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22/11/2005

vote de la directive services en commission Marché Intérieur

Communiqué de presse

Lors de l’examen par la Commission du marché intérieur du Parlement Européen, ce mardi 22 novembre 2005, de la proposition de directive sur les services (directive Bolkestein), dernière et décisive étape du processus législatif avant l’adoption par la plénière du Parlement, la majorité PPE (conservateurs) et ALDE (libéraux) a voté un rapport qui soutient l’essentiel du projet de directive proposé par la Commission Européenne.

La droite européenne n'a pas raté son rendez-vous avec le démantèlement du modèle social européen. Elle a été unanime à inclure dans le champ d'application de la directive services les services d'intérêt économique général (SIEG). Elle a été homogène dans ses votes en faveur du principe du pays d'origine (PPO) et de l'encouragement au dumping social dans le marché intérieur. Elle a été fidèle à ses obsessions libérales en supprimant l'essentiel des dispositions d'intérêt général en Europe qui encadraient l'établissement et l'exercice des activités de service.

J'ai pour ma part voté l'amendement de rejet de la directive, en vain. Puis j'ai tenté avec le groupe PSE, GUE et Verts de limiter la casse. Le bilan est maigre. Et malgré les efforts de compromis remarquables de la rapporteure Evelyne Gebhardt, la droite européenne a engagé la mise aux normes libérales de l'économie des services dans le marché intérieur. Elle a souverainement ignoré des mois de mobilisation sociale, l'expression vigoureuse de rejet des politiques libérales des referenda français et néerlandais.

L'imposture du discours de Chirac au regard des actes de l'UMP et du PPE est totale, quelque soit l'urgence sociale, quelque soient les inquiétudes des plus fragiles. La droite française ne rate aucun de ses rendez-vous avec le démantèlement du modèle social français et européen. 

Posted by Benoit Hamon on novembre 22, 2005 at 08:16 PM | Permalink

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Vote de la directive services en commission Marché Intérieur Communiqué de presse, mardi, 22 novembre 2005 Lors de l’examen par la Commission du marché intérieur du Parlement Européen, ce mardi 22 novembre 2005, de la proposition de directive sur... [Lire la suite]

Notifié le 23 nov 2005 10:30:14

Commentaires

Le NPS finalement comme les autres ?

Réflexions pour un bilan à travers trois questions
posées par un militant de base aux responsables nationaux du NPS, à Benoit Hamon en particulier


Le Congrès de notre parti s’est achevé sur une synthèse générale adoptée par la quasi unanimité des congressistes - dont les voix de 80% des représentants du NPS - et la reconduction de François Hollande comme premier secrétaire national.
Chacun tirera de ces événements du week-end les conclusions qui lui semblent les plus pertinentes. Ce n’est pas le propos de ce message.


Pour ce qui nous concerne, nous les militants du « Nouveau parti Socialise », après trois années d’existence, il est par contre l’heure de faire notre propre bilan :
- nous devons d’abord nous rappeler pourquoi le NPS s’est constitué à la Sorbonne le 26 octobre 2002. Pourquoi tant de militants animés par la volonté de faire de la politique autrement ont rejoint les initiateurs de cette nouvelle démarche, A. Montebourg, C. Paul, Julien Dray, V. Peillon, B. Hamon ou encore D. Assouline.
- nous devons avoir aussi à l’esprit le contenu fondamentalement rénovateur des deux motions présentées à l’ensembles des militants lors des congrès de Dijon (2002) et du Mans (2005), les engagements que nous avons pris collectivement et notamment, le dernier en date, adopté à Fouras le 24 août dernier.

Faire notre propre bilan, c’est à la fois, l’occasion de se retourner, de se souvenir, de se relire mais c’est également le moment de se regarder dans le miroir à trois ans d’intervalle.
Faire notre propre bilan, c’est se demander si nous avons avancé et, le cas échéant, si c’était dans la bonne direction.

En tant que militant NPS, maintenant que ce congrès du Mans est achevé, je souhaite poser trois questions à ceux des camarades NPS qui m’y ont représenté - moi et tous les autres militants de base - afin que leurs réponses m’aident à définir les contours de ce bilan forcément collectif. Ces questions s’appuient sur des extrait de la feuille de route NPS adoptée à l’unanimité d’un millier de militants à Fouras en août 2005 et intitulée « Un NPS uni pour un PS conquérant » (souligné par mes soins)


« (…) La priorité, c’est d’abord, pour nous, de faire mieux qu’à Dijon, de ne pas être le pivot médiatique d’un début de congrès mais bien le pivot politique, idéologique et arithmétique de la conclusion du congrès du Mans : le pivot autour duquel se construira une nouvelle majorité ancrée à gauche, condition indispensable à la victoire en 2007. »

ð 1. A l’issue de cette synthèse générale, à la relecture de cette ambition collective affirmée à Fouras, quels sont les éléments objectifs qui permettent de justifier la participation du NPS à cette nouvelle majorité ?


« Nous défendons une orientation spécifique dans ce congrès : 6° République laïque et sociale, République Européenne, croissance soutenable, pouvoir d’achat, lutte contre la précarité, redistribution, Big Bang fiscal, réhabilitation du rôle du politique, de l’Etat, égalité des droits … C’est sur ces bases et les positions incontournables qu’elle exige que nous aurons à mener des discussions, une fois le vote sur les motions acquis. »

ð 2. Quels sont les éléments objectifs qui confirment que nos « positions incontournables » définis collectivement il y a moins de trois mois ont été effectivement prises en compte dans la synthèse ?


« Dans le processus politique qui mène au Congrès du Mans et dans les débats autour des motions, ce contrat de majorité prendra sa forme définitive, dans la clarté, devant les militants. »

ð 3. D’après les réactions de nombreux délégués NPS au congrès et les faits également relatés en détail dans la presse, une question se pose : le mandat confié par les délégués aux représentants NPS chargés de la négociation en commission des résolutions a-t-il été intégralement respecté ?
Sur ce point également, merci de me proposer des éléments objectifs de réflexion.

Rédigé par : | 22 nov 2005 21:35:49

Pardon, j'ai oublié de signer mon précédent message (Le NPS finalement comme les autres ?)

Rédigé par : Yves | 22 nov 2005 21:37:34

Cher Yves,
Benoît diffuse là un communiqué de presse sur un sujet sur lequel tous les socialistes se sont mobiliés il y a quelques mois : Bolkestein, les services publics en Europe...
Ces derniers mois, nous avons beaucoup discuté entre socialistes du parti socialiste. comme toi j'ai voté NPS. comme toi j'ai argumenté, discuté et espéré que notre parti change son orientation politique.
mais je crois qu'aujourd'hui, quel que soit le regard que nous portons sur la façon dont cela s'est conclu je crois que nous devons passer à ce qui fait de nous des militants socialistes : le combat contre l'ultralibéralisme.
Quand j'ai vu le post de Benoît et ai constaté qu'il y avait un commentaire je me suis dit "chouette on retourne à nos vrais combats"...
On y va ?

