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24/10/2005

L'équation du bonheur

Hamon_crespo_beres_rato_3Le consensus de Washington est fondé sur une série sur dix principes imprégnés de la doctrine néo-libérale. Ces dix principes inspirent et façonnent les politiques d’ajustement structurel exigées par le FMI en contrepartie des prêts qu’il délivre aux pays en voie de développement. (photo European Parliament)

Quels sont ces principes ?

1. Discipline fiscale ;

2. Réduction de la dépense publique et  du périmètre d’intervention de l’état et réorientation des dépenses publiques vers l'éducation, la santé et les infrastructures ;

3. Réforme fiscale caractérisée par un élargissement de l'assiette et une réduction des taux marginaux d'imposition ;

4. Taux d'intérêt déterminés par le marché et positifs (mais modérés) en termes réels ;

5. Taux de change compétitifs ;

6. Libéralisation commerciale avec remplacement des restrictions quantitatives par des droits de douanes faibles et uniformes ;

7. Ouverture de l'économie à l'investissement direct étranger ;

8. Privatisations ;

9.Dérégulation, c'est-à-dire, d'une part, abolition des obstacles à l'introduction de la concurrence sauf pour ceux qui sont justifiés par la sécurité, l'environnement et la protection des consommateurs, et, d'autre part, mise en place d'une surveillance prudentielle des institutions financières ; 

10. Protection légale des droits de la propriété.

Cette équation macroéconomique universelle que le FMI applique à toute crise indépendamment de son contexte et de son environnement économique, social et culturel, fait l’objet de critiques très nombreuses. En effet à travers cette doctrine, le FMI outrepasse ses missions et impacte directement les choix des états emprunteurs en matière sociale, sanitaire ou éducative. Ses recommandations entrent même régulièrement en contradiction avec les programmes et les normes produites par l’Organisation Internationale du travail. En effet quand le FMI exige la flexibilisation du marché du travail, il encourage la dérégulation d’un champ vis-à-vis duquel l’OIT (sous tutelle de l’ONU à la différence du FMI) prétend renforcer les droits des travailleurs.

En déplacement au siège du FMI à Washington il y a quelques mois, j’ai découvert une institution attentive aux critiques et qui « communiquait » beaucoup sur sa volonté de faire évoluer la politique de « conditionnalité » des prêts qu’il attribue en se recentrant sur ses missions essentielles. Enfin, rapporteur pour le Parlement Européen sur la révision stratégique du FMI, j’ai rencontré son Président la semaine dernière à Bruxelles, M. Rodriguez de Rato. Nous avons  eu un échange plutôt intéressant sur l’engagement du Fonds dans la lutte contre la pauvreté dans le monde, la prévention, la surveillance et le règlement des crises financières et économiques des pays émergents ou en voie de développement.

A la suite de ce rendez vous, interrogé par la presse sur la situation européenne il déclarait : "Les gouvernements doivent tenir leurs promesses de changement. Il s'agit de donner aux citoyens de meilleures opportunités. Ce serait bon que l'Europe ait un marché flexible du travail où lorsque quelqu'un perd son emploi il puisse en retrouver un autre. Il serait bon d'avoir un système européen de services qui permettrait que dans chaque pays les services soient les plus efficaces possibles, capables de créer plus d'emplois. Ce serait bien qu'en Europe on puisse donner aux gens la possibilité de travailler plus pour ceux qui le veulent... dans les limites fixées par la législation européenne."

 

Evidemment, ça coule de source. C’est tellement sympa un monde flexible où celui qui « veut » travailler, trouve un emploi, celui qui « veut travailler plus », peut travailler plus, tout ça « dans les limites fixées par la législation européenne » !!! C'est-à-dire aujourd’hui 48 heures hebdomadaires en attendant la seconde lecture de la directive prévoyant la généralisation de la clause « d’opt out » (possibilité pour le salarié d’accepter "librement", en signant son contrat de travail individuel, de travailler plus de 48 h) et proposant de passer le maxima hebdomadaire à 65 heures.

