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04/09/2006

Quel choix présidentiel ?


Quel choix présidentiel ?
Vidéo envoyée par benoithamon

Ci dessus la vidéo dans laquelle j'explique quels critères retenir pour  désigner le candidat socialiste à la présidentielle, l'utilité de l'université de rentrée du NPS dans ce choix, et les raisons pour lesquelles j'ai fait appel au Premier secrétaire du PS.

Le script de la vidéo en suivant

Benoît Hamon
Député européen
4 septembre 2006

Quel choix présidentiel ?


Quel avenir pour le NPS, quelle utilité de l’université de rentrée de Saint Nazaire dans le choix présidentiel ?

Nous n’allons pas avoir un choix simple : l’élection présidentielle est sans doute la plus sentimentale, celle  qui fait appel à ce qu’il y a de plus affectif en nous. Et l’on préfère un tel en raison de sa trajectoire, une telle en raison de ses expressions, etc… Ce que je sais c’est que nous devons avoir des critères simples. J’en vois quatre :
-    La Popularité. On ne va pas aller à la bataille avec un candidat impopulaire. Il faut regarder cet indicateur pour ce qu’il est. Il donne une photographie de l’opinion à se sentir représentée par un tel ou une telle. Mais en même temps, parce qu’on fait de la politique, on prend les précautions d’usage vis à vis de ce qui n’est qu’un instantané de l’opinion aujourd’hui qui peut très bien être différent au moment de l’élection présidentielle. Et que savons nous ? Que les hommes et les femmes qui se prononceront en faveur du candidat socialiste se prononceront en fonction de ce qui sera leur intérêt en temps que salarié, que chômeur, qu’étudiant, que parent d’élève, c’est à dire en fonction de la capacité de la gauche à répondre à la demande sociale et à proposer une vraie rupture avec ce que fait la droite. Il n’y aurait rien de pire que de laisser penser que le rôle de la gauche ce serait de proposer un nouveau visage sans doute très différent du précédent, mais pas de nouvelle politique. C’est sur cette capacité à incarner une nouvelle politique, sur les questions sociales, là où ce sera le plus dur – c’est bien d’être audacieux dans la parole, mais là où il faudra être audacieux c’est face aux puissances de l’argent, face aux rapports de force qui seront plus difficiles à être remis en cause – qu’il faudra peser et dire ce que nous attendons du candidat, populaire aujourd’hui ou non, mais qu’il soit fort sur ces questions au moment de la campagne.
-    La capacité à jouer collectif. Il s’agit pour nous de tirer les leçons d’un exercice du pouvoir trop personnel, quand nous étions à l’Elysée, de tirer les leçons d’un parti politique, le nôtre, largement pollué aujourd’hui par les institutions de la Vème République, par cette « peopolisation » de la vie politique. Et pendant deux mois, nous allons vivre une confrontation d’ego, entendre des candidats parler d’eux-même et peu parler aux Français. Vis à vis de ces candidats nous devrons avoir l’exigence qu’ils jouent collectif, qu’ils inscrivent leur campagne dans le respect du PS, dans la mobilisation de tous les talents et de toutes les énergies, dans le respect du mouvement social. Bref, il faudra des ruptures qui annoncent une nouvelle pratique politique, ce que devra être demain la nouvelle République : une République parlementaire en rupture avec les institutions de la Vème. Cette campagne devra rompre dans la manière dont elle sera organisée avec l’esprit des institutions de la Vème.
-    La capacité à rassembler la gauche. Tous les candidats sont pour le rassemblement de la gauche. Mais l’on jugera une volonté, de se mettre autour de la table, sans exclusive, et de dire à nos partenaires que nous sommes fermes sur nos orientations, mais que nous sommes prêts à discuter d’un contrat de gouvernement qui associe toute la gauche et qui fasse demain du socle politique qui permettra la victoire, le socle politique qui permettra la transformation sociale.
-    La fidélité à l’équilibre du projet. Tous les candidats se revendiqueront du projet, mais selon que l’on pioche tel ou tel sujet, selon que l’on hiérarchise les sujets de telle ou telle manière, on voit que tout cela peut accoucher de desseins politiques très différents : même projet, 4 candidats, et pour autant 4 expressions différentes. Pour notre part, nous serons juges de ceux et celles qui respectent l’équilibre du projet, le fait que ce projet place la question sociale au sommet de l’analyse et des réponses du PS, qu’il pose la question de la répartition capital/travail comme l’élément le plus structurant à partir duquel il faut réorganiser la société française, redistribuer du pouvoir d’achat aux ménages, mieux rémunérer le travail, qu’il pose la question des services publics, du renforcement de l’Etat, du renforcement du pouvoir politique, d’une nouvelle règle du jeu démocratique, qui pose la question d’une relance de la construction européenne, d’une rupture avec sa logique dérégulatrice. Sur toutes ces questions nous serons attentifs à celles et ceux qui respectent l’équilibre du projet et ne s’en revendique pas seulement quand cela les arrange pour finalement considérer que des parties les engage et d’autres non.

