meilleur cette année, son bilan social et politique est toujours aussi mauvais !

Je vous remercie

Posted by Benoit Hamon on novembre 13, 2006 at 05:37 PM dans Interventions au parlement | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack

07/11/2006

Contribution

Camus " On parle beaucoup d'ordre en ce moment (...)
Le résultat, c'est qu'on ne peut invoquer la nécessité de l'ordre pour imposer ses volontés. Car on prend ainsi le problème à l'envers. Il ne faut pas seulement exiger l'ordre pour bien gouverner, il faut bien gouverner pour réaliser le seul ordre qui ait du sens.
Ce n'est pas l'ordre qui renforce la justice, c'est la justice qui donne sa certitude à l'ordre.
(...)
Nous croyons ainsi qu'il est un ordre dont nous ne voulons pas parce qu'il consacrerait notre démission et la fin de l'espoir humain.

C'est pourquoi, si profondément décidés que nous soyons à aider la fondation d'un ordre enfin juste, il faut savoir aussi que nous sommes déterminés à rejeter pour toujours la célèbre phrase d'un faux grand homme et à déclarer que nous préférerons éternellement le désordre à l'injustice."

extrait d'un article d'Albert CAMUS, paru dans "Combat" le 12 octobre 1944, repris dans le recueil "Actuelles" (Gallimard).

Posted by Benoit Hamon on novembre 7, 2006 at 10:34 AM dans Invités | Permalink | Commentaires (16) | TrackBack