Posted by Benoit Hamon on octobre 24, 2005 at 11:05 AM dans Interventions au parlement | Permalink

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Commentaires

Le FMI est une banque, et ne doit donc pas preter n'importe comment. Dans ce concessus, y a pas que du mauvais: 1, 7 et partiellement 9 et 10... le reste étant du pur ultra-capitalisme (un peu trop) libéral.
Mais bon c'est vrai ce devrait être des critères plutôt politiques et démocratiques (démocratie, droits de l'homme, niveau de corruption des dirigeants) qui devrait être pris en compte. Le problème c'est que c'est dur à évaluer, et c'est dur d'avoir un consensus international.

Rédigé par : Boulgakof | 24 oct 2005 17:08:28

mais voyons, Benoît, tu n'as pas encore compris ? nous nous faisons dans "l'idéologie" (ouhhh le gros mot!!) et eux se contentent du "bon sens" dans un monde "idéal" où les salariés ne font des heures sup' qu'à leur propre demande et pour acheter un super écran plasma...
et bien sûr si jamais tu t'aventurais à dire que peut-être que si tous les salariés avaient des salaires décents qui leur permettent de payer un loyer ou de manger de la viande régulièrement en travaillant 35 à 40h par semaine,ils ne "voudraient" pas tant faire des heures sup'... là tu serais un utopiste, un irréaliste et surtout un horrible gauchiste...

Rédigé par : Amélie | 24 oct 2005 21:06:18

Amelie

Oui idéologie est un gros mot.
Il faut avoir un idéal, et chercher les moyens de l'atteindre, en restant en prise avec les contraintes du réel. C'est vrai qu'une idéologie te donne une réponse toute faite à plein de questions, mais ne sert souvent qu'à servir des intérêts partisants.
Mais... ce que tu vient d'écrire ressemble à la consultation DSK, ou ce que cela aurait pu devenir, sur les rapports vie professionnelle-vie personelle. On y a surtout parlé de famille, et peu du monde rêvé: quel temps et quel investissement affectif pour le travail?
Voila mon avis: travaller plus de 45-50 heures par semaine ne laisse de la place pour le reste que le week-end. C'est à dire deux jours de liberté réelle pour cinq de contrainte. Bien sûr il y a les vacances pour tout oublier, mais je ne crois pas que celà soit très sain de compter les jours avant la délivrance finale.
Alors bien sur il y a les vacances scolaires, et il faut s'occuper des gosses. Et bien il faudrait plus de structures pour eux pendant les vacances! Je n'ai jamais compris pourquoi les responsables publics laissaient les écoles fermées pendant les vacances, par exemple.
Il me semble que les ricains n'ont pas de journées plus longues que les nôtres, mais qu'ils ont moins de vacances.

Rédigé par : Boulgakof | 25 oct 2005 17:07:44

Boulgakov
je répondais surtout à l'argument souvent utilisé par les personnes qui veulent supprimer les 35heures par exemple en nous faisant croire que ce sont les salariés qui veulent absolument travailler plus.
moi je travaille généralement plus de 40h par semaine mais il se trouve que j'ai un travail qui me plait et que je suis bien payée pour le faire... malheureusement tout le monde n'est pas dans ce cas...

par ailleurs, pour moi l'idéologie c'est avoir une vision particulière du monde tel qu'il devrait être et agir pour atteindre ce but... la prise en compte du réel est donc bien entendu indispensable dans cette perspective....

Rédigé par : Amélie | 25 oct 2005 19:00:39

Faut pas croire que je suis pas pour les 35H. J'aimerais bien les avoir, mais bon je suis cadre et jeune, alors...
Après, sur le débat sur les mots, je maintient qu'avoir un idéal de société et souscrir à une idéologie c'est bien différent. Une idéologie est figée, et les modes d'action qu'elle propose par rapport à tous les problèmes sont toujours les mêmes. Un libéral dit qu'il va faloir enlever des barrières, un marxiste dit qu'il faut interdire les dividendes, un capitaliste va dire qu'il faut favoriser l'investissement (en gros)...
Par contre (vive nous!) les socio-démocrates sont bien plus libres de la pensée et de l'action... Mais bon, les mots c'est vrai que c'est fait pour être utilisé.