A partir de ces critères, nous délibèreront. Qu’il existe des positions différentes, c’est certain, mais je suis sûr que nous arriverons, en cohérence avec ce que nous sommes, le rôle et la fonction qui ont été et qui seront les notre, à une décision qui nous engage tous. En tous cas, celle qui sera prise à Saint-Nazaire, parce qu’elle sera celle de militants socialistes, m’engagera.


Pourquoi faire appel au Premier secrétaire du PS ?

La décision que l’on va prendre n’est pas prise en suspension dans l’air. Nous venons de quelque part : évidemment la création du NPS, et depuis la création du NPS le dernier congrès du Mans où nous avons fait la synthèse. Nous l’avons faite parce que nous avions considéré que le travail du NPS avait permis d’obtenir sur le fond des conquêtes réelles et utiles au moment de la campagne présidentielle et surtout au moment de gouverner. Nous l’avons faite aussi parce que nous avions jugé en responsabilité qu’il fallait rassembler tous les socialistes.

Mais aujourd’hui nous constatons deux choses :
-    L’immense confusion qui naît du fait que nous avons 5, 6, 7 candidats, et donc 5, 6, 7 stratégies médiatiques, oppositions de styles,… Cette confusion est insupportable, elle brouille notre image et brouille notre message politique
-    Un phénomène beaucoup plus dangereux car organisé autour d’hommes et non de clivages politiques. Il s’agit d’une polarisation du débat politique entre la candidature de Ségolène Royal qui serait une candidature anti-système, qui voudrait bouleverser ce que serait l’équilibre des éléphants, qui passerait par dessous tout, et de l’autre côté une sorte de rassemblement de tous ceux qui ne seraient pas avec Ségolène mais qui se revendiqueraient d’un tel ou d’un autre. Au milieu de tout cela se creuse un gouffre de plus en plus important entre ce qui est présenté comme une logique aventurière et entre une logique réactionnaire, réflexe des éléphants qui voudraient conserver le pouvoir entre eux.

Cette situation est extrêmement préoccupante : on a vu un certain nombre de symptômes à l’université d’été du PS à La Rochelle, et c’est pour cela que j’ai considéré - en tant que responsable politique et militant convaincu que le projet du PS soit ancré à gauche- qu’il fallait en appeler non pas à la candidature du premier secrétaire comme un sauveur, mais à la responsabilité du premier secrétaire pour faire en sorte que nous ne nous retrouvions pas avec une campagne interne qui épuise tellement nos candidats qu’elle les harasse au moment où ils devront-être les plus préparés possible pour affronter Sarkozy, et que cette campagne interne crée une telle fracture en notre sein qu’une parti du PS, ayant perdu à l’investiture, ne se sente plus liée par la nécessité de combattre la droite derrière le candidat désigné.

Je sens cela aujourd’hui au PS, les ferments d’une division, et c’est pour cette raison que j’ai pris cette responsabilité. C’est une responsabilité dont je mesure qu’elle peut troubler celles et ceux qui considèrent que François Hollande a une responsabilité dans la situation que l’on connaît aujourd’hui. Pour autant, notre devoir de dirigeant socialiste c’est de faire en sorte de mettre un terme à une compétition, une rivalité, un choc des stratégies individuelles qui peuvent nous faire perdre collectivement. C’est ce qui justifie que j’ai fait appel au Premier secrétaire du PS pour qu’il prenne ses responsabilité



La Responsabilité aujourd’hui ce n’est pas de prendre position pour la candidature la mieux placée ?

