« Porto Alegre (2) | Accueil | Chroniques de Washington (2) »

03/02/2005

Chroniques de Washington

Je poste cette note de Washington où je séjourne depuis hier à l’occasion d’une visite du bureau de Wash_1 la délégation pour les relations entre le Parlement Européen et les Etats-Unis. La délégation est composée de 4 personnes, deux parlementaires, mon collègue conservateur britannique Jonathan Evans et moi-même et deux fonctionnaires du Parlement. Jonathan Evans est Président de la délégation, j’en suis le Vice Président. Un conservateur britannique d’un côté, un socialiste français de l’autre. Autant dire que les américains trouvent dans ce tandem une variété d’analyses suffisamment représentative de la diversité européenne.

Tout juste arrivés à Washington, nous nous rendons chez le nouvel Ambassadeur de l’Union Européenne à Washington, Mr John Bruton, l’ancien Premier Ministre irlandais, qui donne un dîner en l’honneur de la délégation. Le personnage est  jovial, vif, intelligent. Il a invité plusieurs élus, intellectuels et fonctionnaires américains qui composent la table autour de nous.  J’ai juste eu le temps de me pencher quelques secondes sur le CV de nos hôtes et je lis : « Mormon, Assemblies of God, Jewish, Methodist, Roman Catholic, Lutheran,  Antioch Orthodox Christian Church, etc.… » Ce sont les confessions des sénateurs ou membres de la chambre des représentants que nous allons rencontrer qui sont mentionnées sur chacun de leur CV. Je me demande s’il figure sur le CV d’un membre du congrès américain à la mention religion : « none ».

La discussion qui s’engage au dîner est intéressante. Elle porte bien évidemment sur les relations transatlantiques et sur la visite très attendue de Georges W. Bush en Europe et notamment à Bruxelles le 22 février. Robert Bennett, figure Républicaine du Sénat Américain, sénateur de l’Utah, nous parle Georges Bush. Il nous rappelle comment il est parvenu en 10 ans à transformer un Etat acquis aux démocrates, le Texas, en un Etat Républicain.

Il nous dit que ça ne sert plus à rien de le détester car il vient d’être brillamment réélu et que nous apprendrons à l’aimer. En réponse à ce long plaidoyer, je me hasarde en anglais à une remarque: « there is a sentence in France who says: what it is important is not love, that’s proofs of love ».

Mon collègue britannique m’adresse un clin d’œil. Les européens apprécient et sourient. Robert Bennett moins.  Il me lance «  Ha ! You want romance ? » Genre, si tu veux de la romance, tu vas en avoir …. Mais le dîner se poursuit par des échanges nombreux, riches, désireux de relancer un dialogue Europe Etats-Unis, malmené depuis quelques années.

A la fin du dîner, L’Ambassadeur Bruton, Jonathan Evans et moi-même échangeons nos pronostics sur le tournoi des six nations. L’assemblée autour de nous ne comprend pas. Petit moment « d’intimité européenne » … la suite demain !

Posted by Benoit Hamon on février 3, 2005 at 04:26 AM dans Témoignages | Permalink

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341ca12653ef00d8350d5e5e53ef

Listed below are links to weblogs that reference Chroniques de Washington:

Commentaires

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.