Rédigé par : Amélie | 22 nov 2005 22:41:34

Amélie, frappée d'amnésie? eh , camarade, reveille toi! il s'est passé des choses, et elles ne seront pas mises sous silence!

Au fait Mr le député européen, élu grace au poids du NPS qui s'est battu pour que tu deviennes élu, ça veut dire quoi "trahir"?

Rédigé par : | 22 nov 2005 23:29:52

Et ça veut dire quoi chercher la division?
C'est une trahison que de participer aux instances dirigeantes? On vous offre une partie du pouvoir alors qu'on aurait pu s'en passer. Vous n'avez pas gagné, alors s'il y a eu trahison, c'est celle de la démocratie, parce qu'elle ne vous a pas donné la majorité. Tant pis pour vous. On a pas contourné vos envies, on les a prises en compte, mais faut pas non plus être capricieux parce qu'on a pas eu tout ce qu'on voulait.
Tu préfères t'opposer au PS qu'à la droite? Je me demande quelles sont tes vraies motivations.

Rhaaa! Bolkestein! Tout ça c'est la faute aux Haallemands qui ont arreté de soutenir sans réserve Guebhardt!
Le PPO! Shit! Alors maintenant il faut faire du bruit! A vos claviers! faut inonder la toile!

Rédigé par : Boulgakof | 23 nov 2005 03:32:11

Il n'est pas dans mes habitudes d'intervenir sur les blogs mais je viens déjà de le faire une fois aujourd'hui, donc je vais le refaire.
Cher camarade, qui parle de trahison, il est de bon ton quand on utilise ce terme de le signer.
Le poste de benoit est simple, il nous rappelle qu'en dehors de la vie magnifque et passionnante du Parti, il existe des choses qui se passent en europe ou ailleurs et qui demandent une réponse des socialistes.
Alors, oui, le NPS serait comme l'ancienne direction, s'il n'écoutait pas de temps en temps les frnaçais.
Et comme il ne l'est pas, Benoit et d'autres, ont choisi d'apporter les réponses maintenant, en tou cas d'essayer et de ne pas espérer une défaite en 2007 qui permettrait au NPS de passer de 25% à 28 %.
C'est maintenant que les Français ont besoin du PS, alors essayons collectivement de réussir ce pari, c'est cela la politique.

Rédigé par : Sylvain | 23 nov 2005 14:09:28

J'ai bien peur, pauvre monsieur, que vos analyses soient un peu justes... concernant le prb Bolkestein ... car l'attitude de Chirac n'est pas plus à proscrire en tout cas que celle de Lamy (un nouvel ami ?)... c'est drôle ça rime...

si on parlait à quoi vous avez passé le week-end ...
ça nous aiderait à mieux vous comprendre ... peut-être ...

Rédigé par : stephane | 23 nov 2005 14:48:34

Même si je refuse d'invectiver quiconque, je souhaiterais comme beaucoup de camarades des éclaircissement sur le déroulement du congrès.
Excuse moi de te le dire, Amélie, mais ce n'est pas très beau d'utiliser les mêmes arguments que feu la motion 1 pour empêcher l'interrogation de nos camarades, en parlant d'unité et d'urgence sociale. Ne prétendions nous pas que la direction sortante n'était pas assez fermes dans son opposition ?? L'appréciation a t elle changé ?? Un des fondements de NPS (simple militant, j'ai signé la motion C en 2002 et la motion 5 en 2005) me semble être la responsabilité et le compte rendu de mandat (contenus dans la VIeme République).
Il est nécessaire d'expliquer certaines choses.
Alors, je t'invite ardamment, Benoit, à nous expliquer de ton point de vue le déroulement du congrès.
Merci.

Rédigé par : John Doe | 23 nov 2005 14:53:31

Bonjour,

J'avoue que cette synthèse me laisse un peu perplexe. Elle était sans doute indispensable pour corriger l'image désastreuse du PS, qu'ont révélé les récents sondages, et nécessaire pour tenter d'infléchir, de l'intérieur, la ligne du parti sur des points essentiels, mais néanmoins sur le fond rien n'est réglé. Comment croire en effet que dorénavant les partisans des motions 1, 3 & 4 sont sur la même ligne que ceux des motions 2 & 5. La clarification définitive tant attendue par beaucoup ne s'est toujours pas produite, et nous retrouverons très probablement très rapidement les clivages anciens qui nous paralysent. Cela étant je ne nie pas la difficulté d'un tel exercice, mais c'était la dernière occasion pour se mettre au clair avant la grande confrontation.
Last but not least, je salue le courage d'Arnaud Montebourg, son refus du compromis d'appareil, et je lui dis à bientôt.

Rédigé par : patrick | 23 nov 2005 16:05:13

Simple sympatisant, je viens aussi ces derniers jours ici pour avoir l'avis d'un poid lourd NPS sur les choix du W.E. dernier.
Vaut il mieux une participation aux instances en abandonnant un discours construit et clair ou garder ce discours construit et clair mais ne pas participer. Critiquer n'est pas combattre. L'élephant peut tout à fait négliger les piqures de la mouche s'il le veut. Qu'il y prete attention est pour moi un signe de manque de confiance dans sa propre position : dommage pour qui ambitionne de gouverner le pays...
J'ai comme un sentiment de raté. Pourtant le NPS, par son attitude pour le référendum, a montré qu'il était capable d'avoir une opinion divergeante de la majorité du parti sans systématiquement l'attaquer, chose que n'ont pas faite certains minoritaires partisants de la synthèse !!!
Enfin, nous verrons comment se passe la suite, de toutes façons ce sont les Français qui payeront les pots cassés, comme d'hab'.

Rédigé par : egdltp | 23 nov 2005 16:42:46

J'ai l'impression d'entendre EXACTEMENT au mot près les mêmes mots que la motion A ou 1 pour nous empêcher de débattre. Des mots prononcés avec des trémolos dans la voix si possible : "Unité Camââârââde", "Combattons à l'extérieur... les Français nous attendent"... une jolie manière d'étouffer la discussion et de rendre des comptes sur ce curieux congrès du Mans.

Cette contradiction est la première au NPS depuis 3 ans et c'est un signe de mauvais santé politique : lorsque les contradictions arrivent, l'hypocrisie n'est jamais très loin.

Enfin, Benoît puisque tu t'es abstenu au moment où la délégation NPS a dû se prononcer en interne sur la synthèse Hollande, pourquoi, mais pourquoi, avoir voter pour ensuite ??? Corollaire de la question : la culture du consensus et la discipline de militants des ex- Nouvelle Gauche (que j'appréciais fortement avant) ne se tranformeraient-ils pas en dictature du "tous ensemble" ?

Tu as mon mail. Je ne sais pas si tu auras le temps de répondre mais ton avis m'intéresse.