Rédigé par : Boulgakof | 25 oct 2005 19:48:24

ton blog est passionant, merci pour la qualité des infos.
J'habite au sud du Portugal dans la région la plus pauvre de la zone euro, là ou la population est moins dense et la plus âgée, avec 40% d'illettrisme. Le FMI (qui n'est pas une banque au sens usuel) et la commission ont raison : sans éducation, infrastructures et médecins, c'est pas beau à voir.
Et les gens travaillent plus que 65 heures pour vivre dans un dénuement que tu n'imagines pas.
Ici l'administration (des papiers pour tout avec des gens qui ne savent pas écrire) est à un niveau de paralysie de l'initiative - et surtout le subventionnement énormes de l'agriculture - qui tue toute idée de recherche et d'adaptation.
Ici il y a aussi des centrales électriques et des usines chimiques bien placées dans le record de pollution en Europe.
Ici je vois les droits de l'homme élémentaires (maintiens dans les lieux de locataires de bonne foi) inconnus.
Le FMI passe son temps à voir des pays corrompus avec des gens qui se servent dans les poches publiques.
Dans les 10 préconisations, l'essentiel est bien vu, c'est pas du néo libéral, c'est du bon sens.

Mais je ne comprends donc pas sa logique : pourquoi le FMI demande aux pays riches de cesser d'exporter du travail vers les pays pauvres (en en limitant la durée légale)?
Tu as raison, il n'y a pas de solutions universelles.

Rédigé par : jp | 30 oct 2005 13:20:05

Ok je me fais me faire traiter d'affreux bockelien en vadrouille, mais je reste surpris que des gens appartenant au même parti que moi se permettent des propos aussi "creux" et vaguement consensuel que "Le consensus de Washington est fondé sur une série sur dix principes imprégnés de la doctrine néo-libérale. "

Ca ne veut rien dire. La pauvreté dans le monde mérite un débat plus précis que les incantations à deux balles du Monde Diplomatique ? Ca m'énerve vraiment un rien :-)

Non ?

http://econo.free.fr/scripts/faq2.php3?codefaq=91

Rédigé par : Eviv Bulgroz | 30 oct 2005 21:08:58

Bonjour à tous,

La situation que vous décriver Benoit HAMON, montre plusieurs faits. Le premier est le décalage important entre le discours tenu et les actes réalisés. Cela est une constante pour les néo-libéraux comme pour les conservateurs. Ces doctrines politiques n'ont plus les moyens de leurs ambitions et leurs finalités sont devenues inavouables. On ne peut plus dans le monde moderne faire l'apologie de l'esclavage par exemple, par contre on peut tenir comme discours qu'il faut travailler plus, pour gagner moins...et jusqu'à ou ? La falsification sémantique n'a pas de limite et elle est relayée par des médias non-indépendants. Regardons du côté de l'afrique, berçeau de l'humanité...et nous verrons comment certains de ses régimes politiques après avoir été asservis pendant des siècles sont maintenant à la solde des pouvoirs économiques, politiques et religieux. Les famines, les guerres, les pandémies sont là, mais apparrement cela ne dérange pas les détenteurs de capitaux qui seraient à même de pouvoir faire évoluer les choses positivement et rapidement.

le marché ( régit par la loi offre/demande) n'a pas de conscience ni de vision globale. Il est de plus dématérialisé, ce qui lui permet d'être installé de manière aussi forte dans nos sociétés actuelles.

Loin de la théorie du complot, les faits sont là. Des réponses rapides doivent être envisagées.

Si chacun peut accepter que le monde se limite à la propre connaissance qu'il en a ( que se soit en terme de connaissance ou en terme de repère dans l'espace ) Alors tout le monde peut admettre que l'économie à toujours été mondialisée car elle s'est toujours limitée au monde de celui qui s'enrichissait avec.

L'économie mondialisée n'est donc pas le problême et sert simplement de prétexte à des crimes qui ne disent pas leurs noms.

Le réel enjeux actuel est développer, et les pistes sont nombreuses, un nouveau model économique basé sur l'humain et non sur le capital.

Rédigé par : Wil | 31 oct 2005 17:23:36

"le marché ( régit par la loi offre/demande) n'a pas de conscience ni de vision globale"

Oui vive les gens qui ont une conscience et qui l'impose aux autres :-). Vive la VISION GLOBALE.

Breuh il fait froid ce soir, non ?