Je connais cet argument au sein du NPS selon lequel, parce que Ségolène Royal serait populaire parmi les classes populaires, elle serait la candidate naturelle pour le NPS.

Je lui reconnais un immense mérite : elle a été la première à figurer une victoire de la gauche face à la droite. On disait Sarkozy imbattable, et bien on a pu vérifier ce que nous pronostiquions depuis longtemps : parce qu’il existe une demande sociale forte, parce qu’il existe une envie de se débarrasser de cette droite, aujourd’hui la gauche peut gagner.

Mais ce n’est pas parce qu’une candidate est populaire dans les classes populaires qu’elle réaliserait le but du NPS. D’ailleurs aucun candidat aujourd’hui à l’investiture ne réalise le but du NPS. Nous n’avons pas de débouché naturel dans ce casting, il n’y a aucun candidat qui s’impose à nos yeux de manière naturelle. Il faut rappeler une conviction forte au sein du NPS : plusieurs de ceux qui sont candidats aujourd’hui peuvent gagner dès lors que dans leur campagne ils prennent en compte la demande sociale, ils prennent en compte la demande de protection, ils prennent en compte la demande d’avantage de régulation, de services publics, d’intervention de l’Etat,… Ils sont plusieurs à pouvoir gagner, et non un ou une seule, quoique disent les sondages, photographie de l’opinion à ce jour et non au moment de la campagne électorale, à son terme, là où les français justement réfléchiront en fonction de ce qu’ils veulent pour leurs mômes, pour eux même et pour l’avenir.

Il faut enfin faire attention à une chose au NPS : j’entends quelques arguments selon lesquels en fonction de celui ou celle qu’on rallierait on arriverait à être sa gauche et que l’on modifierai sa ligne. Pas d’arrogance, aucun d’entre nous ne peut prétendre aujourd’hui modifier la ligne de tel ou tel candidat sur un motif de ralliement, et c’est heureux. Je serais surpris qu’un candidat change sa ligne en fonction des ralliements, ce qui laisserait augurer une grande fragilité sur ses convictions. Essayons de réfléchir à partir de critères objectifs, ce qu’a toujours fait la force du NPS. Nous avons toujours dit que nous voulions être utiles à notre camp, que nous voulions gagner pour être en capacité, quand nous gouvernerions d’être utile à notre camp. Je sais que certains pensent qu’aujourd’hui être utile à notre camp c’est rejoindre la candidature la plus populaire, peut-être, et c’est respectable de penser cela.

Mais avant de faire confiance aux sondages, faisons confiance dans nos analyses politiques fondées sur la volonté de répondre à la détresse de millions d’hommes et de femmes qui sont en situation aujourd’hui d’exiger de cette société qu’elle leur rende justice, en faisant en sorte que la dette économique et sociale qui est celle du système capitaliste à l’égard des salariés, des chômeurs, que cette dette soit réglée. Et nous devons être au moment de choisir, les représentants des 21 millions de Français qui ne sont pas partis en vacances. Au moment où nous devons nous prononcer sur le choix du candidat ou de la candidate, nous devons avoir en tête le sort et l’avenir de ces hommes et de ces femmes à qui il n’est pas temps de leur demander des efforts supplémentaires, mais temps de leur rendre justice

Posted by Benoit Hamon on septembre 4, 2006 at 11:22 AM dans Témoignages | Permalink

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Benoît, avec courage comme à son habitude, fait le choix d'expliquer concrètement sa position dans le débat concernant notre candidat à l'élection présidentielle. Si, personnellement, mon choix n'est pas encore fait. Je reconnais à cette vidéo la force... [Lire la suite]

Notifié le 4 sep 2006 19:17:52

Commentaires

Hammadi que des conneries
et apres je suis obligé de ramer


Vincent, Arnaud et Sego doivent bien se marrer...
Bon courage

Rédigé par : Bouteille à la mer | 4 sep 2006 14:19:32

si je comprends bien ton raisonnement, comme il y avait déjà trop de candidats déclarés , tu en sollicites un supplémentaire?
Bon, il y a déjà la moitié du NPS qui est part derrière ségolène, dont quelques NG....
2 nde incohérence : tu as signé la synthèse pour l'unité du PS et ils ne se sont jamais autant déchirés depuis. Eh oui , les vrais questions politiques auraient du être tranchées à ce moment là, au lieu de tous vous serrer sur la photo , pour ensuite aller ramasser les postes et les investitures. Mais bon , cette une question de hiérarchisation comme tu le dis.