Amitiés socialistes,

Rédigé par : Damon-Lacoste | 23 nov 2005 16:45:58

Chers stéphane, john doe et anonyme...
dans quelques heures je vais voter pour un candidat au secrétariat de section à qui la motion 1 a demandé de se retirer. je suis révoltée.
ce matin en attendant le tram j'ai vu un homme se réveiller de sa nuit sous les cartons. alors si je suis révoltée pour cette histoire dans ma section, que dire alors dans ce cas ?
moi je ne parle pas de l'urgence sociale pour qu'on arrête de débattre. j'ai parlé de l'urgence sociale dans ma présentation de la motion 5 en disant qu'il fallait qu'on gagne en 2007 parce que les victimes du gouvernement actuel ne pourront pas supporter 5 ans de plus d'UMP. et que ce n'était pas en continuant sur le chemin tracé par la motion 1 que nous pourrions gagner en 2007, et durablement.
alors nous avons débattu. nous avons voté... débattre aujourd'hui encore là dessus ? pour quoi faire ? si 20 000 personnes viennent sur ce blog dire leur avis, qu'est-ce que ça changera ? la motion 1 va passer de 53 à 35 % parce que nous aurons parlé et reparlé jusqu'à plus soif du congrès ?
voyons mes camarades... nous avons voté sur les motions et nous voterons pour la dernière fois de ce congrès dans quelques heures, et cela ne changera rien à l'orientation génrale du Parti Socialiste.

nous avons perdu. quelles que soient nos idées intégrées dans la synthèse, notre texte est minoritaire. je crois que nous devons maintenant nous retrousser les manches pour que le parti socialiste grandisse. pour que NPS grandisse. et pour qu'un jour ce parti soit tel que nous le voulons parce que nous aurons gagné dans les urnes du parti.

Rédigé par : Amélie | 24 nov 2005 01:03:08

Et si nous reparlions de ce qui nous a amené dans cette rubrique, c'est-à-dire... c'était quoi au fait, on ne sait plus vraiment... ah oui, LA DIRECTIVE BOLKENSTEIN.

Dans un article du Journal Le Monde datant du 23 novembre, la ministre déléguée aux affaires européennes, Catherine Colonna, déclare que les eurodéputés avaient "profondément remanié ce texte". Quant l'entourage de notre premier ministre: "un progrès qui va dans le sens de ce que nous souhaitions". "On se félicite du travail de réécriture mais ce n'est qu'une étape".
En même temps, il ne précise pas quel est ce sens...
La gap entre les faits que tu nous relate Benoît et ce qui est écrit dans la presse est édifiant.
Eclaire-moi sur ce point: pourquoi aucun député européen du PSE n'est appelé à réagir pour rétablir la vérité???? Ou alors c'est moi qui ne suis pas suffisamment informée...

Rédigé par : Nathalie33 | 24 nov 2005 09:41:46

Pour information, en attendant que B.Hamon apporte ses réponses.


Lettre aux militants NPS, de A.Montebourg, K.Berger, T.Mandon et C.paul

Nous avons préféré laisser passer de longues heures de calme avant de nous adresser à chacune et à chacun d’entre vous au sujet des évènements du Congrès du Mans.

Nous avons pris, en notre qualité de membres NPS de la Commission des Résolutions pour la motion 5, tous les quatre, la grave décision, à 3h30 du matin, dans la nuit du 19 au 20 novembre, au moment où celle-ci passait au vote, de ne pas approuver le texte de la motion de synthèse pourtant votée par la très grande majorité du Parti.
Nous avons déclaré que nous ne souhaitions pas empêcher par un vote négatif le rassemblement de tous les socialistes qui le souhaitaient, par loyauté à l’égard de notre Parti comme à l’égard de notre courant NPS, que nous avions fondé avec vous tous, mais qui venait quelques minutes plus tôt, en son sein et contre notre avis, de choisir la synthèse.C’est en conscience que nous nous sommes, tous les quatre, abstenus, rejoints par Marc Dolez, député du Nord, issu des rangs d’Henri Emmanuelli.Pendant la suspension de séance qui précéda le passage au vote, chacun des 24 dirigeants du NPS échangèrent leur opinion (Résultat du vote à l’intérieur de la délégation des 24 membres NPS à la Commission des Résolutions : 14 pour, 6 abstentions, 5 contre) :

Christian Paul déclara que « le mandat qui nous a été confié par nos militants n’est pas rempli ». Arnaud Montebourg indiqua pour sa part : « il s’agit d’une synthèse à vil prix, ça ne passe pas pour moi ». Henri Emmanuelli répondit : « c’est vrai que c’est une synthèse à vil prix, mais on ne peut pas faire autrement dans l’intérêt du Parti ».

Nous avons mesuré durant cette nuit des Résolutions à quel point cette synthèse à marche forcée ne pouvait que faire disparaître l’âme, l’esprit et la force du projet porté par le NPS depuis 3 ans.
Nous mesurions au fur et à mesure de la journée de samedi, l’écart considérable entre ce que nous disaient vouloir les militants ou les délégués, et la mécanique politique de la synthèse calculée et défendue par certains dirigeants NPS comme devant être la solution aux problèmes actuels du Parti et de la gauche.Notre choix fut celui de nos convictions de toujours et du mandat qui nous a été confié que nous avons préféré continuer à défendre.

Ces convictions sont celles pour lesquelles nous avons tant travaillé et bataillé tous ensemble, plutôt que l’unité artificielle du Parti constituée au détriment des valeurs, des projets et des idées que nous portons.

Les trois sujets principaux sur lesquels nous avons butté pendant la nuit des résolutions parlent d’euxmêmes de l’incapacité du Parti à remettre en question une certaine forme de conformisme que le NPS avait précisément pour objectif d’aider à faire reculer dans l’esprit général du Parti. Ils sont les éléments de l’identité du NPS : mondialisation, Europe, question démocratique.