Juste pour taquiner, les famines et tout ça même en Afrique ce n'est pas le Kapitalisme et le dogme libre échangiste qui sont responsables. Mais bien l'absence de Kapital et d'économie ainsi que "l'auto-suffisance alimentaire" cher aux regressistes qui sont à l'origine des famines.

M'enfin ? Etre de gauche ce n'est pas annoner des vérités toutes faites et arrangeantes... Si ?

Rédigé par : Eviv Bulgroz | 31 oct 2005 21:35:12

Rien n'est moins sûr, Eviv.
Les famines et les désastres ne sont pas le fait du capitalisme libéral, dis-tu. Vraiment ? Depuis deux décennies, on applique avec force conviction à bon nombre de pays du Sud un remède miracle : les Plans d'Ajustement Structurels (PAS), imposés par le FMI qui implique le désengagement de l'Etat, qui se replie sur une politique régalienne, et l'ouverture des marchés, laissés au bon vouloir des investisseurs et des spéculateurs.
Délire de gauchistes ? D'autres voies ont pourtant été explorées comme le capitalisme Coréen, plaçant l'Etat au centre de politiques industrielles et économiques fortes, avec des investissements lourds de la part de la puissance publique, et des impulsions fortes, des règles précises.
Que l'on me dise combien ces Plans d'Ajustements structurels ont sauvé de personnes de la famine. En cassant l'Etat dans les pays qui vont mal, en détruit toute chance de régulation, de structuration, de mise en cohérence de sociétés et d'économies. Mais là où le FMI passe, les africains tré-PAS.
Des faits, des chiffres ? Un voici un :
L'Organisation Mondiale du Commerce a, pour une fois, tenu à imposer des règles aux marchés, en imposant le système de propriété intellectuelle qui protège, dans le marché pharmaceutique, les bénéfices juteux des multinationales, leur préservant des marchés immenses... et intacts.
L'Inde, en ayant des lois assez permissives sur les médicaments génériques, était le premier producteur de médicaments parmi les pays du Sud. 80 % des médicaments utilisés par les ONG contre le SIDA venait du sous-continent indien.
Mais voilà. L'OMC est parti à l'attaque de ce marché, où l'Etat, décidément, paraissait assez désinvolte et menaçant pour certaines logiques libérales. Las, Bombay pèse bien peu face à Genève. Les conditions de l'OMC ont été prises sous la dictée par le parlement indien, et le coût des médicaments anti-HIV a multiplié par 4 en Afrique et en Asie.
N'oublie pas, cher Eviv – je note au apssage qu’à part traiter les autres intervenant de gauchistes et dire que tu a froid, tu n’as pas beaucoup d’arguments à avancer non plus… N’oublie pas, donc, que quand tu dis qu'il manque du Capital dans les pays du Sud, tu ne précises pas de quel capital tu parles. Ce qu'il manque, c'est du capital investi et détenu par les Etats, la puissance publique, les collectivités (infrastructures, systèmes éducatif, etc.) Le capital privé, détenu par des grandes multinationales, ce capital est là, lui. Les habitants de Bhopal s'en souviennent.

Rédigé par : Etienne33 | 31 oct 2005 23:22:56

Je trouve scandaleux de croire ça ...

Historiquement ce qui à éradiquer la famine dans nos contrées, c'est le développement du commerce, l'ouverture des frontières (notamment interne via l'abolition des droits de douanes) et les progrès technologiques etc.

Dire que l'OMC est responsable des famines africaines est un mensonge abominable : il y a bien évidemment famine en Afrique indépendamment de l'OMC ou du FMI. C'est endémique, ça pré-existe à ces organisations, non ? C'est plaquer une idéologie en se servant de morts, et c'est pas joli-joli. Tu remarquera que je ne parle de gauchisme où d'extrème-droite : ce n'est pas le débat. Je m'en tiens juste à une description la plus proche possible du réel. Les gens qui crèvent de faim c'est parce qu'ils sont trop dépendant de leur propre culture agricole : le moindre aléas climatique ou autre a des conséquences dramatiques. En d'autres mots il leur manque du commerce, du pognon, de l'économie quoi.