Rédigé par : michel | 4 sep 2006 14:45:24

la question est somme toute assez simple. et je le comprends entre tes lignes. soit nous sommes fidèles à nos convictions (Le Non, le rassemblement de la gauche, l'analyse du capitalisme etc), soit nous rejoignons celle qui est le mieux placée aujourd'hui. d'un coté, Fabius, de l'autre, Royal. Tu le dis bien également, les sondages sont un instantané. mais il nous faut gagner... Mon choix, à partir de ce moment là est simple. le contenu de la victoire m'importe plus que la simple gagne. Gagner pour quoi faire (changer la réalité sociale, se battre pour une Europe sociale, lutter pour la république, pour un nouveau parlementarisme ou... on ne sait pas trop!) ? avec qui (le gourvernement de Ménucci dans le canard fait peur non ??!!!!) et je n'ai rien à demander pour moi... cela a t il compté chez nos anciens amis devenus rivaux ? Arno, Julien, Vincent... Essayons de rester ce que nous sommes d'abord.
Quant à François... il reste le plus petit dénominateur commun... il est sans doute la somme des défauts des uns et des autres. mauvais dans les sondages, mauvais sur le fond...
bien à toi,
JS

Rédigé par : julien | 4 sep 2006 17:24:52

@ Michel
Tout d'abord, mieux vaut pas parier sur le fait que la moitié" de NPS serait chez Ségolène. On le mesurera trés vite à saint Nazaire et je suis perduadé du contraire. Je suis prêt par contre à parier que certains seront absents à ce rendez vous.

Rédigé par : Vincent (le mal nommé) | 4 sep 2006 17:43:14

Jusqu'à présent le candidat de NPS c'était le projet. je me souviens encore David Assouline le répéter dans nos réunions. Le projet a été largement rendu acceptable par NPS. Vu les déclarations droitières de Ségolène (allez sur le site désir d'avenir et constatez),Il ya du sens et de la logique à défendre une solution de rassemblement garante de la défense du projet, c'est à dire Françoisd Hollande.

Rédigé par : Xavier | 4 sep 2006 17:47:21

Comme souvent, seul etat resté le titre de la dépeche disant que tu soutiendrais seulement François Hollande à l'investiture. Cette vidéo relativise d'une part. D'autre part, elle pose des questions de fonds qui doivent être prises en compte pour choisir. Et si NPS choisit Ségolène Royal à St Nazaire, si le PS la désigne en novembre, elle sera la candidate de tous les socialistes et nous ferons evidemment touyt pour battre la droite. Qui peut en douter? Je préfererais que l'on se batte pour être dans le comité de campagne après le 16 novembre plutot que dans un comité personnel d'avant le 16 novembre.
En tout cas, merci de ces précisions et de cette vidéo.

Rédigé par : olivier D | 4 sep 2006 17:52:45

Hollande garant du projet? Je me souviens du meeting du MJS où il a dit que l'on pouvais toujours courir pour l'allocation autonomie.

Martine l'a imposé dans le projet mais Hollande ne la défendra pas.

Franchement, excepté dans une logique d'appareil le choix de Hollande est incompréhensible.

Rédigé par : François (le mal nommé) | 4 sep 2006 19:00:58

Merci Benoit pour cet éclairage (que je me suis permis de mettre en lien sur mon blog). A l'heure où certains, tels des moustiques attirés par la lumière, succombent à l'appel pressant des sondages ou d'autres, au titre de leurs écuries sucombent à la tentation du "tout sauf", nous retrouvons dans cette intervention une démarche et surtout de la cohérence, notamment par rapport à ce qui a été nos combats depuis le 21 avril 2002, notamment pour que notre Parti soit réellement à l'écoute de la demande sociale de notre Pays et contre la présidentialisation et la dérive institutionnelle de notre Parti et du pays....