1 – Mondialisation
D’abord l’affaire fondamentale du Tarif Extérieur Commun aux Européens. C’était une révolution intellectuelle et politique que le NPS proposait, depuis le congrès de Dijon, à notre Parti d’accomplir, celui-ci s’y étant obstinément refusé jusqu’à présent.Venue des mouvements alter-mondialistes comme de la gauche américaine, l’analyse des dégâts de la mondialisation dérégulée a conduit de nombreux penseurs politiques à remettre en question le commerce mondial libre et sans entrave. Il s’agissait d’imposer la reconnaissance de la concurrence déloyale et la nécessité de la combattre dès lors qu’elle portait atteinte aux droits sociaux des salariés et des citoyens et aux intérêts environnementaux de la planète.Nous avons porté cette question à un très haut niveau de visibilité dans le débat public du Parti et du pays. Il faut rendre hommage à Henri Emmanuelli d’avoir contribué à cette bataille d’idée dans le Parti. On ne dénombre plus les interventions convergentes de NPS et de NM aux différents Conseils nationaux. Sa tournée des délocalisations pendant la campagne du non a installé cette idée dans le pays un peu plus solidement.Sur ce sujet, le texte de la motion NPS était absolument convaincant et brillant, rédigé par l’un de nos universitaires, Etienne Morin et à peine retouché à l’arrivée des amis d’Henri Emmanuelli à l’automne.Notre amendement, extrait de notre motion, a été refusé. L’âpre discussion menée pendant la nuit par Henri Emmanuelli et soutenue par Arnaud Montebourg a montré à quel point les résistances intellectuelles et politiques étaient invincibles. Le discours inamovible sur la mondialisation heureuse et profitable nous a été une nouvelle fois servi…Karine Berger fut envoyée comme négociatrice sur ce sujet avec la majorité représentée par Harlem Désir. Voici sa narration des faits extraite de son blog (http://sortirdelimpasse.hautetfort.com/) « Le Mans : la nuit des résolutions » :« J’ai été envoyée en tant que négociatrice sur le tarif extérieur commun : après 20 minutes de discussion très tendue avec Harlem Désir, le texte proposé disait seulement que les droits de douane existaient depuis toujours et qu’il n’étaient pas employés suffisamment. Le demande de NPS de mentionner la concurrence déloyale par la mise à mal des critères sociaux dans autres les pays était refusée : à ce stade la version de notre amendement était mise de côté, ce qui ne convenait pas à Henri Emmanuelli. Je pense que c’est pourtant dans cette version que l’amendement a finalement été accepté. L’expression officielle du rapport est d’ailleurs : «les instruments qui existent ne donnent pas satisfaction notamment parce qu’ils ne sont pas suffisamment utilisés. Les socialistes s’engagent à explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de mieux protéger l’industrie européenne et son avenir. ». La question des délocalisations, et surtout de la concurrence par le biais du dumping social est bel et bien écartée. »L’abandon du sujet est total, et la promesse de « l’engagement d’explorer la mise en oeuvre d’outils susceptible de » nous a ridiculisé en place publique.

2 – L’Europe
C’est un sujet sensible sur lequel le NPS a apporté une contribution décisive dans le débat public. Critique des conditions de l’élargissement en mai 2004, critique du Traité Constitutionnel Européen, travail sur le projet de République européenne.Sur ces sujets européens en débat pendant la nuit des résolutions, nous avons progressé sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance. Mais s’agissant de l’indépendance de la Banque Centrale, il nous a été refusé que nous inscrivions les combats du parti au sein du PSE dans la perspective de la fin de l’indépendance. Nous avons dû nous contenter de la mention qu’elle rende des comptes au Parlement Européen sans aucune précision.Le Traité social a été consenti mais les critères de convergence sociale, instrument de la lutte contre le dumping social explicitement mentionné dans notre amendement ont été écartés.Enfin, la République Européenne, c'est-à-dire la construction politique de la future Europe fédérale, a disparu pendant les discussions. C’était un élément important de notre identité politique qui n’avait aucune raison de disparaître du débat pour se transformer en un bien ambigu « attachement à la perspective d’une Europe fédérale », ce qui ne perturbe guère –chacun en conviendra- les bonnes convenances politiques sur ce sujet dans le Parti.Pourtant, le combat que notre Parti doit engager dans le PSE est d’une dimension aussi urgente que considérable. Les Etats-Nations se sont désarmés à l’excès, et l’absence d’outils politique sur le plan supra-national et européen pour répondre aux échecs de la zone Euro comme à la crise sociale, met en péril jusqu’aux partis socio-démocrates des pays membres.Avoir accepté de remettre à plus tard l’ouverture de ce chantier ambitieux est une erreur collective pour le Parti et le NPS n’a pas joué le rôle que ses militants lui ont donné.

3 – La question démocratique
L’avancée vers la 6e République est depuis le congrès de Dijon l’un des combats que nous menons contre la frilosité et l’immobilisme de notre Parti. Déjà, à Dijon, la Commission des Résolutions s’était séparée sur ce point constatant l’impossibilité de la synthèse.Ce congrès était pour notre projet de revitalisation démocratique du pays, la dernière chance avant l’élection présidentielle de 2007, sur fond de montée dangereuse de populisme, les socialistes devaient affirmer dans leur programme le désir et le choix ambitieux de régler le problème du discrédit du système politique et de sa décomposition morale qui servent les intérêts de l’extrême droite et de la droite dure incarnée par Sarkozy.S’interdire, comme ce fut le cas pendant la nuit des résolutions, d’afficher l’ambition et la volonté de construire tout autre chose que le système existant, c’est s’interdire implicitement de combattre le bonapartisme ambiant, devenu autoritaire et martial du patron de l’UMP, et c’est accepter d’être sur ce terrain en infériorité politique alors que nous aurions, en obligeant nos camarades de la majorité à évoluer, pu proposer une alternative au pays d’ampleur formidable.La stupide persécution dont fut l’objet notre projet de 6e République dans ce congrès a eu lieu à un moment où ce sujet progresse dans le pays. Allons-nous laisser à l’UDF de Bayrou ce sujet ? Allonsnous l’abandonner au PCF, et à l’extrême gauche qui vient de décider de s’en emparer ?Cette liquidation du sujet vient de nous faire perdre 7 années, puisqu’il faudra attendre un quinquennat de plus pour espérer réaliser ce rêve de changement de la politique.Elle fut d’autant plus douloureuse pour nous qu’elle fut instrumentalisée par l’un des dirigeants du NPS qui à la tribune du congrès écrasa, en notre nom à tous, sous les applaudissements de certains délégués de la majorité, d’un coup de talon notre si beau projet.


Ainsi la synthèse fut faite à vil prix. Nous n’avons pas voulu ajouter à une défaite de nos convictions le déshonneur d’y avoir consenti.Pendant cette nuit des résolutions, nous avons mesuré de nos yeux que cette synthèse à marche forcée ne pouvait que conduire à faire rentrer dans le moule trop conformiste du Parti le projet de la rénovation que nous avons pris tant de peine à bâtir depuis 3 ans. L’échec à faire ingérer par le logiciel du Parti Socialiste, nos propositions de réarmement de la politique sur le plan mondial, européen et national renvoie à l’échec de l’entreprise rénovatrice elle-même. La mission que nous nous étions assignés n’était-elle pas de reconstruire les outils politiques nécessaires à la réussite d’une gauche au pouvoir ?

Le travail que le NPS avait engagé depuis la Sorbonne en octobre 2002, n’a pas été accompli pour lui-même. Il devait servir à la rénovation de notre Parti, après les désastres de 2002 et 2005.Et c’est conscients de nos lourdes responsabilités dont nous avons toujours fait preuve dans l’intérêt collectif du Parti, que nous servions la cause des idées, du renouvellement du projet en vue d’assurer notre victoire collective en 2007.Aucune de ces raisons d’être et d’agir pour le NPS n’avait disparu au soir du 19 novembre avant la nuit des résolutions. Et ce travail que nous proposions à tous les socialistes ne pouvait pas s’arrêter ni se figer avant que le projet du candidat à l’élection présidentielle ne soit établi.