Je trouve touchant le discours de certains gens qui se prétendent de gauche genre Cassen, qui militent pour un état fort dans les PVD. Ca implique nécessairement corruption, stagnation, détournement, compte en Suisse quand pas dictature pure et dure. On doit pas avoir la même définition de gauche :-)

Enfin, la pandémie du Sida n'est pas du aux brevets. Qu'on fabrique des médicaments pirates !!! C'est le cas. Ca ne change si peu hélas pour l'Afrique où le pb est plus vaste (pas de culture du médicament, pas d'infrastructure, pas de médecins etc...). de plus l'accord porte également sur le textile en ce qui concerne l'Inde.

enfin pour conclure vite fait,(faut que je prépare le dîner) si tu en es réduit à décrire Bhopal pour dire que le Kapital est mal..... Des accidents industriels il y en a dans tous les régimes politiques et quand même plus dans ceux non démocratique non ?


bref ce n'est pas en désignant des faux coupables, bien confortablement installé dans ces petites certitudes stratosphériques bourgeoises qu'on va pouvoir faire quelque chose pour ceux qui en ont besoin. et ca me déprime sérieux :-(

Tu veux des arguments ?

http://egoborone.free.fr/?p=10

http://egoborone.free.fr/?p=12

je te préviens j'ai fait dans le chiant :-)

Rédigé par : Eviv Bulgroz | 1 nov 2005 18:19:37

Juste réponse en deux mots, j'ai pas beaucoup de temps...
Je trouve un peu atterrant que tu fasses la morale alors que tu ne fais pas la distinction :
1° entre capital public et capital privé, comme déjà dis prédédement
2° entre Etat fort et Etat corrompu et dictatorial
3° entre démocratie et capitalisme, entre économie "dirigée" ou avec un fort investissement étatique et dictature.

Faut que tu choississe. Tu nous parles d'éco ou de sciences politique ? Faut pas tout mélanger, quand même....

Rédigé par : Etienn33 | 2 nov 2005 11:13:26

- C'est quoi la différence entre kapital public et privé :-). Pourquoi l'un serait il ontologiquement meilleur que l'autre ? Pourquoi l'un permettrait 'il d'apporter "le bonheur" au peuple et pas l'autre ? C'est un postulat tout au plus.

- Un état (trop) fort, (trop) dirigiste ça dérive quand même assez facilement vers le corrompu, la pauvreté et la dictature... Y a des échelles bien sur. Tu fais là un procès d'intention : je ne dis pas qu'il ne doit pas y avoir de règles. Mais elles doivent être discutables. Et du fait de sa position de juge/arbitre il est évidemment malsain que l'état soit (trop) acteur !!! C'est quoi ça, parce que c'est l'état il est nécessairement juste et impartial, pouf comme ça par magie ? Ouarrrrfff :-). Pourquoi ce mépris de la société civile.

- Démocratie sans économie de marché je ne connais pas. Ca n'existe pas. Ne me parle pas d'Athènes, le modèle économique était l'esclavage.

Je ne peux que conseiller la lecture de :

"Révolte consommée : Essai sur l'inefficacité de la contre-culture"

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2350210197/171-3018790-6676205

le titre angliche est mieux

"Rebel Sell: Why the Culture Can't Be Jammed"

Rédigé par : Eviv Bulgroz | 8 nov 2005 09:03:41

Manque un lien :-)


http://www.harpercollins.ca/rs/authorvideo.asp

Vraiment une analyse importante des causes de l'impuissance actuelle d'une certaine gauche (et bien d'autres choses encore).

Rédigé par : Eviv Bulgroz | 8 nov 2005 09:05:03

Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché :)

Et au passage le capital privé a pour objectif le retour sur investissement, au contraire du capital public.

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:38:10

Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché :)

Et au passage le capital privé a pour objectif le retour sur investissement, au contraire du capital public.

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:38:54

Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché :)

Et au passage le capital privé a pour objectif le retour sur investissement, au contraire du capital public.

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:39:48

Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché :)

Et au passage le capital privé a pour objectif le retour sur investissement, au contraire du capital public.

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:40:21

Je voulais dire

"Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché
et capitalisme"

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:47:26

Je voulais dire

"Je remarque que maintenant tu confonds économie de marché
et capitalisme"

Rédigé par : Bertrand | 8 nov 2005 19:48:54

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