Rédigé par : Gildus | 4 sep 2006 21:06:43

Tu dis vraiment que des conneries, tu répètes indéfiniment la meme chose et tu le sais. Tu hésites dans ton discours et le pire dans tout ça c'est que, manifestement, tu crois aux arguments et à la propagande que tu avances! Dire que tu es député européen, bein là on est en plein dans le mur.J'ai honte pour la France.

Rédigé par : djanot | 4 sep 2006 23:42:29

Flute alors, tu te mouilles pas beaucoup.
Moi j'attend les derniers jours.
Ce que tu dis est juste, par contre je n'y vois pas de vrai argument pour FH.
Alors puisqu'il a été élu la dernière fois, et bien il est légitime pour la suivante, parce que cette fois-ci les conditions de la démocratie sont moins favorables? C'est ça?
Bon, tant que tes dents seront moins longues que Assouline,j'aurais encore du respect pour toi.

Rédigé par : Boulgakof | 5 sep 2006 01:57:50

Désolé Benoit mais ce que tu dis sur le candidat tu aurais pu le dire il y a un an. Et je ne vois pas trop quel aide manifeste cela apporte aux camarades qui vont se rendre à St Nazaire. Notre candidat c'est le projet? super!

Du coup, j'ai un doute: NPS va t'il donner une consigne de vote, ou bien allons nous contenter d'exploser en vol tandis que nos représentants seront paralysés entre la nécessité de choisir un candidat socialiste et celle de préserver leur avenir?

Rédigé par : Pierre | 5 sep 2006 09:33:50

Si la question qui est posée est celle de la préservation de l'unité du courant, la solution est claire, il faut un candidat NPS.

Rédigé par : Christine | 5 sep 2006 09:44:33

Il ne suffit pas de lire Machiavel pour croire que l'on fait de la Politique...
Notre Premier secrétaire doit bien se marrer avec cette prise de position que je n'ose qualifier de "soutien".
On comprend que le CN du MJS soit repoussé avec de telles nouvelles...
Mais bon, dans quelques mois vous louerez Ségo et on n'en parlera plus...

Rédigé par : Qu'est-ce qu'on se marre! | 5 sep 2006 21:47:44

Bravo pour ta synthèse et ton analyse politique que je partage pour une très grande partie. En rejoignant individuellement Ségolène, Peillon et les autres, ont joué perso. Bien loin de l'esprit collectif qui nous anime dans le parti. Dans ces conditions, après le départ de Montebourg et l'appel des 40, la fin du NPS dans sa forme actuelle deviendra tôt ou tard d'actualité. Par rapport à l'élection présidentielle, je suis en accord avec toi lorsque tu indiques que le 1er secrétaire a une responsabilité de tout mettre en oeuvre pour réguler la bataille meurtrière qui s'amorce. Pas pour cadenacer le débat. Car entre Ségo et les autres, il y a un boulevard. Si je me réfère à ton point N°1 : la popularité, Hollande est out, et le retour de Jospin sur la scène laisse fortement présager un débat "actif" entre Ségo et Jospin. Les autres candidats ne répondant pas à ce critère. A moins d'avoir son propre candidat, la responsabilité du NPS (ou de ce qu'il en reste) serait de demander aux candidats (notamment à Ségo et Jospin (pour être en cohérence avec ton point 1)de nous exposer leur fidélité au projet, et la vision qu'ils ont des orientations spécifiques du NPS. La façon dont ils envisagent de débloquer la situation européenne en intégrant la force du Non par exemple. Cela tombe bien, Jospin est l'invité de France Europe Express dimanche soir. 4 ans après le 21 avril, je me dis que des candidats qui répondent à tes critères, Jospin est celui qui aurait ma préférence...

Rédigé par : Hervé | 6 sep 2006 07:33:17

tu nous fais tourner la tête Benoit.