La synthèse va dérouler désormais ses conséquences. Des camarades issus de la motion 5 vont entrer dans la direction. Toutes les décisions seront prises à l’unanimité des courants et nous engageront. Le consensus obligé n’est utile que lorsque les idées sont claires pour agir. Voici désormais notre Parti immobilisé en légion romaine, figé jusqu’en 2007, empêchant désormais le débat d’orientation et toute inflexion sérieuse et profonde dans le projet du futur candidat.

Notre NPS, notre oeuvre collective sera comme le souriceau prisonnier des serres de l’aigle. Ses militants, comme tous les militants socialistes, ont pourtant besoin de continuer à porter nos idées au rayonnement desquelles la synthèse a mis un coup d’arrêt.Enfin, nous avons perdu la bataille de la rénovation des pratiques puisque l’unanimité ne permettra pas de s’attaquer aux fédérations qui ont posé quelques problèmes dans ce congrès. Elle sera, à tout le moins, fictive.Pour justifier notre choix, notre camarade Henri Emmanuelli a invoqué l’intérêt supérieur du Parti de se réunifier.

Il est vrai que les batailles entre socialistes épuisent autant les socialistes eux-mêmes que l’opinion. Mais ce sont les querelles de candidature et d’ambition qui fabriquent le désordre actuel et non les débats d’orientation aujourd’hui encore bien insuffisants et trop peu internes pour régler les problèmes que le Parti rencontre au contact de son électorat naturel.Nous aurions pu concilier autrement le souci légitime de l’unité tout en ne compromettant pas celui de la rénovation. D’ailleurs, exiger de faire les deux eût été le meilleur service qu’il nous aurait été donné de rendre au Parti.

Comme l’avait dit Jean Jaurès au congrès de Toulouse en 1908, « mieux vaut des différences sur des formules claires qu’un accord sur des formules obscures ».Mais, imprégnés de nos lourdes responsabilités, nous n’avons pas combattu la synthèse. Nous nous sommes contentés de ne pas la soutenir, ce qui préserve notre liberté de militants soucieux de jeter toutes nos forces dans la victoire en 2007.

Que faut-il faire maintenant ? Nous ne voulons pas nous résigner à voir partir en fumée notre rêve politique.Dites-nous où vous en êtes, et réfléchissons ensemble à la manière la plus utile pour notre Parti de nous comporter.Il est parfois des moments douloureux de la vie publique où l’on doit affronter la vérité de ses convictions et assumer la difficulté de ses conséquences.On ne laissera pas dire que ce serait se perdre dans on ne sait quelle pureté que de défendre à juste prix ce en quoi on croit.La période politique qui s’ouvre devant nous sera très difficile, elle aura besoin d’hommes et de femmes capables de tracer une ligne droite et claire dans le ciel de l’espérance du peuple de gauche, qui comme toujours a la lourde charge de redresser le pays, dont l’esprit civique faiblit chaque jour un peu plus.

Nous avons eu pour soin d’être d’abord nous-mêmes. C’était une manière d’être aussi un peu vous-mêmes.

Recevez, chères et chers camarades, les marques sincères de notre fidèle amitié et de notre dévouement à la cause socialiste.

Christian Paul Arnaud Montebourg Thierry Mandon Karine Berger


Ci-dessous : Texte des amendements de la motion 5 discutés pendant la nuit des résolutions, commentés dans la présente lettre.


AMENDEMENT : POUR UN TRAITE SOCIAL
Nous devons élaborer un traité social européen qui seul peut garantir la cohésion sociale.L’effort doit d’abord être ciblé sur les citoyens des nouveaux Etats membres. En leur proposant une véritable perspective de relèvement à moyen terme des salaires et du niveau de protection sociale, il sera possible de tenir les engagements qui ont pris envers eux au lendemain de la chute du mur de Berlin. A cet agenda figureront le retrait de la directive services, le rejet de la directive temps de travail et l’adoption d’une directive sur les Services d’Intérêt Général. La création d’un salaire minimum européen et d’un revenu minimum européen, mis en œuvre de façon graduelle et prenant en compte les différences de pouvoir d’achat, ainsi que le renforcement du cadre légal européen en cas de licenciement collectif afin de prévenir efficacement les délocalisations sont aujourd’hui nécessaires.Il conviendra, ensuite, de progresser vers la convergence sociale des Etats membres avec des critères à atteindre en 10 ans :- un emploi pour tous : taux de chômage inférieur à 5 %,- une société solidaire : taux de pauvreté inférieur à 5 %,- l’égalité des chances : taux d’illettrisme à l’âge de 10 ans inférieur à 3 %,- solidarité avec les peuples du Sud : aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB.Enfin, les socialistes défendront un moratoire sur les libéralisations tant qu’une directive-cadre n’aura pas garanti la pérennité des services publics dans des secteurs comme La Poste, l’énergie, les transports, le contrôle aérien. Le refus de la marchandisation de l’éducation, de la culture, de la santé et du corps humain doit être réaffirmé.


AMENDEMENT : POUR UN TARIF EXTERIEUR COMMUN CONTRE LES CONCURRENCES DELOYALES
Le marché commun européen des débuts des années 1960 s’est organisé dans le cadre d’un libre-échange tempéré, conçu au nom de l’intérêt général des entreprises et des populations, articulant ouverture intérieure et protection extérieure sous la forme d’un tarif extérieur commun et d’une pratique commune des contingents d’importation.Ce modèle reste plus d’actualité que jamais. Il doit permettre de réintroduire la loyauté dans la concurrence effrénée que se livrent les pays au plan mondial et de disposer des outils concrets d’une régulation sociale et environnementale des échanges commerciaux internationaux. Organisé sur une base européenne, le tarif extérieur commun matérialisera l’existence de marchés communs continentaux ou régionaux destinés à réguler la mondialisation. L’établissement de règles sociales et environnementales minimales applicables aux fournisseurs de l’Union, à l’instar de ce qui existe déjà en matière de normes techniques applicables aux produits importés, pourrait être la condition sine qua non d’une libre importation dans l’UE. Un calendrier précis de progression des normes sociales exigées permettrait de tenir compte des faiblesses respectives des Etats et de leurs niveaux inégaux de développement. En cas de manquement aux règles, le tarif extérieur commun serait appliqué. Il constituera ainsi un levier puissant pour faciliter la convergence par le haut des modèles sociaux.


AMENDEMENT : POUR UNE REPUBLIQUE EUROPEENNE
L'Europe s'est construite sur la base d'une coopération entre les gouvernements des Etats-membres, et ce, avec l'approbation de ses citoyens. Ce processus a été lent, graduel, et néanmoins continu; il a transformé la réalité de notre continent, créant de nombreux acquis communs, comme la PAC, le marché unique, ou encore l'Euro, si bien qu'il a fini par exercer une force d'attraction pour d'autres pays qui ont voulu participer à cette belle réussite.Dans le même temps, la gestion de nos affaires communes est devenue plus complexe, et le déficit démocratique n'a cessé de se creuser, en partie parce que les décisions politiques sont prises entre gouvernements des Étatsmembres, et que les citoyens n'ont pas la possibilité de censurer ou de révoquer cette gouvernance sans gouvernement; pis encore, les démocraties ne deviennent plus que l'ombre d'elles-mêmes lorsque plus de la moitié de la législation des parlements nationaux ne consiste qu'en une ratification sans débat de compromis négociés par les gouvernements nationaux.Espérer qu'une bonne politique européenne mise en oeuvre par de bons dirigeants renforcerait la légitimité de l'Union européenne est une chimère. Depuis longtemps, chacun sait que la coopération volontaire est vouée à l'échec quand un groupe s'élargit. La tentation de demander à d'autres de procéder à des réformes pénibles sans s'y soumettre tout en jouissant des bénéfices liés à ces efforts est d'autant plus grande que le groupe est important et que les règles demeurent peu contraignantes. Dans une Europe à vingt-cinq, l'approche intergouvernementale ne peut plus apporter les solutions politiques dont les citoyens européens ont besoin.Il est temps aussi de mesurer que le fédéralisme n’est plus la meilleure solution aux problèmes auxquels l’Europe fait face aujourd’hui. Car le fédéralisme doit être redéfini. Désormais, dans une Union à 25, dans laquelle la cohabitation de grandes disparités économiques, sociales et culturelles, le modèle fédéral est difficilement envisageable.Que faut-il faire? L'Europe a besoin d'un véritable gouvernement. Elu par ses citoyens, il doit répondre à leurs attendes, faute de quoi, il doit pouvoir être révocable à la fin de son mandat. L'Europe a besoin d'un débat politique transnational sur les réformes et les politiques à suivre, et celui-ci ne peut se structurer que si les citoyens ont la possibilité d'élire un gouvernement. Autrement dit, l'Union européenne a besoin d'une union politique avec une réelle démocratisation. Appelons la République européenne. Elle n'est pas un rêve lointain, mais bien plutôt une nécessité concrète si nous ne voulons pas que le rêve européen ne se désintègre, et qu'il fasse le lit du populisme et de l'extrême droite.L'Europe a besoin d'une République où un gouvernement européen s'occuperait des politiques affectant tous les citoyens de l'Union européenne, et où les gouvernements nationaux s'occuperaient des intérêts des citoyens vivant sur le territoire national ; une République européenne où les citoyens pourraient s'engager ensemble dans un combat politique pour défendre leurs intérêts européens ou nationaux; une République européenne où les partis politiques deviendraient un facteur d'intégration par la force de leurs propos. Cette République européenne ouvrirait de nouvelles perspectives pour l'Europe.


AMENDEMENT : S’ENGAGER POUR LA VIème REPUBLIQUE
La VIème République est un régime primo ministériel.Dans celle-ci, le Premier Ministre obtient la plénitude des pouvoirs de gouvernement ; il devient le chef des armées et de la diplomatie. Il dispose avec le gouvernement, du pouvoir réglementaire et de l’administration et pourvoit aux emplois publics. Il rend des comptes sur ses propres décisions devant le Parlement ou devant le pouvoir judiciaire le cas échéant.Le Parlement dispose d’un pouvoir de contrôle renforcé sur le gouvernement. Il élargit ce pouvoir à l’administration par l’évaluation des résultats des politiques publiques et assure la juste et bonne application de la loi. Il peut créer, à l’initiative de la majorité ou de l’opposition des commissions d’enquête, peut s’opposer aux nominations des plus hauts fonctionnaires, contrôle la diplomatie et les négociations engagées par le gouvernement.Le Président de la VIème République dispose et exerce les pouvoirs d’arbitrage ; il devient le protecteur actif de la Constitution et des citoyens contre les atteintes aux droits et libertés fondamentales. Il prête serment sur la Constitution et devant le peuple de la respecter et de la faire respecter.

Rédigé par : | 24 nov 2005 10:07:51

Et bien c'est clair : on a bien fait de faire synthèse !

Rédigé par : Emmanuel | 24 nov 2005 11:29:06

Pourquoi ne pas parler des amendements qui ont été acceptés?
Bien sûr il reste des combats à mener, mais regardons ce qui a été gagné par les mandataires NPS.

Social :
Ordre public salarial et notamment l'engagement d'un mouvement de hausse des salaires, par la négociation sociale et en cas de carence ou d'échec, par les instruments législatifs et réglementaires; retour sur la remise en cause de la RTT et notamment révision du contingent
d'heures supplémentaires et meilleures rémunération de celles ci; intervention de la puissance publique pour suspendre les licenciements boursiers quand ils sont avérés; abrogation des lois de la droite.

Mondialisation :
Remise en cause du traité OMC

Europe :
Tarif extérieur commun; exigence de traité social; remise en cause du pacte de stabilité et de croissance et de l'indépendance de la BCE, perspective budgétaire fédérale (emprunt, impôt européen); plan d'investissement pour les nouveaux états membres pour harmonisation
et éviter dumping fiscal et social; SMIC européen; rejet des directives anti-social (temps de travail, services); défense européenne autonome de l'OTAN; rappel de la volonté de construire l'Europe fédérale; respect du vote du 29 mai par engagement de non
ratification du TCE par un éventuel président socialiste.

Institutions :
Passage à une République nouvelle - parlementaire (dans laquelle sont évoqués la question du Sénat, du conseil constitutionnel, du mandat unique, de l'équilibre des pouvoirs Parlement-Président-Gouvernement).

Ce texte est loin d’être la copie de la motion NPS, mais la synthèse permet d’inscrire dans l’orientation du parti tout entier, des éléments que nous jugeons prioritaires et utiles à notre camp et notre base sociale.

Rédigé par : Nathalie33 | 24 nov 2005 13:37:38

Il y a des moments où ce qui nous unit doit être plus fort que ce qui nous divise. Pouvions-nous prendre la responsabilité de refuser une synthèse quand presque 90% des amendements que nous avons déposés ont été acceptés et intégrés au texte de la synthèse ?
Alors effectivement, la 6ème République n'y est pas. Il est fait mention d'un passage à une République nouvelle avec les questions de la place du Senat et du Conseil Constitutionnel, du mandat unique...
Est-ce parce que le numéro de la République n'est pas dans la synthèse que nous devons occulter les 90% d'amendements acceptés ?
La déclaration de Fouras disait que nous devions être le pivot politique, idéologique et arithmétique. Nous avons posé nos exigences pour participer à la synthèse. Nous aurions peut être pu obtenir plus en continuant les négociations mais une majorité a considéré que c'était satisfaisant. Nous avons fondé NPS notamment sur des valeurs de démocratie. Refuser et nier ce vote, c'est remettre en cause cette valeur fondatrice de NPS. Qui parle alors de trahison ?
NPS n'appartient pas plus à Arnaud, qu'à Vincent ou à Nouvelle Gauche. Arnaud avait apporté la 6ème République à NPS, NG avait apporter la méthode et la démarche en plus du reste du fond politique de NPS. J'étais content de voir qu'Arnaud avait intégré cette démarche lorsque, 2 ans après la création de NPS, il commençait à dire "Notre candidat, c'est le projet". Je suis déçu de voir qu'Arnaud aujourd'hui nie les termes de la synthèse.
Pour autant, je considère cette synthèse comme un contrat de majorité. Dès lors, NPS doit continuer à vivre pour porter les combats qui n'ont pas encore abouti en interne et pour continuer la réflexion, qui a été productive depuis les débuts de l'aventure NPS.
Gérard Filoche s'était affranchi de la démocratie interne de NPS pendant la campagne référendaire. Il a alors quitté NPS, pour y revenir pour ce Congrès. Arnaud devra alors choisir entre continuer avec NPS ou quitter NPS.