Rédigé par : zen | 6 sep 2006 10:11:46


Avec les semaines qui pasent, j'ai l'impression très nette que les 4 critères de NPS désignent en fait...Lionel Jospin. C'est en tout état de cause ce que je crois aujourd'hui. Notamment concernant la popularité et les sondages ! Si on accepte les sondages sans se fier à l'irrationnalité du moment, c'est LJ qui a le meilleur socle de popularité et ce depuis le...22 avril 2002. Surtout c'est lui qui a les intentions de vote les plus solides ces dernières années. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'il se situe toujours en seconde position derrière Ségolène, n'en déplaise à tous ceux qui hurlent avec les loups en parlant de "pathétique, ridicule...". Quand à l'appel de certains (pour ne pas dire la plupart ?) grands élus de NPS pour Ségolène, c'est malheureusement une nouvelle fois la démonstration du courage politique de nos députés qui souvent pensent plus à leur réélection qu'à un choix cohérent de courant. Cette angoisse de la défaite semble être un critère déterminant. Rien de neuf jusque là. Sauf que cette fois, après le départ d'Arnaud (pour finir par un beau geste d'abnégation un 14 juillet !), c'est l'édifice NPS qui est plus que fragilisé. Qui aura la force de se battre pour maintenir l'unité ? D'autant que je ne suis pas sûr que l'appel à l'institutionnel premier secrétaire soit finalement suffisant. Surtout s'il ne roule pas pour lui et a renoncé. Finalement
un choix le 22 septembre est il judicieux alors que les candidats ne seront pas connus ? Plier armes et bagages pour Ségolène, ce serait peu glorieux. En appeler à un candidat qui ne l'est pas encore, risqué (que ce soit Hollande ou Jospin)... Bref on n'est pas dans la merde ! De toute façon vive ceux qui veulent que vive NPS.

Rédigé par : Hugues NANCY | 6 sep 2006 12:37:10

Pardon à ceux que ce que je dis déroute ou à qui cela fait tourner la tête. Je réfléchis comme tout le monde et j'essaie de trouver un débouché à la question posée "quel(le) candidat(e)" qui soit cohérent avec les combats menés depuis plusieurs années. J'ai bien compris que certains de ceux qui ont déjà choisi, préfèrent se rassurer sur la qualité et la fermeté de ce choix en bousculant ceux qui raisonnent encore. D'accord avec la dernière phrase de Hugues. Et peut être un peu aussi avec l'avant dernière.

Rédigé par : Benoît Hamon | 6 sep 2006 13:06:14

J'aimerais que nos camarades du PS royaliens, nos camarades NPS réflechissent un peu.
Je me souviens de la période du référendum sur le TCE. Nos camarades du oui socialiste n'ont pas compris qu'il était suffisamment violent et douloureux de dire NON à un projet européen pour qu'il ne soit vraiment pas besoin de nous insulter ou de douter de notre sincérité.
Il me semble qu'aujourd'hui, ceux qui connaissent l'histoire de NPS devraient se rendre compte que ce n'est pas facile, que ce n'est pas "naturel", d'en arriver à soutenir Hollande, ou même Jospin, que nous avons souvent critiqués depuis 2002.
Je suis choquée des accusations de facilité qu'on lance à Benoit et à d'autres.
Non quand on est à NPS ce n'est pas facile de se dire qu'on va soutenir Hollande. Si certains d'entre nous décident de le faire c'est parce qu'ils pensent sincèrement que c'est la meilleure solution. D'autres choix, Royal ou Fabius par exemple, seraient beaucoup plus "faciles".
Mon choix n'est pas entièrement fixé mais Benoit a apporté une pierre dans la réflexion et ça commence à devenir insupportable de se faire soupçonner de malhonnêteté ou de lâcheté dès qu'on bouge le petit doigt.

Rédigé par : Amélie | 6 sep 2006 13:50:21

Que dire aujourd'hui du NPS qui semble souffrir des mêmes affres que le reste du parti ? Que c'est difficile de se dire celà aujourd'hui alors que j'ai beaucoup attendu d'avancées de ce côté là !
Je trouve choquant que l'on s'attaque à Benoît qui a le courage de réfléchir à voix haute et le fait en prenant ses responsabilités à titre individuel, ce qui ne ferme pas la porte au débat.
En face que fait-on, on balance une liste de signataires. Je ne doute pas que nos camarades soient convaincus de ce qu'ils ont signé, mais cela laisse peu d'espoir de recoller les morceaux quand l'entrée en matière se fait avec cette méthode éprouvée lors des congrès : lorsque l'on fait une liste de signataires ce n'est pas pour revenir en arrière, c'est pour poser un acte fort ! donc si le courant vote une orientation différente de celle qu'ils ont choisi comment pourront-ils se plier à une décision collective. Pire encore pour ceux qui se sont déjà intégrés dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal...
Comment voulez-vous dans ces conditions que nous conservions l'illusion que l'outil NPS ne sera pas brisé à Saint-Nazaire par la volonté de quelques grands élus "d'en être" !