Rédigé par : Nico | 24 nov 2005 14:15:58

Excuse-moi Nico, mais il est faux de sous-entendre qu'Arnaud s'est affranchi de la démocratie interne de NPS ; à ce que je sache, il n'a pas voté contre la synthèse, est-ce que je me trompe ?
Je suis le premier à défendre un certain esprit de groupe, mais avant cela il y a la conscience, avant cela, il y a rester soi-même.
Ensuite, quant à savoir si c'est Arnaud Montebourg qui a trahi NPS, ou bien plutot, si ce sont les dépositaires du mandat NPS à la commission de résolution qui ont trahi les délégués et les militants ; le doute, pour moi, est largement permis !
Si l'on va au bout de ton raisonnement, alors c'est la voie royale pour nous accuser nous-mêmes d'avoir, après le referendum interne du 1er décembre, trahi le vote des militants, puisque nous aussi à cette époque, nous étions abstenus !

Je crois qu'aujourd'hui, nombreux sont les militants NPS qui se sentent floués, et je les comprends.

Je n'ai pas d'ennemi au Parti Socialiste, dans aucune des motions avec lesquelles nous avons fait la synthèse. Mais pourquoi vouloir montrer que tout le monde est d'accord sur tout, alors même que personne, que ce soit au NPS, au PS, ou en France, n'est dupe sur ce qui vient de se passer ! Nous sommes tous socialistes, mais refouler nos divergences, c'est croire que notre électorat est bien aisé à berner. Et cet électorat, ça n'est pas un rassemblement béat qu'il attend, du moins je le crois, c'est un changement profond ! Changer la politique et changer de politique, est-ce que nous avons oublié cela, le 19 au soir ?

Certains diront qu'il y a des avancées en nombre dans ce texte de synthèse. Peut-être, oui. Pas sur tous les sujets, assurément. Mais le NPS a-t-il, le week-end dernier, déménagé au pays des bisounours ? Croit-on vraiment que ça y est, François Hollande et Dominique Strauss-kahn, qui resteront les maîtres de la maison quoi qu'il advienne, sont devenus de fervents camarades partisans de la réhabilitation de la puissance publique et d'un traité social pour l'Europe ?

Alors je ne veux pas une expansion du NPS aux dépens d'une expansion du Parti, évidemment. Je crois simplement qu'il n'existe pas une voie unique pour faire gagner le PS en 2007, et je vais même plus loin en disant que la synthèse était assurément une des plus mauvaises, tant elle nous discrédite aux yeux de l'opinion. Je m'étonne d'ailleurs qu'aujourd'hui beaucoup de mes camarades du NPS me disent aujourd'hui "mais enfin, pense à l'unité, au rassemblement, à la responsabilité, tous ensemble pour 2007 !" pile-poil les arguments développés naguère par François Hollande et ses amis, contre nous. Eh bien personnellement, je ne pense pas que la "responsabilité" justemenbt, était pour nous de plonger dans cette synthèse.

Mais puisqu'apparemment, l'heure est à la réjouissance, eh bien faisons la fête, bénissons ce nouveau parti, désormais bien à gauche !

Comme l'a déclaré Arnaud Montebourg au sortir de la commission des résolutions, "j'ai du mal à y croire...".

Rédigé par : Quentin | 24 nov 2005 15:27:22

Déçu par l'attitude de certains membres de la direction de notre courant NPS je me sens quelque peu trahi et amère de voir aboutir une synthèse, qui s'il elle s'avérait nécessaire vis à vis de l'opinion publique. Notre projet a été par trop lissé .

Notre candidat c'est notre projet clamait-on à l'unisson il s'avère que pour certain d'entre nous et non des moindres ce n'était qu'une façade une rampe de lancement à la trahison.
Notre identité était d'être différents des autres, porteur d'un projet construit et nouveau qu'en est-il aujourd'hui ?

Nous avons besoin pour certains de retrouver des repères et avant que bon nombre de nos militants quittent notre courant il est je pense impératif que l'on se réunisse au sein d'une assemblée générale du NPS au niveau national, afin de connaître si réellement la base militante de notre courant est en phase avec certains de ses dirigeants.

Il n'est pas question d'aller au clash destructeur mais nous devons reconstruire notre courant et refaire de celui-ci, ce qui lui donnait cet élan son originalité et sa force.

Amitié socialiste et sincère

Jean-Paul Macaire (section de Joigny Yonne)

Rédigé par : Jean-PaulMacaire | 24 nov 2005 15:48:25

Je pense bon de rappeler la conclusion d'un texte NG qui date du début de l'aventure NPS :
"Nous nous engageons en partisans de la clarification sans diabolisation et dans le respect des identités de chacun. Nouvelle Gauche, s’engage pour l’avenir, celui de la société que nous voulons, celui de la gauche avant celui de nos chefs les plus en vue."
Dès lors que les motions 1 et 5 pouvaient se mettre d'accord sur près des 2/3 de leur contenu, dès lors que les motions 2 et 5 pouvaient se mettre d'accord sur plus des 3/4 de leur contenu, et ce avant la synthèse, dès lors enfin que 90% des exigences déposées par nos représentants au Mans ont été acceptés et intégrés au contrat de majorité que constitue la synthèse, nous devons effectivement se poser la question de notre attitude.
Nous aurions pu laisser Hollande et compagnie gérer le parti avec ses 54% et préserver à tout prix une identité NPS. Pour quel résultat ? Celui d'aller droit au mur en 2007 et passer de 25 à 28% au prochain Congrès ?
Parce que face à la seule urgence pour contrer la véritable insécurité sociale organisée par la droite, c'est l'alternative. Parce que le monde est trop dur pour le laisser à la droite, nous devons construire cette alternative à gauche.
Dans cette optique, tous ceux que nous représentons et tous ceux qui souffrent de la politique de la droite ne peuvent faire l'impasse sur 2007. Nous ne pouvons pas faire l'impasse sur 2007. Je ne dis pas qu'avec cette synthèse, c'est gagné. On en est encore loin. Cependant, nous ne nous sommes pas engagés à NPS pour soutenir Arnaud. Nous nous sommes engagés à NPS pour porter au PS un renouveau et un projet ambitieux. Nous n'avons pas été complètement entendu, c'est pour cela que NPS doit continuer. Nous avons été écoutés sur les points que nous présentions comme des exigences, c'est pour cela que nous avons signé cette synthèse.

Rédigé par : Nico | 24 nov 2005 17:48:35

Merci Nico pour cette explication. Mais elle butte pour moi sur un fait : pourquoi ne pas signer la synthèse c'est combattre la majorité du parti ? Vaut il mieux vis à vis des militants de base et des citoyens annoncer une fausse conivence ou un franc désaccord accompagné d'action commune pour avancer vers le plus possible vers le but commun, chacun sur sa route mais sans empecher l'autre d'avancer. J'ai vu plusieurs fois une citation de Jaures sur comment gerer cette alternative. Le choix fait ne me semble pas celui qu'il précaunisait.
Mais je comprends le désir de synthèse, motivé par l'expérience du comportement desastreux des politiques depuis au moins 30 ans...
Souhaitons une issue selon nos voeux à tous en 2007, mais reconnaissons que beaucoup peuvent l'avoir amère. Esperons que cela ne les poussent pas à un choix comme le 21 avril.

Rédigé par : egdltp | 25 nov 2005 10:03:04

Désolé Nico, mais j'ai un peu de mal à suivre quand tu affirmes : "Nous avons été écoutés sur les points que nous présentions comme des exigences, c'est pour cela que nous avons signé cette synthèse."
En 2003, à Dijon, la VIeme République était une exigence incontournable. Dans le contrat de majorité de Fouras, elle l'était encore. Je viens de parcourir le texte de synthèse (au passage, 175 lignes pour 45 pages d'orientation, je ne suis pas convaincu que cela suffise à modifier suffisamment la substance de la motion 1). Certaines exigences sont passées. D'autres ne le sont pas. En tant que militant, en tant que délégué fédéral de feu ma motion, je ne m'y retrouve pas suffisamment.
Comment peut-on croire que FH va faire ce qu'il n'a pas fait depuis 8 ans, c'est à dire rénover le Parti ?? Moi, je ne le crois pas (et vu les comportements observés hier au vote, je doute beaucoup que, et quelquesoit la sincérité des camarades qui rentre dans la synthèse, ils obtiennent des amélioration autres que cosmétiques).
Je vais te dire, je ne suis pas rentré au PS pour servir de marche pied à Arnaud Montebourg. Mais, il me semble que la VIeme République était un point fondateur de NPS, un point identitaire comme on dit si souvent à NG.
Je trouve que céder à l'argument de l'unité alors que nous avons tout fait pour le réfuter (je disais en AG que diversité ne voulais pas ire dispersion, et que le rassemblement ne se faisait pas sur les braises fumantes de notre recul critique, je pense que l'unité pouvait se garantir sans une synthèse qui semble artificielles à beaucoup hors du Parti). Alors, j'attends. En me disant que voter un mandat aussi foireux à nos délégué nationaux était au mieux naïf, au pire d'une crétinerie sans nom.

Rédigé par : John Doe | 25 nov 2005 17:27:05

Pour ma part, je soutiens la synthèse en conscience et je n'ai pas vraiment l'impression d'être passé du côté bisounours de la Force...

Il nous reste 18 mois avant les élections et il fallait envoyer un message fort à nos concitoyens qui ne comprennent pas toujours les enjeux des débats qui nous animent. Face à l'urgence sociale actuelle, il était de la responsabilité du NPS d'être acteur et non pas simplement spectacteur du combat politique qui vient.

Ceci étant dit, je commence à être sérieusement gonflé des leçons de démocratie que pensent pouvoir donner certains.

Pour ma part, j'ai assisté lors de la réunion de samedi à une tentative grossière de manipulation de nos instances démocratiques. J'ai vu des camarades du NPS mandatés par leur fédération se faire siffler par d'autres camarades? J'ai vu dans la salle des gens qui n'étaient pas là la veille et qui n'étaient plus là le lendemain. Est-ce bien là le fonctionnement démocratique auquel nous aspirions lorsque NPS a été créé? même Arnaud était gêné tellement c'était outrancier.

Après l'issu de cette AG lunaire, un mandat a été donné par un vote à nos représentants. A l'issu de la commission des résolutions, ces mêmes représentants ont voté entre eux pour déterminer si le mandat était respecté. Avez vous connaissance d'autres motions qui ont eu cette exigence?

Alors on peut dire qu'une personne, que quatre personnes ou même un groupe aurait raison contre tous les autres membres du NPS mais je ne crois pas que cela soit conforme aux principes mêmes de la 6ème République pour laquelle nous nous battons. Et je crois qu'il est très dangereux de remettre en cause le vote, base de tout fonctionnement démocratique. Vous n'êtes pas d'accord, vous en avez le droit mais n'oubliez pas les principes auxquels nous sommes attachés.

J'aimerai d'ailleurs ajouter une dernière chose sur l'exigence démocratique que nous anime tous:

Sur ce blog, vous avez pu, vous pouvez et vous pourrez vous exprimer, donner votre opinion même si ce n'est pas celle de Benoît (pour ceux qui n'ont pas fait gaffe, il a répondu dans "Disgression"). C'est la grande différence avec le blog de Thierry Mandon qui lui efface systématiquement les avis qui ne lui conviennent pas. Je vous laisse réflêchir là-dessus.

Rédigé par : Ludo | 25 nov 2005 17:55:34

Juste une chose Ludo,
"ces mêmes représentants ont voté entre eux pour déterminer si le mandat était respecté. Avez vous connaissance d'autres motions qui ont eu cette exigence"
Je suis persuadé que ce n'était pas à ces même représentant de juger leur propre mandat, mais à l'AG des délégués.

Rédigé par : Johna Doe | 25 nov 2005 18:50:08

je trouve tout ça incroyable !
pas une explication du choix de Hamon ! c'est fou !
à quoi cela sert de se cacher sous la table ? Votre papa ne vous a jamais dit que vous finirez par être vu ?

En plus, moi , je le dis , je ne suis pas absolument contre le vote de la synthèse ... Encore faut-il l'expliquer à ses partenaires ! non ? et ne pas le faire par une personne interposée certainemant charmante mais un peu juste au niveau des arguements.

Est-ce que oui ou non, on s'y retrouve au niveau de l'esprit de la motion 5 ?

Non vous préferez vous cacher et parler de notre bon vieux Bolkestein ... c'est facile ... car c'est tellement pratique d'"oublier" sa vértitable histoire à cette directive.

Non ... on préfère taper sur la droite ... pourquoi pas ... mais sous la table ça fait pas mal du tout ... vous savez ...

Rédigé par : stephane | 25 nov 2005 22:53:56

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