Rédigé par : Fred | 6 sep 2006 15:06:49

je crains que ce soit le coup fatal cette fois , après la violente secousse du Mans et le départ d'Arnaud Montebourg qui était l'un des piliers de NPS.
Vincent Peillon continue à jouer en solo. dommage.

Rédigé par : zen | 6 sep 2006 16:48:53

à lire aussi l'interview de Razzye Hammadi sur http://valeriomotta.canalblog.com/archives/2006/09/06/2619835.html

Rédigé par : Leo | 6 sep 2006 18:30:25

Je suis quelqu'un qui suis profondement a gauche et j'ai peu me reconnaitre au sein de NG. J'ai eu l'occasion de lire sur le blog des mousquetaires une lettre ouverte qui t'étais adressée. J'aimerais que tu prennes position sur ce qui a été dit dans cette lettre de manière a ne pas me (et nous) faire regretter mon (nos) engagement(s) dans cette belle aventure qu'est Nouvelle Gauche dont tu es le leader. Je suis malheureusement de plus en plus décu par NPS en voyant vos prises de positions plus que douteuses envers deux personnes (dont une candidate que soutien Vincent) et Francois ainsi que par cette fameuse lettre qui me fait de plus en plus comprendre que la politique est un monde de requin où le fait d'avoir le pouvoir est primordial. Je reste profondément NG (avec tout ce que cela suppose) mais j'aimerais avoir une réponse clair de manière à ne plus douter.
Amitiée socialiste camarade.

Rédigé par : charli | 6 sep 2006 22:44:16

on est toujours dans la meme problématique: le fond, rien que le fond, tout le fond. Quel(le) candidat(e) colle le mieux au projet et à nos aspirations collectives, celles que je partage dans NG depuis plus de 10 ans maintenant. En tout cas, je refuse de choisir Segolene parce que "on n'a pas le choix", parce que les instituts de sondage la donnent gagnante. On est là pour défendre des convictions ou pour ressembler aux girouettes selon la tendance du baromètre IPSOS/BVA/CSA...? A quoi bon tous ces textes, ces prises de position, pour défendre une certaine éthique dans la politique, si finalement on doit choisir ... Segolene parce qu'elle est la mieux placée AUJOURD'HUI! Si le NPS choisit Segolene, c'est parce que collectivement, nous aurons acté que c'est elle qui incarnera le mieux, sur les 5 ans à venir si elle est élue, le projet socialiste. Mais vues les prise de position sur la carte scolaire, la sécurité, la régularisation des sans papiers (au cas par cas... Chevenement en 97 non?! merci Cachan!), la famille, etc... En tout cas Fabius sur France 2 à 20h30 ce soir avait un vrai dicours de gauche, du genre qui remobilise.

Rédigé par : Xavier | 6 sep 2006 23:22:42

Je suis d'accord avec certains points de ton analyse. Je suis comptent que le NPS prenne le temps de la réflexion avant de choisir le candidat le plus apte à nous représenter. D’autre part je suis un peu étonné par la logique de certains : parce que ségo est la plus populaire, il faut la rallier dès maintenant, tant qu’on y est et puisque plusieurs sondages donnent sarkozy gagnant au deuxième tour pourquoi ne pas voter pour lui dès le premier ?

Rédigé par : Overdose | 7 sep 2006 03:23:04

Pour terminer le commentaire précédent: pourquoi voter le 22 avril et ne pas nommer directement Sarko?
Nous touchons là à l'absurdité du moment:
NE LAISSONS PAS LES MEDIAS CHOISIR NOTRE CANDIDAT A NOTRE PLACE !!!

Rédigé par : Nathalie | 7 sep 2006 09:52:25

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